Ouahigouya : Le conseil municipal fait le bilan de ses activités de 2020

Le jeudi 30 septembre 2021, le conseil municipal de Ouahigouya a tenu sa journée de redevabilité par l’Espace de Dialogue et d’Interpellation Communautaire (EDIC) dans la cour de l’hôtel de ville. Cette activité a regroupé les membres du conseil, les ONG, OSC, et responsables des structures intervenant dans le domaine du développement. Elle a été marquée par une présentation des actions menées suivie d’échanges directs.

9 500 000F CFA, c’est le coût qui a servi pour la réfection des bâtiments de la mairie, de la Maison des jeunes et de la culture et de la salle de réunion de la police municipale. C’est ce qui ressort du bilan des actions du Conseil municipal de Ouahigouya en 2020 présenté par le maire Basile Boureima Ouédraogo  au cours de la Journée de redevabilité citoyenne. Cette journée de reddition des comptes, troisième du genre pour l’actuelle équipe du Conseil municipal, a été organisée avec l’appui du Laboratoire Citoyennetés (LC), de l’Association Monde Rural (AMR) et du Programme d’Appui aux Collectivités Territoriales (PACT).

                            Secteur de l’éducation

 Elle a donné l’occasion au Bourgmestre de Ouahigouya de dévoiler les actions de développement réalisées au titre de l’année écoulée. Dans le domaine de l’éducation, le conseil municipal a réalisé 3 salles de classes, un magasin et bureau grâce à l’appui de leurs partenaires Chambériens à travers le programme de Coopération Chambéry-Ouahigouya, le projet 3 frontières et l’association le Grain dans le cadre du soutien aux personnes déplacées internes.

                      105000 000 dans le secteur de la santé

A ces infrastructures s’ajoutent la construction d’un centre de classe, d’un CEG à Rikou et l’acquisition des mobiliers scolaires à un coût global de 305 000 000F CFA. Au niveau de la santé, le CSPS du secteur 13 a été clôturé d’un mur et la réfection de son ancien dispensaire. Un centre de santé communautaire a été construit pour abriter le service d’hygiène du secteur 1. La maternité du secteur 5 aussi a été réfectionnée. Le coût de ces réalisations dans le domaine de la santé s’élève à 105 000 000F CFA. 

Questions-réponses

A l’issue de la présentation du bilan des actions menées en 2020, le maire et l’ensemble du conseil ont répondu aux questions des participants. Ces différentes questions ont porté entre autres sur la construction des boutiques autour du lycée Yadéga et de la gare routière sans délibération. Il y a aussi la question relative aux espaces de stationnement des véhicules poids lourds et aussi les intermédiaires qui sont au niveau de l’état civil de la mairie qui compliquent souvent l’accès à ce service. Le problème de cimetière a fait également l’objet de préoccupation posées. A ce propos, le conseil municipal a été interpellé sur la nécessité de trouver un espace pour des nouveaux cimetières parce que les anciens ont atteint leurs limites.

                                          Le maire s’excuse

A toutes les préoccupations soulevées, des éléments de réponses ont été apportés par le maire Boureima Basile Ouédraogo. Sur la question relative à celle des boutiques construites sans délibération, le maire répond en ces termes : « Il y a beaucoup de bruit autour des boutiques construites autour du lycée Yadega. Je suis d’accord qu’il y a des conseillers qui ne sont pas au courant ce qui n’est pas légal, je l’admets et je leur présente mes excuses. Par rapport à ces boutiques, il y a un opérateur économique du nom de Sawadogo Mahamadi dit Kadafi  qui était le détenteur de l’espace Petrofa où il a construit 50 boutiques et mises en location. Kadafi m’a présenté un projet qu’il souhaite réalisé dans cet espace.

      10 millions pour construire le mur du lycée Yadega

Il s’agit de la construction d’un centre de commerce et une salle de conférence. Au regard de l’importance du projet, j’ai adhéré tout en le félicitant, mais il se trouve que les boutiques étaient dans son projet. Donc ce qui s’est passé, il a dédommagé tous les occupants de ces boutiques à la somme de 200 000F CFA par boutique et même ceux  qui ne payaient le loyer en ont bénéficié. La sommation du tout donne 10 millions. Moi en tant que maire, j’ai remis 50 boutiques à ces derniers aux secteurs 13 et 10 mais beaucoup ne sont pas allés les occuper. Le COGES du lycée Yadega a initié son projet de construction de boutiques aux alentours du lycée. Ces derniers ont eu vent du projet, ils sont allés dire que si le Yadega réussit à réaliser ce projet, eux ils sont prêts à les appuyer dans la construction des boutiques. Et moi, je me suis lancé dans ce projet à partir du moment où j’ai entendu des gens se plaindre que le lycée est un espace d’éducation et cela pourrait avoir des effets néfastes sur l’éducation. Donc c’est dans ce contexte que j’ai saisi Kadafi, je lui ai demandé s’il peut construire un mur pour clôturer le lycée ? Il a répondu oui ; c’est à hauteur de 10 millions qu’il a investi pour la réalisation du mur de clôture».

                    Débarrassez l’état civil des intermédiaires

A la question des encombrements et des intermédiaires qui sont au niveau de l’état civil, le maire dit ne pas être au courant et il promet que ce sera un problème réglé si cela existe. Au sujet des cimetières, le président du Conseil municipal a indiqué que des recherches d’espace seront faites pour servir de cimetières. Concernant la question liée à l’espace d’occupation des gros porteurs, le maire dit qu’un espace est entrain d’être aménagé vers la station Access Oil pour servir de stationnement de camions.

                        Des acteurs apprécient

Boukary Pagbelem dit être satisfait en partie parce ses préoccupations ont eu des réponses. Le maire a pris des engagements pour satisfaire les besoins des populations notamment les questions liées au fonctionnement de l’état civil, l’espace cimetière et la gare pour les gros camions poursuit-il. Pour la question des intermédiaires, le maire doit agir vite parce que ces gens pensent qu’ils rendent service mais en réalité ils compliquent plus le service. Du côté des boutiques il avoue qu’il est très regardant sur les actions du conseil. Quand il a vu que des infrastructures sont entrain de se réaliser, il s’est posé la question à savoir sur quel document de base du conseil autorise cela. Son enquête lui a permis de savoir qu’en réalité, il n’y a aucun document qui encadre la réalisation de ces infrastructures a-t-il laissé entendre.

                                      Un exercice réussi

Le maire Boureima Basile Ouedraogo dit être aussi satisfait de la participation des uns en des autres à travers les échanges menés.  Cette activité doit être pérenne parce qu’il est du devoir de tous les gestionnaires locaux de rendre compte de leur gestion en une année aux populations.

Nous sommes dans la perspective de faire mieux, nous sommes toujours entrain de travailler à apporter des ressources afin que nous puissions pouvoir mener à bien les activités inscrites dans le plan annuel d’investissement rassure-t-il. Les boutiques sont inscrites dans le plan annuel d’investissement et ensemble les conseillers ont voté le budget. Concernant les réalisations faites aux alentours du lycée Yadega, le maire rassure : « nous n’avons pas pris des délibérations pour l’ensemble de ces réalisations et comme j’ai eu le courage de le dire, nous allons régulariser cette situation afin que nous soyons en phase avec les règles de la gestion locale ».

                                                                       Inoussa Ouedraogo

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *