Attaques des groupes armés : L’étau se resserre autour de Ouahigouya

Des individus armés non identifiés se baladent allègrement dans certains villages  de la commune de Ouahigouya , pillant les magasins de vivres des écoles , emportant les animaux , détruisant des biens publics et privés sans s’inquiéter.  Embarrassés par cette promenade de ces individus sans foi ni loi, les habitants de la cité de Naba –Kango croisent les doigts, craignant une percée de ces semeurs de trouble en plein cœur de la capitale régionale.

Un bâtiment de l’aérodrome de Ouahigouya détruit pas les groupes armés

Après avoir mis la  province  du Lorum  sous coupe réglée, semant tristesse et désolation au sein de la population, les groupes armés poursuivent leurs velléités d’occupation sur la ville de Ouahigouya.  Sans la moindre riposte, ils se frayent un passage en vidant le village de Tougou  dans la commune de Namissiguima à 25 km de Ouahigouya de sa population et en procédant à des enlévements. Leur percée continue avec la destruction des locaux de l’aérodrome dans le village de Rapougma à peine 15 km de la cité de la capitale régionale.   Quatre soldats français ont été blessés en ces mêmes lieux  suite  à l’explosion d’une bombe artisanale.

Attaqués par des hommes dit de la brousse , les populations du Yatenga et du Lorum courent à toutes jambes pour se trouver un refuge

Le 26 janvier, les individus armés ont continué leur randonnée  pour se faire entendre dans le village de Basnéré à 10km de Ouahigouya où ils ont pillé des greniers et du bétail tout en sommant les habitants de quitter les lieux . Cette descente a précédé une autre survenue la veille marquée par un pillage de bétail. Depuis lors, de nombreuses populations de cette localité courent à toutes jambes  avec ce qu’ils peuvent emporter  pour se réfugier dans la ville.

Ce bâtiment de l’aérodrome de Ouahigouya est entièrement détruit

Du nord au Sud en passant par l’Est, les « hommes de la brousse » se font entendre.  En témoigne, le pillage du magasin  de vivres de l’école  de Soubo dans la commune de Ouahigouya et la destruction des manuels scolaires, le 30 janvier dernier.  Dans la même zone, Ils ont laissé aussi des traces dans les villages de Bembela, Kouri, avec le même mode opératoire. Les villages de la commune de Ouahigouya sur l’axe Ouahigouya-Thiou à savoir, Mouni, Toessin , Bissingui vivent sous l’emprise des menaces des groupes armés .  Les habitants de la  ville de Ouahigouya et ceux des  villages rattachés vivent dans une angoisse qui s’empire de jour en jour au regard de l’absence de réactions de ceux censés assurer leur sécurité  

Ouahigouya a du mal à loger ses personnes déplacées

. «  Nous ne comprenons vraiment pas ce qui nous arrive. Nous sommes envahis par des agresseurs qui nous pillent en permanence et se réfugient à quelques pas de nos concessions. Nous savons où ils se cachent et nous avons à maintes reprises alertés nos forces de défense et de sécurité, mais nous ne voyons aucune réaction. Pour le moment les actions de nos visiteurs étranges  se limitent aux vols et aux pillages des vivres et des animaux  et  des sommations au port du voile et des pantalons ne dépassant pas les mollets. Nous ne savons  pas quand, ils vont  se décider  d’attenter à nos vies où nous sommer de déguerpir »,  nous raconte une victime, visage grave, la voix pleine d’amertume. L’on se demande quand les nouveaux hommes au pouvoir vont se décider à dérouler leur politique de restauration et de sauvegarde du territoire afin de desserrer l’étau sur Ouahigouya.

Le Lorum et le Yatenga attendent impatiemment la restauration des terroirs occupés annoncés par les nouveaux hommes forts du pays .

D’une restauration de  territoire, le Yatenga et le Lorum attendent impatiemment, espérant que     les porteurs de cette annonce ne soient pas de simples assoiffés de pouvoir voulant user de subterfuges pour en jouir dans l’odeur fumant du sang des habitants des territoires occupés par ces « fous de Dieu ».

Faso nord info

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *