Ouahigouya : des Mouvements et OSC disent soutenir le MPSR et demandent l’instauration d’un pouvoir révolutionnaire

Le jeudi 03 février 2022 une conférence de presse a été initiée par la coordination régionale du nord des mouvements et Organisation de la société civile pour soutenir le MPSR. Elle a eu lieu dans la salle de conférence du groupement Naam. Une lecture de la déclaration liminaire suivie de questions réponses ont marqué la tenue de cette activité.

Au regard de la situation politique que traverse le Burkina  Faso, notamment la prise du pouvoir par les militaires le 24 janvier dernier, certaines organisations de la société civile et des mouvements se sont engagés à soutenir le nouveau régime au pouvoir à savoir le MPSR.

Dans la région du nord, une coordination des mouvements et des organisations de la société civile en on emprunté la même gymnastique.  Cette coordination qui est composée de 35 OSC et mouvements a vu le jour le 31 Janvier 2022. Elle a tenue une conférence de presse ce Jeudi 03 février dans le but de prêter allégeance au Mouvement Patriotique pour la Sauvegarde et la Restauration (MPSR).

A l’entame de cette conférence, Issouf Bagaya dit Watao, coordinateur de la coalition a salué la présence des hommes du medias ainsi que celle des autres participants avant de céder le pas  au porte-parole de la coalition qui a livré le contenu de la déclaration liminaire. 

                       La déclaration Liminaire

La déclaration liminaire a été lue par Daouda Zallé, porte-parole de ladite coordination. Avant de dégager des propositions pour résorber la crise sécuritaire qui tenaille notre pays, ce consortium d’organisations a clairement mentionné que la démission du président Roch Kaboré a été maintes fois exigée par leurs structures   Pour mémoire, il s’agit des marches du 27 novembre2021  et celle du 22 janvier 2022. Dans leur carnet de panacée, la coalition a demandé entre autres« L’amnistie  pour tous les auteurs de coups d’Etat de 1960 à nos jours pour renforcer la démocratie et la cohésion sociale ; la sécurisation de tout le pays ; la reprise des zones infestées et occupées par les terroristes ; le retour des personnes déplacées internes ; la prise en charge immédiate et conséquente des PDI ; la libération de tous les prisonniers politiques. »  La coalition dirigée par ‘’Watao’’ invite les militaires au pouvoir, à nouer  une  nouvelle coopération avec la Russie comme nos voisins du Mali. «  A l’instar du pays frère et ami, le Mali, il nous faut, après une réflexion poussée et prolongée choisir quel partenariat militaire convient le plus  à notre pays dans la lutte contre le terrorisme. La France n’est visiblement plus ce partenaire qu’il nous faut, car ayant prouvé ses limites », lâche-t-il . Dans la suite de la déclaration, une interpellation a été lancée à l’endroit du MPSR  à avoir un bon choix dans la sélection des acteurs qui vont assurer la transition  afin de ne pas tomber dans le chaos à l’image du régime déchu.

                         Les échanges avec les Hommes des médias.

 Après la lecture de la déclaration, les journalistes ont soulevé des  questions afin d’éclairer la lanterne des uns et des autres. A ces préoccupations, la coordination a apporté des éléments de réponses laissant voir clairement qu’elle s’aligne derrière le coup de force dans certaines conditions. Pour eux, la démocratie que connait notre peuple n’est pas la meilleure. Une démocratie où la minorité domine la majorité et où le pouvoir du peuple n’est pas exercé par le peuple, il vaut mieux être révolutionnaire. 

Au regard du contexte sécuritaire et les cas de corruptions que connait le peuple burkinabè ces sept dernières années, la coordination dit être pour la prise du pouvoir par le MPSR dans le but de restaurer la paix et la quiétude tant recherchées. C’est pourquoi elle s’engage à accompagner le gouvernement DAMIBA dans sa lutte triomphale. Par ailleurs, elle invite toutes les OSC et mouvements de la région du nord à se joindre à eux pour défendre la cause. Pour finir elle rassure que si toute fois le MPSR a besoin de leurs services dans le processus de la transition, elle est prête à apporter sa contribution.

                             Inoussa Ouédraogo (Stagiaire)

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *