8mars mars en différé à Ouahigouya : APAEDF alimente et habille des femmes déplacées

Pour marquer d’une pierre blanche la 165ème édition du droit de la femme, l’APAEDF a réuni les femmes de la commune de Ouahigouya notamment celles dites PDI dans la cour de la direction régionale de l’action sociale du nord ce samedi 21 mai 2022. La cérémonie qui a été présidée par le préfet de Ouahigouya, fut parrainée par le Rassam Naba, ministre de sa majesté Naba Kiba, roi du Yatenga.

« Défis sécuritaires : quelles stratégies pour permettre à la femme déplacée interne de gagner dignement sa vie ? », c’est sous ce thème que l’APAEDF a échangé avec les femmes déplacées internes de Ouahigouya à la faveur de la journée célébrant la femme chaque 8 mars. Selon le président de l’association, M. Bissi Salam Badini, par ailleurs spécialiste en gestion de projets, le choix de ce thème n’est pas anodin.

A l’entendre, les femmes sont la couche de notre société qui souffrent plus des conséquences des attaques armées dans notre pays. « Il suffit de jeter un coup d’œil dans les rues de Ouahigouya pour voir ces milliers de femmes déplacées qui arpentent les artères de la ville à la recherche de la pitance quotidienne. », martèle Badini.

                                            Renforcer les capacités

Pour lui, même si les structures humanitaires apportent des appuis considérables à ces personnes, il est plus que nécessaire d’outiller ces femmes dans l’exercice d’activités génératrices de revenus pour les rendre plus autonomes. Voilà pourquoi son association échange avec celles-ci autour d’activités diverses telles que les microcrédits, la transformation des produits forestiers non ligneux, la couture, la coiffure qui sont déjà expérimentés par APAEDF.

                                               Tous au secours des PDI

, Mme Zangré/ Lankoandé Adélaide,

Pour la marraine, Mme Zangré/ Lankoandé Adélaide, c’est avec joie qu’elle a présidé la cérémonie au regard de la thématique retenue. Selon elle, en tant que femme, toutes les questions qui intéressent la junte féminine ne peut la laisser indifférente. « Lorsque le président Badini m’a approché, je n’ai pas hésité un seul instant à soutenir l’action. C’est un pari gagné pour moi au vu de la mobilisation faite par les femmes. Nous profitons remercier tous les partenaires qui ont accepté accompagner l’initiative et demandons toutes les bonnes volontés à emboiter le même pas car c’est ensemble que nous pourrons venir au secours de ces femmes PDI et mères de famille », explique dame Zangré.

                                      Denrées alimentaires et vêtements

A l’image de Mriam Niampa, les femmes déplacées internes ne tarissent pas d’éloges vis-à-vis de l’APAEDF et sollicitent l’appui de l’Etat et de ses partenaires au développement car les conditions de vie en ville sont très difficiles. « Nous disons merci à l’association d’avoir pensé à nous en organisant une journée de la femme pour nous magnifier. C’est vrai que le gouvernement fournit assez d’efforts mais nous leur demandons des formations dans divers domaines pour que nous ne restons plus les bras croisés pour attendre les dons. Si nous sommes capables de travailler et gagner de l’argent nous serons au service de toute la nation », confie-t-elle. Nous sommes plus de mille femmes dans l’association, ce qui veut qu’on pourrait rendre mille femmes autonomes et cela contribuera à lutter contre la pauvreté féminine, ajoute Pingdewendé Borba, une autre femme déplacée.

Rappelons que ce sont des ballots de vêtements, des sacs de riz et des bidons d’huile que l’association et ses partenaires ont pu mobiliser au bénéfice de ces femmes.

                                                                                                                         Inamé K Norbert

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