Poste de contrôle gendarmerie de Yako : hangar saccagé, dispositif sécuritaire incendié

A  Yako, capitale de la province du Passoré dans la région du Nord du Burkina Faso, les commerçants ne veulent plus entendre parler du poste contrôle de la gendarmerie située à la sortie de ladite ville sur la route nationale N°2. Ils se sont exprimés ce lundi 09 mai 2022, obligeant  les agents à quitter les lieux sans manquer de  saccager  le hangar  tout en incendiant  le dispositif de sécurité.

Hangar saccagé, dispositif sécuritaire du poste de contrôle dispersé et brûlé, des commerçants de la ville de Yako disent être irrités contre les agissements des agents du poste de contrôle de la gendarmerie de Yako. Les dénonciations  sur les lieux au cours de cette matinée du lundi 09 mai 2022 en disent long sur l’immensité de leur colère. « Nous sommes fatigués des rackets ; allez-y au front au lieu d’exploiter les pauvres citoyens ; ça ce n’est pas un contrôle mais du commerce pour s’enrichir ; nous n’en pouvons plus   » vociféraient –t- ils. De De la  gare routière d’où ils sont partis au poste de contrôle, ils reviendront au Haut-commissariat  pour une entrevue avec les autorités. Ces dernières n’ont pas réussi à les calmer.

 Les manifestants rebrousseront chemin pour faire le pied de grue au poste de contrôle, sommant les agents de quitter les lieux. Les pandores obtempèrent. Comme pour ne les  laisser aucune chance  de revenir, les manifestants saccagent le hangar, arrachent les barrières et brulent les pneus placés comme dispositif sécuritaire

                                             L’origine de l’incident

Ce désamour entre gendarmes et commerçants est né suite à une altercation entre le président de l’association des commerçants  et  un agent suite à une opération de contrôle de documents d’identité  le samedi 07 mai 2022.  Le domicile du représentant des commerçants est situé juste derrière le poste de contrôle et il a accueilli ce contrôle sur sa personne comme un acharnement. S’en suivra des écarts de langage et le commerçant a été menotté et conduit  au poste de la gendarmerie.

Malgré qu’il soit libéré au cours de la soirée de son arrestation, ses partisans considèrent l’acte de l’agent comme un manque de considération et un choix délibérer d’humilier leur leader. Pour eux ,  trop c’est trop et il faut en finir avec le poste de contrôle.  A entendre  les frondeurs, le racket est devenu une règle  à ce poste de contrôle. Ils accusent les agents d’user de stratagèmes pour se remplir les poches.  

Les commerçants considèrent l’arrestation de leur président comme une humiliation

Leur courroux est d’autant plus grand à cause d’une autre histoire où un agent en mission de contrôle au même poste a giflé un apprenti chauffeur. Une rencontre entre les responsables des commerçants et la hiérarchie des forces de sécurité a permis d’étouffer ce différend. Cette fermeture forcée du poste de contrôle va certainement faire des malheureux. Il s’agit des vendeurs et vendeuses des fruits et marchandises diverses qui se tiraient d’affaire en écoulant leurs produits aux abords du poste de contrôle.

Faso nord info

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