56e fête de l’indépendance dans la région du Nord : Les déboires de la presse à Titao

La communication, moteur du développement ; Il n’y a pas de développement sans communication ; la communication, facteur important de développement à la base ; pas de démocratie sans la presse, que d’expressions pour signifier l’importance de la communication dans la construction d’une nation paisible et prospère. Et   le troisième président des Etats-Unis, Thomas Jefferson de bien caricaturer la situation de fort belle manière en ces termes « Si je devais choisir entre avoir un gouvernement sans journaux ou des journaux et pas de gouvernement, je n’hésiterais pas à choisir la seconde option » Cette conviction ne semble être partagée dans nos contrées. A l’occasion de cette célébration de la fête nationale à Titao, le traitement réservé aux médias de la région de la région illustre le peu d’égards   qu’on accorde à ses acteurs. « Des badges à récupérer au gouvernorat pour ceux qui veulent aller à Titao à leur frais » c’est la substance d’un SMS, envoyé aux hommes de médias dans la région du Nord.

La débrouillardise

Comme les années précédentes, le budget du comité d’organisation est maigre et c’est la presse qui doit consentir l’effort de guerre. On nous dira que c’est le journaliste qui doit aller vers l’information. Mais tout le monde connaît les réalités de ce pays. Si les gens courent de séminaire en séminaire et de mission en mission afin de profiter des  » perdiems  » pour boucler pour arrondir pour combler l’insuffisance de leur salaire, on comprend que c’est la débrouillardise partout et la presse n’est guère mieux lotie. Ce n’est pas pour rien qu’à certain moment, on court vers les ONG ou des privés pour négocier de l’aide afin de résoudre des problèmes qui incombent à l’Etat. Imaginons le jour où on invitera chaque représentant local de l’administration, chaque responsable de structures déconcentrées de l’Etat où certains prestataires privés d’utiliser leur propre moyen  pour organiser ou assister à une cérémonie fut-elle nationale ou de souveraineté. Quand on sait que c’est de coutume dans ce pays, que   même pour la participation à une activité, il faut intéresser une certaine catégorie de personne, on comprend ce qu’il y a derrière servir la nation, le patriotisme et le sacrifice. Il est facile de le dire à l’autre, mais pas à se l’appliquer soi-même.  Mais passons.

  Des reporters humiliés

Pour revenir à notre sujet, journalistes, animateurs, communicateurs et autres ayant consentis l’effort pour participer à la fête dans la cité des phacochères en ont eu pour leur compte. La traditionnelle cohabitation difficile entre hommes de médias et forces de sécurité s’est encore fortement manifestée en ces lieux. En pleine cérémonie, les détenteurs des micros, caméra, stylo et autres ont été priés sans management par les forces de sécurité à débarrasser le plancher sous prétexte qu’ils gêneraient la vue des illustres invités. C’est à leur corps défendant et tous frustrés que les pestiférés se sont mis à l’écart, non sans regretter cette maudite idée qui leur a poussé à se déplacer pour rendre compte de cette célébration. De reporters humiliés, certains devenus spectateurs forcés n’ont pas manqué de s’interroger sur certains faits. Etait-t-il opportun de faire défiler les chefs de village de la localité ? Une action où le folklore a pris le pas sur sa portée réelle ? Que dire des kolwéogos, sans statut claire au niveau de l’administration ?  Si ceux de la commune de Namissiguima agissent sous le couvert d’une association officiellement reconnue, ce n’est pas sûr que ceux qui ont défilé à Titao agissent sur une base légale. Pourquoi le maire de la commune de Titao n’a pas été des officiels autorisés à donner des signes d’encouragement aux récipiendaires ?  « Autre époque, autres mœurs ». Qui a dit que « tôle c’est pas tôle », comme quoi Irisso Mandé n’est pas Jacques Boukary Nyampa.

 

Faso-nord.info

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