Ravitaillement en vivres au Lorum : Le dernier convoi date du 3 juin 2022

La province du Lorum dans la région du Nord a tenu sa première session de cadre de concertation provinciale le mardi 23 aout 2022 dans la salle de réunion du conseil régional du Nord. Plusieurs sujets ont été évoqués au cours de cette session à savoir les conditions de vie de la population, le fonctionnement des services de l’administration, les difficultés de ravitaillement en vivres, le bitumage de la route Ouahigouya-Titao, la mise en place des comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix etc.

Dans son discours d’ouverture de la session , le Haut-commissaire de la province du Lorum, Djibril Bassolet a fait comprendre que cette instance permettra de fournir aux membres et aux différents acteurs les réalités de cette province dans ce contexte d’insécurité et de déplacements de la population . Si  la session se tient à Ouahigouya, mentionne-t-il, c’est à cause de l’exacerbation de la situation sécuritaire depuis le 21 décembre 2021, soldée par de nombreux déplacements de la population et la délocalisation de la majorité des services de l’administration. Présentement, indique le représentant de l’Etat au Lorum, si certaines administrations délocalisées dans le chef-lieu de la région du nord fonctionnement timidement, d’autres jusqu’à présent n’arrivent pas à dérouler les missions qui leurs sont dévolues. Des services toujours fonctionnels à Titao, il y a seulement le CSPS urbain, la gendarmerie, l’éducation.

Présentant la situation des personnes déplacées, le directeur provincial de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire a laissé entendre que pour la période de janvier 2022, Titao enregistrait 73978 personnes. Ces dernières et leurs hôtes, regrette-t-il sont confrontés à l’insécurité alimentaire.  Les déplacements étant interrompus à cause des menaces des groupes armés, l’option était de ravitailler la province à travers des convois assurés par les forces de défense et de sécurité. Des difficultés entravent les départs des convois et le dernier date du 03 juin 2022. A entendre le Haut-commissaire trois acteurs clés sont impliqués dans l’organisation et l’acheminement des convois. Il y a les FDS, les transporteurs et les commerçants. Si l’un des acteurs est indisponible, le ravitaillement ne peut se faire.

Il fait remarquer que le départ d’un convoi mobilise un important dispositif sécuritaire alors que ces derniers temps, les forces de défense et de sécurité sont sollicités dans de nombreuses localités de la région du nord, menacées par les attaques. Qu’à ne tienne, il informe que des mesures sont prises pour rétablir l’acheminement des vivres. Pour le moment, c’est le programme alimentaire mondial (PAM) qui tente de doter la population  de vivre  l par voie aérienne.  Mais la quantité reste insuffisante.

Autres conséquences de l’exacerbation de la situation sécuritaire, l’inaccessibilité de la province du Lorum par les organisations humanitaires, obligées de réorienter leurs interventions dans d’autres provinces de la région du Nord. C’est le cas par exemple du Projet régional d’appui au Pastoralisme au Sahel (PRAPS) qui a réorienté ses activités du Lorum au Yatenga.

Au cours des débats, les intervenants ont focalisé leurs préoccupations sur l’insécurité alimentaire, le bitumage de l’axe Ouahigouya-Titao, la reprise des activités éducatives, la mise en place des comités locaux de dialogue pour la restauration de la paix.

Si la mise en place des comités locaux n’est pas encore effective, le Haut-commissaire a fait comprendre qu’il est nécessaire de passer par la phase de sensibilisation pour susciter l’adhésion de toutes les couches sociales. Toutefois,  il rassure que des mesures sont prises pour acter le fonctionnement de ces instances. Réaffirmant que toutes les préoccupations soulevées font l’objet de réflexions sérieuses pour trouver des voies de résolution  efficaces et durables , le Haut-commissaire  de la population  a invité la population à renforcer les prises d’initiatives de résilience , à cultiver la solidarité et à soutenir l’Etat dans son combat pour ramener la quiétude sur toute l’étendue du territoire national .

Il a aussi plaidé pour une meilleure implication des populations au  bon fonctionnement des délégations spéciales sans manquer d’appeler les dirigeants des différentes délégations à instituer des cadres pour les espaces de dialogue et d’interpellations citoyennes, permettant de  susciter la rédevabilité, la participation citoyenne et la cohésion sociale. Notons que cette pression session du cadre de concertation a connu la participations des responsables des structures déconcentrées de l’administration, des acteurs de la société civile , des responsables religieux , traditionnels et coutumiers, des dirigeants des délégations spéciales et des représentations, d’organisations humanitaires.

Faso nord info

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