1e jour de la Grève de 48 h de la CGTB à Ouahigouya : La conscience professionnelle et la conscience syndicale , sujet d’échanges

Répondant au mot d’ordre de grève de 48 heures lancée par le collectif CGTB, de nombreux travailleurs de la province du Yatenga ont envahi ce matin 8 juillet 2020 le siège de l’école démocratique et populaire (EDP) au secteur 1 de Ouahigouya.

Un mobilisation qui donne déjà de la confiance quant à l’aboutissement positif de cette lutte

Le siège de l’EDP au secteur 1 de Ouahigouya régnait ce matin dans une ambiance d’invectives et d’avertissements contre le régime en place. Réclamant bruyamment de meilleures conditions de travail , les grévistes du jour usaient de toutes leurs cordes vocales pour exiger l’arrêt immédiat du prélèvement de l’lUTS sur leurs primes et indemnités, et surtout le remboursement des coupures opérées sur des soldes de certains grévistes si ce n’est la suppression totale du paie chez bon nombre de cadres engagés dans la défense des intérêts des travailleurs .
Mesurant le sacrifice à consentir pour faire plier ou reculer le gouvernement, à Ouahigouya, les têtes d’affiche du mouvement syndical ont décidé de renforcer les capacités de leurs adeptes sur la conscience professionnelle et la conscience syndicale.


Exercer sa mission dans des conditions favorables

Travaillons à léguer une bonne conscience syndicale à la jeunesse


D’un ton martial, le communicateur Cheick Abdoul Dramane fait comprendre que la conscience professionnelle et la conscience syndicale sont intimement liées. Si le travailleur doit avoir le souci de toujours bien exécuter sa mission soutient-il, il doit aussi œuvrer pour l’acquisition de conditions favorables pour exécuter cette mission. Pour lui , se syndiquer pour exiger de meilleures conditions de travail est un devoir pour tout travailleur. C’est par la lecture des documents des syndicats, la participation aux assemblées générales, les séminaires, les points de presse etc. conseille Cheick Abdoul Dramane Ouédraogo qu’un militant syndical digne ce nom traduit son militantisme tout en renforçant sa culture syndicale.


Unité d’action responsable

Femmes comme hommes , la mobilisation a été de taille lors de cette communication sur la conscience professionnelle et syndicale


Il a invité les travailleurs à adhérer aux syndicats défendant réellement les intérêts des travailleurs, car c’est à travers une unité d’action responsable que les travailleurs se libéreront de la misère et des chaines de l’exploitation. Le syndicat doit veiller scrupuleusement à ce que les conditions de travail s’améliorent pour ses membres. Pour étayer ses propos, il laisse entendre que l’agent de santé par exemple qui refuse de travailler dans des conditions défavorables, se lançant dans une lutte syndicale à plus de mérite contrairement à celui, qui par manque de conscience syndicale applique des soins dans des conditions chaotique, accélérant la mort des patients.

 » Il faut toujours se former, élever sa culture syndicale, sa conscience professionnelle et toujours lutter pour les masses. Posons des actes nobles et laisser l’histoire nous juger  » a conclu CkeicK Abdoul Dramane Ouédraogo. L’orateur principal a invité les militants à rester sereins dans la lutte en mettant en œuvre les mots d’ordre lancés par les responsables syndicaux.  » Si vous céder, aux intimidations et au découragement, c’est la  » mort du travailleur Burkinabè qui est programmée. Restons mobilisés, unis , solidaires et engagés car l’histoire du syndicalisme ne date pas d’un régime dans notre pays a-t-il conclu

Faso-nord.info

Partager

faso nord.info

Journal en ligne (site web) d’informations en ligne pour les citoyens Burkinabè et de la diaspora E-mail: fasonord@gmail.com Téléphone : 60 61 81 41/78 92 87 88 Siège : Ouahigouya /Région du Nord/ Burkina Faso

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *