Promotion du vivre ensemble : Les écoles de la paix de ARCAN magnifiées au Yatenga.

La salle de réunion  du conseil régional du nord a servi de cadre pour la cérémonie du séminaire  d’information sur les rôles des « écoles de la paix » ce samedi 6 novembre 2021. Un projet initié par l’association pour la Relance culturelle et artistique nouvelle (ARCAN) qui s’investit depuis quelques années dans la prêche du discours de paix au niveau de la région du Nord. Présidée par madame le Haut commissaire de la province du Yatenga, la cérémonie a réuni plusieurs travailleurs des différents services de la province et les jeunes  scolaires qui sont par ailleurs les membres des écoles de la paix.

Dans le cadre du programme d’appui  à la décentralisation et à la participation citoyenne, la coopération suisse à travers le labo citoyenneté  soutient plusieurs associations sur des projets promouvant l’ancrage de la décentralisation, le vivre ensemble,  la participation citoyenne, l’information et la communication, l’accès aux services sociaux de base.

Bénéficiaire de ce partenariat, l’association pour la relance culturelle et artistique nouvelle « ARCAN)   conduit un projet sur les écoles de la paix dans la région du Nord. Au regard de la montée du terrorisme  de la radicalisation et des conflits communautaires qui secouent la nation burkinabé, le projet « école de la paix » dans sa dimension théorique et pratique consiste à doter des jeunes scolaires de Ouahigouya des rudiments et les armes nécessaires  afin de venir à bout de l’extrémisme violent.

Ainsi « école de la paix » est une cellule ou un groupe de jeunes leaders scolaires qui s’engagent à promouvoir la paix dans leurs différents milieux. Chaque cellule est constituée de 15 membres qui exercent dans leurs milieux respectifs des activités de mobilisations sociales et des plaidoyers interpellant ainsi les populations à cultiver le vivre ensemble dans leur communauté.

                                                                     Rôles des écoles de la paix

La notion de résilience, de dialogue et de l’extrémisme violent ont été mis à table lors de ce séminaire d’information. Dans leurs communications le Directeur de ARCAN Germain R. Ouedraogo et le Conseiller en Droit humains Ali Maiga ont montré aux participants le rôle et les fondements des écoles de paix. En effet, ces écoles  ont pour valeur le respect envers autrui, l’intégrité, la responsabilité l’égalité des genres sans distinction aucune.

« Eviter de se faire voir comme un commandant ou un gendarme », interpelle le directeur de ARCAN aux membres de ces cellules, comme pour montrer le comportement qui doit être adopté par les jeunes scolaires membres des dites cellules. Pour monsieur Ouedraogo, ce sont des aptitudes enseignées aux jeunes scolaires pour enrayer la discrimination et assoir  une  paix durable.

 «Le projet école de la paix c’est capaciter suffisamment les leaders scolaires pour qu’ils renforcent leur résilience et constituer des acteurs et des vecteurs de communication du changement de comportements pour une promotion véritable de la cohésion sociale », a t-il laissé entendre.

                                                                       Elargir aux instituts et grandes écoles

L’initiative est saluée par madame le Haut commissaire de la province du Yatenga Aminata Tarnagda, par ailleurs présidente de la cérémonie. Dans son allocution elle considère ARCAN comme le vecteur de paix dans la province. « En mettant l’accent sur les jeunes et en particulier les scolaires, ARCAN sème la graine de  la  paix là où nous savons que nous allons récolter les fruits bien murs », se réjouit-elle.

Par ailleurs elle félicite les géniteurs du projet en les invitant à persévérer dans la même dynamique de réussite. Du coté des jeunes scolaires, Bruno Ouedraogo du lycée privé académique Syldep, membre de l’école de la paix, expliqu’  une fois adhérer  à la cellule, l’élève change son comportement positivement à l’égard de ces encadreurs et même vis à vis de ses camarades.

 Les participants ont suggéré que le projet soit élargi aux instituts ou  grandes écoles.   Le directeur exécutif d’ARCAN projet a jugé ces suggestions très pertinentes et s’engagent à étudier la mise en œuvre. Au vu de l’intérêt porté sur l’initiative celui-ci ambitionne l’orienter au-delà de l’enseignement secondaire.

                                                                                                            Archange N. Koara

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