Déplacés internes retournés dans leurs villages : C’est quoi cette communication cynique du gouvernement !

Ces derniers temps de membres  du gouvernement multiplient des déclarations tapageuses tendant  à faire croire à  une reprise en main de la situation sécuritaire par des retours de déplacés internes dans leurs villages d’origine.

A l’occasion de plusieurs sorties Lionel Bilgo fait croire à une accalmie de l’insécurité dans certaines localités où des déplacés internes retournent dans leurs villages

Le ministre Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement, celui de l’Action humanitaire et celui de la réconciliation nationale  Yéro Boly et tout dernièrement, dans le bulletin mensuel d’information sur les opérations de sécurisation du territoire national, on nous rabat les oreilles sur un retour progressif de déplacés internes dans leurs villages. Si dans le bulletin d’information on évoque le cas de Thiou pour ce concerne la région du Nord, le ministre yéro Boly avait cité  auparavant  en plus de cette commune, certains villages de la province du Lorum. Ces annonces pour le moins étonnantes sont frustrantes et exaspérantes  pour la population de cette région. Si retour il y a à Thiou , c’est le fait d’une magnanimité des nouveaux occupants du territoire qui après mis la ville sous coupe réglée ont obligé les populations à prendre leurs jambes au cou .

Le ministre de la Réconciliation nationale cite Thiou et des villages de la province du Lorum où des déplacés sont répartis

 S’étend rendu compte qu’ils ne pouvaient pas vivre dans des concessions abandonnées, ils ont desserré l’étau passant par personnes interposées pour appeler les fuyards pour, ceux qui accepteraient vivre selon leurs conditions à revenir. C’est dans ces conditions que certains déplacés sont repartis se pliant aux exigences de couper  pantalons,  laisser la barbe pour les hommes, les femmes sommées de porter des voiles. Les différents postes des forces défense et de sécurité (l’unité de détachement militaire, le poste de la poste de la gendarmerie, la police frontalière et la police nationale ont tous plié armes et bagages au moment où les groupes armés  ont assailli le chef -lieu de la commune. ils n’y ont plus remis les pieds depuis lors. Quelle est la part de responsabilité des dirigeants  dans ce retour progressif de la population quand on sait qu’il n’y a pas la moindre trace d’une administration publique  à Thiou. Si ce n’est du cynisme, qu’est- ce que le gouvernement peut revendiquer comme action dans le sens d’un apaisement alors que ceux qui sont repartis vivent sont les ordres de leurs agresseurs.

Qu’en est-t-il du Lorum ou le gouvernement revendique une action d’apaisement et le retour progressif des déplacés ?   Depuis trois mois, les populations restées  dans cette ville scrutent l’horizon attendant l’arrivée  d’un convoi pour un ravitaillement en nourriture. Si le convoi tarde à y aller, c’est simplement parce que la situation est délétère.  Ces derniers temps, la population plongée dans la famine multiplie les cris de détresse, implorant le gouvernement à la sortir de cette mauvaise passe. Jusqu’à présent  aucune mesure  palliative n’a été trouvée si ce n’est l’hélicoptère des organisations humanitaires qui envoient une poignée de denrées pour quelques privilégiés. Dans plusieurs villages de cette commune, ceux qui ne savent pas où aller sont obligés de se plier aux exigences de leurs  bourreaux. Ceux qui commettent l’indélicatesse de résister sont violentés et fouettés. En claire, ce que les autorités gouvernementales et les responsables des  opérations de sécurisations du territoire distillent  comme fait de guerre est loin de refléter  la réalité sur le terrain.  Cette  manière de communiquer n’avance en rien si ce n’est d’augmenter la peine et l’amertume  de ceux qui broient le noir et d’effriter la confiance entre les dirigeants et les citoyens. L’appel à l’unité tant claironné, « le s’attraper pour marcher ensemble » ne saurait être une réalité sans des dirigeants responsables qui incarnent la vérité, le sens de l’honneur et de la dignité. Dans ce jeu de théâtre d’ombre, ce sont les groupes armés qui marquent leur territoire et de plus en plus les citoyens des zones occupées perdant tout espoir de se voir tirer du pétrin  par leurs dirigeants ,font profil bas pour survivre sous le diktat  des groupes armés  A moins de prendre  ceux à qui les annonces sont adressées pour des nez-percés , on ne peut pas croire à une accalmie dans certaines localités dans la région du Nord alors que les agresseurs étendent leurs velléités d’occupations avec les dernières attaques de Séguénega , Namissiguima , Oula , Léba et à quelques encablures de la ville de Ouahigouya comme  l’incursion incendiaire de l’Université et la tentative d’attaque  du poste de contrôle de la gendarmerie sur la route nationale N°2  . Il est temps que ceux-là qui ont pris le pouvoir pour restaurer l’intégrité du territoire passe à l’action que de vouloir masquer la réalité sur le terrain, cachant mal leur  incapacité.

Faso Nord info

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