FESTIMELO à Ouahigouya : Une ambiance relaxante dans des assiettes fumantes et appétissantes

 La maison des jeunes et de la culture de Ouahigouya a abrité du 24 au 27 mars 2022 , la 2eme édition du festival des mets locaux (FESTIMELO)  organisé par 3 promoteurs culturels bien connus dans la cité de Naba Kango à savoir Kitoko , Sisqo et Boukilo .  « La résilience à travers notre diversité culturelle »  a été le thème de cette édition

Diverses couches sociales ont pris part à la céremonie de clôture de la deuxiéme édition du festival des mets locaux

Organiser un tel évènement dans un contexte  où des membres des groupes armés se promènent    à quelques encablures de la ville de Ouahigouya, il faut avoir de la  conviction et  des nerfs solides pour prendre ce risque. Un pari fou brillamment réussi par les organisateurs.

Youssouf Ouédraogo dit Kitoko , chapeau accroché à la ceinture avec de Ouédraogo Boureima dit Boukilo en compagnie de l’ancien maire de la commune de Ouahigouya , Boureima Basile Ouédraogo

 «  La culture est ce qui  nous reste quand on a tout perdu »  soutient Youssouf Ouédraogo dit Kitoko pour justifier leur engagement à organiser la deuxième édition de cet évènement culturel. Bien que le contexte soit difficile, bien qu’il sied de rester prudent et vigilant confie-t-il,  il ne faut pas laisser le désespoir gagner   la population.

Il se convainc qu’il faut des cadres récréatifs qui incitent les communautés à un retour aux sources. Etant donné que l’intention machiavélique de ceux qui troublent notre quiétude est de couper le circuit de ravitaillement  des  produits de consommation et de bloquer  la mobilité des populations,  il juge qu’il  est nécessaire que  nous  redonnions  goût à la consommation des produits que nous produisons et ceux que la nature nous donne autour de nous.

                Des mains expertes pour offrir des plats appétissants

  Au cours des trois jours, des mains  expertes ont redoublé de savoir-faire    pour offrir  au public des plats savamment préparés. 

 Gaonré,  babênda, gapal, le zamna et bien d’autres variétés de mets traditionnels.  Citoyens lambdas, hommes de culture, autorités coutumières, administratives , personnes de ressources   de passage à la fête s’en sont bien régalé.  La forte mobilisation de la population à la cérémonie de clôture en dit long sur son adhésion à ce festival.

                            Ne pas succomber au désespoir

 « Si ce festival n’existait pas, il aurait fallu le créer »  souligne  Harouna Bologo, représentant le parrain Ibrahim Patingdé Ouédraogo. Il a salué la détermination des organisateurs à tenir ce festival à cette période où des invididus mal intentionnés  tentent de semer le désespoir  dans la ville de Ouahigouya et ses villages environnants. Face à une épreuve aussi dure, éprouvante et  angoissante,  il faut renforcer  les moyens de la résilience d’où insiste Harouna Bologo, la pertinence  du thème « La résilience à travers notre diversité culturelle ».

                                       Tous à la prière

Présent à la cérémonie de clôture avec une forte délégation,  le Samb- naaba a abondé dans le même sens. Il a aussi traduit des bénédictions et des encouragements aux organisateurs. Pour lui,  c’est une fierté de voir des jeunes s’afficher  comme des ambassadeurs de la promotion des valeurs culturelles. Il faut de telles initiatives mentionne –t-il afin  que la jeune génération s’approprie et perpétue notre patrimoine culturel.  Embouchant la même trompette que le représentant du parrain, il a invité l’ensemble des citoyens à la prière et à se donner la main   pour le retour de la paix sur l’ensemble du territoire national.

                    D’autres initiatives à l’horizon 

Faisant le bilan, Youssouf Kitoko et ses camarades disent tirer une grande satisfaction du déroulement  de cette deuxième édition du FESTIMELO.

Ils ont réaffirmé leur engagement  à organiser dans un futur proche  d’autres évènements concourant au rayonnement des valeurs culturelles et au renforcement des liens sociaux.

                              Inoussa Ouédraogo (Stagiaire)

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