Affaire de viol d’une mineure de Boussou : La santé et l’action sociale de Yako expliquent

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L’histoire du viol de l’élève de la classe de CP1 originaire de  la commune de Boussou au cours du   mois de décembre 2017  se retrouvant  sur la place publique depuis le mardi 17 avril 2018 se précise d’avantage. Le médecin chef du district sanitaire de Yako et l’agent de l’action sociale du Passoré Hubert Ouédraogo se sont prononcés sur  le sujet.

Dans une de nos  publications du 17 avril 2018 , nous écrivions qu’une fillette d’âge  primaire originaire de la commune de Boussou  dans la Zondoma serait victime de viol mais le silence des acteurs inquiètent  plus d’une personne. Après l’écrit , le médecin chef du district sanitaire de Yako et les services de l’action sociale ont voulu donner leur part de vérité  dans cette affaire qui date de décembre 2017. Il nous revient que la victime âgée de 08 ans fréquentant la classe de CP1 dans une école à Boussou , serait partie pour ses congés de Noel  à Gourcy chez ses oncles . C’est  donc au chef lieu de la province du Zondoma qu’elle aurait subi le viol. Un  de ses oncles est  fortement soupçonné d’être l’auteur du forfait.  Au départ,  les parents de la fille semblent n’avoir pas voulu  ébruiter l’affaire. Constatant  5  mois après que l’état sanitaire  de la fille était critique, ils ont décidé  de l’amener au Centre médicale  avec antenne chirurgicale de Yako où elle a été admise le 09 avril pour être libérée le 19 avril 2018. Ensuite,  elle a été  dirigée vers le service de l’action sociale de Yako pour une prise en charge psychologique.  Des échanges entre le médecin et notre collaborateur, il ressort que les parents voulaient  étouffer  l’affaire. Ne partageant pas cette position, les agents de santé ont exigé que la victime bénéfice d’une prise en charge psychologique. Au niveau du centre médical, Le médecin chef du District sanitaire de yako, Dr Fabrice Hebié pense que sa structure a rempli son devoir  en  apportant des soins à la victime  et pour compléter le tout avec la prise en charge psychologique  qui relève de l’action sociale . Le responsable du service traitant de ces cas à l’action sociale de Yako  , Hubert Ouédraogo reconnait avoir reçu la fille avec un bout de papier , portant en substance ce message  « Elle aurait été violée par son oncle. Nous l’envoyons dans votre service pour une prise en charge psychologique ». Le service de l’action sociale de Yako  s’est jugé incompétent pour  prendre en charge la victime car les faits ne sont pas passés dans sa  zone de compétences. En plus,  le service ne dispose pas de ressources indiquées pour s’occuper de la victime.  L’acte ayant été commis à Gourcy, l’action sociale de Yako  a renvoyé  la fille et ses parents à la direction provinciale de l’action sociale du Zondoma.

Affaire à suivre

Image : Illustration

Faso-nord.info

 

 

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