Droit à l’alimentation au Burkina Faso : Le combat de Hunger Free world 

Le roi du Yatenga, Naaba Kiba a accordé une audience le dimanche 08 décembre 2019 à une équipe de l’ONG Japonaise Hunger Free world (HFW), venue pour une activité de plaidoyer pour le maintien du droit à l’alimentation dans la nouvelle constitution burkinabé. L’équipe était conduite par le chargé du plaidoyer de l’ONG, Fréderic Ilboudo.

ONG internationale Japonaise créée en 2000, Hunger free world a son siège basé à Tokyo. S’étant fixée  pour objectif d’œuvrer à la création d’un monde libéré de la faim, elle intervient au Burkina Faso depuis juillet 2005 où elle met en œuvre des projets et programmes de développement durable dans les zones où l’insécurité alimentaire n’est pas acquise pour cause de pauvreté. Son ambition est de parvenir à une autonomie de la population grâce au développement de projets identifiés avec la pleine participation des bénéficiaires et mis en œuvre avec leur active participation. Sa conviction est que l’autonomie de la population ne sera accomplie qu’avec une implication et participation effective des populations elles-mêmes. Hunger free world mène des actions de plaidoyer dans le sens d’influer sur les décisions touchant aux questions de la faim.

Les leaders communautaires ciblés

Ce plaidoyer cible les leaders communautaires pouvant influencer les décisions dans ses zones d’intervention, dans le but de créer un environnement favorisant les actions contre la faim. Cette entrevue avec le roi du Yatenga, à entendre le chargé de plaidoyer de Hunger free world, Fréderic Ilboudo s’inscrit dans ce sens.

Il explique que l’inscription du droit à l’alimentation dans la constitution est indispensable et permet de consolider et de légitimer les actions de l’Etat et ses partenaires. Au stade actuel informe Frédéric Ilboudo, le droit à l’alimentation a été inscrit dans le projet de la nouvelle constitution en ses articles, 25, 26et 135.Même s’il y a de quoi se réjouir soutient Frédéric Ilboudo, il ne faut pas  dormir sur ses lauriers parce que cette constitution reste toujours au stade de projet et certaines dispositions pourraient être supprimées avant son adoption.  C’est pourquoi Hunger free World sollicite l’implication des leaders communautaires afin qu’ils donnent de la voix pour dissuader toutes tentatives de suppression des dispositions portant sur le droit à l’alimentation.

Initiative noble

Après l’argumentaire du chargé de plaidoyer devant le Naaba Kiba, ce dernier a estimé que l’initiative de Hunger free world est noble. Pour lui, sa mission comme roi du Yatenga est d’assurer le bien-être des populations et connaissant les difficultés auxquelles elles font face pour se nourrir, l’autorité coutumière qu’il est, est dans son rôle en soutenant un tel combat.  Il a laissé entendre que pour toute action visant  la préservation de la dignité et de l’intégrité de la personne humaine, tout responsable   soucieux devrait s’impliquer. Il a couvert les responsables de Hunger free world de bénédictions et les ont rassurés qu’il restera toujours à leur côté dans la mise en œuvre de leurs actions pour un monde libéré de la faim. Frédéric Ilboudo et les autres membres de l’équipe notamment le chargé du développement communautaire Joël Ouédraogo et la chargée de la jeunesse Giséle Dabiré ont aussi demandé le concours de leur guide, le Rassamb-Naaba, ministre du roi   qui a facilité leur accès au palais royal.

Le droit à l’alimentation repose sur 3 piliers

Le droit à l’alimentation faut-t-il le rappeler, fait partie des droits économiques, sociaux et culturels. Le droit à l’alimentation (saine, suffisante et acceptable) selon l’entendement de Hunger free world est réalisé lorsque chaque homme, chaque femme et chaque enfant, seul ou en communauté avec autrui, a accès à tout instant, physiquement et économiquement, à une alimentation adéquate ou aux moyens de se la procurer. Cela suppose la satisfaction de trois piliers qui régissent le droit à l’alimentation à savoir la disponibilité, l’accessibilité et l’adéquation. Le chargé du plaidoyer, Frédéric Ilboudo fait comprendre que la réalisation du droit à l’alimentation n’est pas seulement de la responsabilité de l’Etat.

Implication de tous

Tous les membres de la société indique-t-il ont des responsabilités pour la mise en œuvre du droit à une alimentation adéquate. Les individus, les familles, les communautés locales, les organisations de la société civile, le secteur privé, martèle Frédéric Ilboudo  ont tous la responsabilité de garantir et de protéger le droit à l’alimentation de la communauté locale et mondiale.  Avant cette sortie chez Naaba Kiba du Yatenga , l’équipe  de Hunger free world avait déjà pris   attache avec le chef de Bobo mandaré , le responsable de la communauté musulmane, le Mogho Naaba, le cardinal Philippe Ouédraogo , le roi de Tenkodogo etc. . En attendant   l’adoption de la nouvelle constitution,  les tournées à en croire Frédéric Ilboudo, vont se poursuivre chez d’autres leaders religieux, coutumiers et politiques.

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Développement de la Commune de La-Todin :  Établir une synergie entre la culture et la religion

Sous la conduite  de l’association Jeunesse Teel-Taaba, la population locale de la commune de la La-Todin et ses ressortissants vivant d’autres villes du Burkina ont massivement participé aux activités la 4éme édition du festival « Bayir –Darré ». Cette édition a porté le thème « Culture et religion : quelle synergie pour un développement local ». Présidé par le ministre de la sécurité,  Ousséni Compaoré, ce rendez-vous culturel a enregistré  plusieurs parrains : le fonctionnaire à la retraite André Wibga, le responsable administratif et financier de la banque CBAO, Pierre Illy  et le capitaine de l’équipe nationale du Burkina, Charles Kaboré,

Garant de la tradition  sur le territoire de la commune de La-Todin, le naba –Tigré  était fier  d’assister à cette cérémonie de magnification de valeurs culturelles  de son terroir. Il a multiplié les remerciements à l’endroit des responsables de l’association  Jeunesse Teel-Taaba qui se battent pour la préservation des traits  marquant l’originalité de  La-Todin. Pour le chef, la forte mobilisation de la population  témoigne  son attachement aux valeurs qui ont toujours régi le vivre ensemble dans cette  bourgade du Passoré. Il termine  en invitant les jeunes à  s’inspirer    des principes de solidarité, de partage, d’assistance mutuelle, du respect des ainés et surtout, les valeurs de courage, d’engagement, de patriotisme légués par les ancêtres.

 Savoir d’où on vient

La conviction du président de l’association Jeunesse Teel-Taaba , Innocent Désiré Zambelengo est claire . Celui qui ignore ses origines, manquera de repère pour construire son développement personnel et celui de la communauté. Tout développement insiste-il  devrait se construire à partir du substrat culturel. Il conseille à chaque individu d’interroger son environnement avant d’agir .Pour avoir constaté   que certaines valeurs s’effritent  où sont en voie  de disparaître, Jeunesse Teel-Taaba s’est donnée  pour mission de créer un cadre pour permettre une transmission et un apprentissage des savoirs locaux d’où l’organisation du festival Bayiri-darré qui est sa 4éme édition  cette    année. Le président de l’association a fait comprendre que sa structure se déploiera  comme il se doit afin d’être le porte flambeau d’un développement  local inspiré des savoirs et réalités locaux   .

 Vendre l’image de la commune

En quête  de l’implication de tous les fils et filles de La-todin pour réussir sa mission, le maire de la commune, chef  d’orchestre de la mise en ouvre des actions de développement, Nabaloum Simandé Gilbert  a salué l’organisation de ce festival à sa juste valeur. Le cadre est propice  selon lui pour rappeler et cultiver la nécessité de la cohésion sociale, et permet aussi de vendre l’image de la commune de La-Todin. Le représentant des parrains, Pierre Ily  a lui aussi loué l’engagement et la clairvoyance des organisateurs  des  têtes  pensantes  de cet festival. Il a aussi invité tous les fils de la localité à ouvrer pour l’ancrage de cet événement culturel. Si ce rendez-vous a connu son apothéose les 30 et 1er novembre 2019, ses activités,  débutées bien avant, ont été  marquées par des compétitions sur plusieurs pans culturels  couplés  à  un tournoi de football.

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Cohésion sociale et unité nationale : Quel rôle chaque citoyen doit jouer ?

« Dans un contexte d’insécurité, quelle contribution citoyenne pour le renforcement  de la cohésion sociale et l’unité nationale » c’est le thème d’une conférence publique organisée par la coordination régionale du Nord , du Balai Citoyen le samedi 07 décembre 2019 à la salle de réunion de la mairie de Ouahigouya .  Le thème a été développé Boureima Soré , sociologue, et le docteur Zacharia Soré .

« Toute les sociétés sont confrontées à des crises, on ne peut pas vivres sans conflits, il est inévitable de s’en passer, il incombe cependant de définir des stratégies pour la cohésion sociale », c’est en ces termes   Boureima Soré  a  planté  le décor.  il a  passé au peigne fin la définition des mots clés en rapport avec le thème central de la conférence. C’est ainsi qu’il aborde la question de la radicalisation comme étant le fait de développer des discours totalement opposés aux lois et valeurs fondamentales de sa société. A ne pas confondre avec l’extrémisme violent, précise-t-il, qui selon l’orateur du jour, est l’utilisation des méthodes violentes pour aboutir à ses fins. Quant à la violence, continue-t-il, il en existe trois types, celle dite directe, structurelle et culturelle. La paix n’est rien d’autre que l’absence de troubles aussi bien en soi qu’au sein de la société.

  Qu’est ce qui a effrité la cohésion sociale ?

Abordant la problématique de la cohésion sociale, Boureima Soré s’est contenté de répondre à aux  questions suivantes : pourquoi est-elle devenue une préoccupante quotidienne ? pourquoi les valeurs sociales s’effritent ? pourquoi le vivre ensemble a-t-il  pris un coup terrible ? La question légitime qu’il convient de se poser alors, poursuit-il, quel rôle chacun de nous doit jouer pour pallier ce fléau ?

Autant d’interrogations que le premier communicateur s’est essayer de répondre. « Notre pays souffre d’une déchirure sociale et nous avons besoin d’un retour à la situation d’antan » se convainc Boureima Soré. Pour ce dernier, c’est une question d’intérêt national, et tout le monde doit s’y impliquer. Félicitant les organisateurs de la conférence, il invite par ailleurs ces derniers à multiplier des activités du genre, « gage d’une meilleure contribution au retour de la cohésion sociale ».

Promouvoir les droits humains

Continuant dans son exposé, il affirme que sans la cohésion sociale il est difficile de dégager des stratégies de développement, prenant le cas du Sahel à titre illustratif. Aussi « c’est une disposition environnementale pour la promotion des droits humains. » S’attaquant aux acteurs qui affectent la cohésion sociale, il a entre autres cité, la mal gouvernance, le système éducatif qui, juge-t-il mal adapté à nos réalités, la croissance démographique et pour terminer le chômage qui décime, particulièrement la frange jeune. Il termine sa communication en proposants des perspectives pour un mieux vivre collectif. La tolérance politique, les critiques constructives, l’éducation des décideurs politiques, la culture citoyenne par les populations, la responsabilisation des enfants dans l’éducation des enfants sont entre autres des pistes de solutions proposées par Boureima Soré dans sa conclusion.

Eviter le péril de l’unité nationale

Quant au Dr Zakaria Soré, dès l’entame de son propos, a fait un rappel de la crise sécuritaire que traverse notre pays. « Ceux qui nous attaquent veulent nous imposer une autre manière de vivre » affirme-t-il. « Il y a des enjeux économiques, ils veulent faire d’une partie de notre territoire une zone de non-droit pour des trafics de tout genre » poursuit-il.  Selon ce dernier bien queles populations opposent une résistance, cette situation a un peu « casser » la cohésion sociale. Une des conséquences dramatiques de cette crise sécuritaire, c’est « bien le péril de l’unité nationale ».

S’inscrivant dans la même logique que son prédécesseur, Dr Zakaria Soré  déclare qu’il faut repenser le système éducatif, « ni une loi, ni un décret ne peut amener la cohésion sociale, il faudra intégrer dans l’éducation l’enseignement des valeurs civiques de civilités ».  Au titre   de perspectives, il propose des journées de rencontres et de partages et surtout conclu-t-il, « il faut qu’on arrête d’être musulman, chrétien ou animiste pour être tout simplement burkinabé ».

Alceny Diallo/Faso nord info




30éme anniversaire du lycée départemental de Arbollé : Le nom de Oumarou Clément Ouédraogo inscrit en lettres d’or

«30 ans au service d’une communauté ; quelles perspectives pour une éducation de qualité au profit de la collectivité ? » c’est le thème de la célébration du 30 éme anniversaire du lycée départemental de Arbollé   organisée  le samedi 30 novembre 2019.

Selon le proviseur  Emile  Korgho, de 1989  date d’ouverture des portes du  lycée départemental à nos jours, 85000  élèves y sont passés.  L’apport de cet établissement  à entendre le proviseur  dans le développement de l’éducation et le rayonnement de la commune de  Arbollé est inestimable.

Il relève que des  apprenants qui ont acquis le savoir dans ce temple du savoir se comptent  dans divers domaines d’activités au Burkina Faso : des hauts cadres de l’administration publique et du secteur privé, des opérateurs économiques, des artistes, des grands acteurs du secteur informel  etc. L’actuel chef d’orchestre du 1er établissement d’enseignement post-primaire et secondaire de la commune d’Arbollé a rassuré de l’engagement de son équipe à maintenir haut le flambeau  de cet outil important pour la formation de la jeunesse de Arbollé.

 Des habitants attachés à leur lycée

Pour le maire de la commune Boureima Bamgbé  Ouédraogo , la mobilisation de la population  à cette cérémonie de la célébration  du 30éme  témoigne   de son attachement  à ce lycée . Comme pour dire que Arbollé considère depuis belle lurette   ce lycée comme un trésor à protéger comme la prunelle de ses yeux. A son tour, le président  du comité d’organisation Malick Ouédraogo  a demandé une minute de silence  en mémoire a feu Oumarou clément ouedraogo  digne fils de la commune de Arbollé   qui a œuvré pour l’implantation de cet établissement. Qualifié comme un homme attaché à son terroir  et à l’éducation de ses frères, le docteur en physiologie animale  à  en plus du lycée, fortement contribué à la vitalisation de l’école primaire publique de Arbollé  et à la construction du barrage de Ramissou.

Reconnaissance à un fils valeureux

Le tout Arbollé  salut la grandeur d’esprit  de ce valeureux fils  qui passait à leurs yeux comme le  père Noel , toute chose  qui a convaincu les autorités communales à inscrire son nom en lettre d’or dans l’histoire de la commune de cette commune  en donnant son nom au lycée . Voulant perpétuer les valeurs véhiculées   par l’illustre disparu,   la célébration de ce 30 eme anniversaire du lycée à en croire  le président du comité d’organisation  sonne comme un appel à l’ensemble des fils et filles de Arbollé à regarder dans la même direction et à  coaliser leurs forces  pour  participer au développement de leur chère commune.  Le Naba-Koom de Arbollé lui ,a salué l’idée de la célébration  de ce 30 eme anniversaire. Il a invité  les habitants de la commune à suivre l’exemple de  Oumarou Clément Ouédraogo.

   Des  problèmes  à résoudre

Naba Koom s’est adressé aux jeunes les invitant  à cultiver la recherche du savoir,  le mérite et le travail bienfait. Le gardien des coutumes a signifié que le savoir reste la première richesse, utile à l’être humain et à l’ensemble de sa communauté. Il a aussi invité tout le monde à la prière  afin de minimiser la nuisance des forces du mal. Si à partir de ce 30 novembre 2019 ce CEG de 2 classes en 1989  érigé en lycée en 2003 et  comptant 19 classes de nos jours porte le nom de Oumarou Clément Ouédraogo , il traîne pas mal  d’insuffisances  méritant une thérapie de choc notamment la réfection   des bâtiments , la construction d’une salle de professeurs digne de ce nom, l’implantation d’un forage et d’ un mur de clôture pour l’ensemble du lycée   .

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Commune de Arbollé : Le «  Baskougni », pour célébrer la fin de l’hivernage

L’édition 2019 de la fête de « Baskougni », célébrée chaque année à cette période pour marquer la fin de l’hivernage a eu lieu le 16 novembre 2019, précisément  dans le canton du Naba Koom de Ramessoum a Arbollé dans la province du Passoré.

Abandonner la daba après le labour des champs pour attendre tranquillement la récolte, c’est en  substance la signification de la fête de « Baskougni »  célébrée somptueusement  chaque année dans le  canton de Ramessoum à Arbollé. L’actuel chef du dit canton Naba Koom s’attache à la perpétuation de cet héritage que ses ancêtres lui ont légué.  Au regard de la mobilisation de la population et des réjouissances ce jour, on comprend aisément que le responsable du canton a l’onction de ses sujets. Ramessoum est fortement attaché à ses coutumes. Crépitements d’armes, chants et danses, applaudissements nourris,  ripaille à plusieurs endroits, tous les petits plats ont été mis pour faire cette de cette  fête un événement grandeur nature.

  Salutations et cadeaux  

Comme pour témoigner au chef leur entière allégeance au chef de canton, les habitants  qui franchissaient le palais du chef, s’agenouillaient  pour saluer le maître des lieux. Impeccablement habillé, assis majestueusement sur son trône, le chef recevait les salutations et les  cadeaux à lui remis.

Au nombre des invités, des autorités locales et administratives de la province, des hommes politiques, des personnes de ressources   venus traduire leur marque de respect et d’encouragement au garant de la tradition à Arbollé. Prenant la parole,  la vedette du jour a remercié les ancêtres  pour le bon déroulement de la saison pluvieuse et aussi témoigner sa reconnaissance pour  la quantité des récoltes visiblement, abondantes. Il a demandé  l’assistance et la  protection divine afin que les habitants du canton puissent  jouir tranquillement  des fruits de leur labeur.

 Vaincre les forces du mal

Devant la population et les invités Naba koom a exhorté aux ancêtres et à Dieu tout puissant d’accorder leur miséricorde  pour que le pays des hommes  intègres puisse vaincre les forces du mal semant  à plusieurs endroits  la mort et la désolation. Il a invité l’ensemble des fils et filles du pays à unir leurs forces   pour bouter les adeptes des tueries et de la violence hors de nos  frontières. Fait marquant,  la présence fort remarquée du maire de la, commune de Arbollé, Boureima Zangbé Ouédraogo et ses collaborateurs à cette fête. Comme quoi développement local rime avec la magnification de l’identité  culturelle  de chaque terroir.

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Exclusions pour sorcellerie au Passoré :  L’implication des autorités coutumières fortement recommandée

L’ONG National Démocratique Institude (NDI)  a organisé le mercredi 13 novembre 2019 à l’hôtel shalom de yako a abrité un atelier sur la promotion des droits humains, afférent  à la recherche de stratégies efficaces de lutte contre le phénomène de l’exclusion  pour allégation de sorcellerie.  L’atelier a été marqué par la présence des autorités administratives du Passoré notamment  le Haut-commissaire, Ousmane Balima, le directeur provinciale de la Femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Gaston Nassouri, des maires des communes et des préfets des départements. Étaient également présents des autorités coutumières et religieuses, des hommes médias, des forces de défense et de sécurité et la chargée de programme de l’ONG NDI, Rasmata Touré.

La province du Passoré  détient le triste record du fort taux de statistiques  des cas d’exclusions  pour allégation  de sorcellerie.  Les communes tristement célèbres de cette violation de la dignité humaine sont Arbollé, Pilimpikou, Samba, La-Todin, Kirsi et Bokin.  Les victimes sont soumis à un rite ancestrale appelée port de « siongo »  pour être désignées auteurs des décès    de leurs semblables.  En  cette année 2019, l’image de la commune de Samba a été écornée par des tueries d’au moins deux personnes suite au port du fameux Siongo. De la communication du directeur provincial de la femme, de la Solidarité nationale, de la Famille et de l’Action humanitaire, Gaston Nassouri,  il ressort que  12 personnes ont été exclues de leurs familles au cours de cette année 2019 dans la commune de Samba. La commune de Pilimpukou a enregistrée des exclusions de  80 femmes pour allégation  de sorcellerie en 2016.  Dans sa communication, le directeur provincial de la police du Passoré, Roger Yaméogo s’est étalé  sur les conséquences de l’exclusion sociale, les différentes lois qui sanctionnent les instigateurs des exclusions  et les peines qu’ils encourent.

 Mettre fin à l’impunité  

Des actions menées pour éradiquer le fléau, le DP de la femme a cité  la tenue de   5 plaidoyers de sensibilisations, l’organisation  des causeries-débats  et 13 médiations dans la province du Passoré  durant la période 2016 -2019.  Au nombre des difficultés , Gaston Nassouri a  relevé la précarité des conditions d’accueil  dans les 3  centres existant dans la province , le manque de moyens et l’insuffisance des actions de communications et surtout le manque de prises de sanctions contre les adeptes de  l’exclusion  etc.

  Impliquer les autorités coutumières

Les  actions menées  ressemblent à un coup d’épée dans l’eau au regard des complaintes des maires présents à la rencontre.  Impuissants, ils s’inquiètent  de  la  prégnance  de cette pratique moyenâgeuse qui sape la cohésion  sociale et le vivre ensemble  dans leurs communes.  Après des débats bien nourris, les acteurs   ont  souligné  l’impérieuse nécessité d’un fort engagement des autorités coutumières et leurs fortes implications  pour   contrer  cette honteuse violation des droits de l’homme. Les participants ont traduit leur engagement  à s’impliquer dans les activités déroulées  par le NDI  afin de bouter les allégations pour sorcellerie hors de la province du Passoré.

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Prix Eco-reportages : la 10ème édition lancée

N’hésitez pas à participer à ce concours francophone !

Christine Cognat

Journaliste

Présidente de REPORTERS SOLIDAIRES

Tél: +33 6 45 20 19 54

Email: christine.cognat@gmail.com

Site: www.reporterssolidaires.com

Participez à la 10 ème édition du concours Eco-Reportages

Vous êtes nombreux à réaliser des reportages au niveau local ou bien sur d’autres continents pour mieux faire comprendre les enjeux liés au changement climatique, à la perte de biodiversité… ; pour montrer et expliquer comment nos sociétés s’adaptent ou pas et luttent pour préserver un monde qui reste soutenable.

Depuis dix ans, le concours Eco-Reportages veut vous encourager à réaliser de tels reportages (presse papier, Web, radio ou vidéo) et propose 2 ou 3 prix destinés à des journalistes francophones, généralement des pigistes.

Au printemps 2020, le Club de la presse Drôme-Ardèche – qui a lancé et organise ce concours avec le soutien de fidèles partenaires – remettra deux prix de 1 500€ à des journalistes ou binômes de journalistes/photographes. Nous vous invitons à envoyer votre candidature pour cette 10ème édition concernant les reportages publiés/diffusés entre le 1er janvier 2018 et le 31 décembre 2019.

Le dossier de candidature doit être envoyé d’ici le 15 mars 2020 ; formulaire et règlement sont disponibles sur le site du Club de la presse : www.clubdelapresse2607.fr

Formulaire candidature 2020

Reglement 2020-1face

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Civisme en milieu scolaire à Ouahigouya :  CEFOC forme les délégués des lycées.

L’association Cercle d’étude et de formation civique (CEFOC) a organisé le samedi 23 novembre 2019, une formation à l’endroit des délégués des établissements d’enseignement du  secondaire de la ville de Ouahigouya.

 

L’incivisme ! un fléau qui prend des proportions inquiétantes dans notre pays. Le pire est que ce phénomène grandissant vient se greffer à d’autres difficultés compromettant la cohésion et le vivre ensemble. Le Cercle d’étude et de formation civique (CEFOC), fidèle à ses missions et à ses orientations organise depuis un certain temps des activités de sensibilisation en vue d’éradiquer le fléau et d’apporter sa touche à l’édification d’un Burkina meilleur.

Ces activités visent principalement la jeunesse de la commune de Ouahigouya. C’est dans cette logique et selon son plan d’action 2019 que CEFOC a tenu cet atelier de formation au profit des délégués d’établissements de la cité de Naba Kango sur le civisme et la réussite scolaire.

  Débats enrichissants

Quel impact du civisme sur une réussite scolaire ? ce fut la principale problématique développée au cours de ces échanges. Le facilitateur du jour, Raphael Ilboudo a débattu longuement   avec ses interlocuteurs  sur  toutes les facettes du civisme et ses corollaires. Etant élève quel comportement adopter afin d’avoir de meilleurs résultats scolaires ? Qu’entendons-nous par civisme ? quelle attitude adopter lorsqu’on se retrouve face à une situation de nature à détériorer le climat social, en déphasage avec les principes et valeurs de la société. Autant de questions que le facilitateur et les représentants des élèves dans les lycées de Ouahigouya se sont essayés à donner des réponses.

L’éducation par les paires

Parlant du choix du thème, le président du CEFOC, Rasmané Zoeteyandé explique sa pertinence« sans civisme il n’y a pas de réussite scolaire ». Pour lui , l’intérêt accordé par les élèves au thème, leur participation aux débats, certifient l’atteinte de l’objectif de cette formation. Il a invité chaque participant à être un exemple et un ambassadeur pour partager le bienfondé du civisme dans son établissement. Pour  Rasmané Zoeteyandé, l’attente du CEFOC est de voir les représentants des élèves inscrire la culture du civisme dans leurs programmes d’activités dans les établissements. L’éducation par les pairs est selon lui, la voie royale pour faire passer le message. CEFOC, promet-il ,  sera   au côté des délégués pour les accompagner   dans la quête d’une école respectueuse des valeurs de discipline, de réussite, de la bonne cohabitation, de la solidarité et du patriotisme.

« J’ai beaucoup appris »

Selon Sawadogo Rabiata en classe de 1ère A au lycée Municipal de Ouahigouya « c’est la première fois que je participe à une activité du CEFOC, j’ai beaucoup appris sur les notions de civisme, d’incivisme, de patriotisme, et le lien entre le civisme et la réussite scolaire. Je me servirai de ces connaissances pour sensibiliser également mes camarades à adopter de bons comportements gaz de meilleurs résultats scolaires.

»Ouarmé Amidou,  embouche la même trompette. « L’incivisme prend de l’ampleur, nous devons tout faire pour y remédier, pour réussir à l’école, un élève doit bien se comporter, c’est vraiment une chance pour moi d’avoir participé à cette activité du CEFOC ». Le premier responsable du CEFOC, Rasmané Zoeteyandé rappelle que cette formation est une action du plan d’action 2019 de sa structure, recevant un accompagnement du Laboratoire citoyennetés dans le cadre du programme d’appui à la décentralisation et à la participation citoyenne (DEPAC2) de la coopération Suisse au Burkina Faso.

Alceny Diallo ,  Faso-nord.info




CENI : Communiqué

Accréditations pour la couverture de la révision des listes électorales biométriques

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Cohésion sociale au Nord et au Centre-Nord : 50 ambassadeurs pour partager les bonnes pratiques.

 Ma différence , ta richesse : les 72 heures de la rencontre pour une fraternité humaine et un meilleur vivre ensemble » c’est le thème d’une formation organisée les 18 , 19 , 20 novembre 2019  par le Centre diocésain de communion de Ouahigouya en partenariat avec l’ONG OXFAM à l’intention de leaders religieux, de coutumiers , de  jeunes et de femmes venus des régions du Nord et du centre-Nord. Cette rencontre tenue au Centre Monseigneur  Louis Durieux de Ouahigouya a été marquée par un fort engagement des 50  participants à prêcher la cohésion sociale dans leurs localités .<iframe width= »560″ height= »315″ src= »https://www.youtube.com/embed/03_CMV5r0Kc » frameborder= »0″ allow= »accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture » allowfullscreen></iframe>

L’organisation de cette formation au bénéfice des représentants des jeunes , des femmes  et des représentants religieux et coutumiers   des régions du Nord et du Centre-Nord  est loin d’être un fait du hasard . « Le Burkina Faso subit dans ses  régions du Nord et du centre-Nord et du Sahel de nombreuses attaques terroristes entraînant de nombreux  déplacés et une crise humanitaire sans précédent .Ces attaques relèvent autant de l’incivisme , du banditisme ordinaire des populations de ces zones et de revendications fallacieuses de groupes radicaux provenant de contrées étrangères.

Du fait de la faible présence de l’Etat et des actes terroristes les populations de  ces zones voient leur liberté prise en otage » explique-t-on dans les termes de référence. Si on  enregistre de nombreux   cadres de concertations regroupant  universitaires , leaders coutumiers et religieux en vue de promouvoir la cohésion sociale , les organisateurs de cette formation estiment que certaines couches sociales comme les jeunes et les femmes sont faiblement  prises  en compte .

  Impliquer les jeunes et les femmes

Visiblement à cette occasion , les jeunes et les femmes  ont occupé une place de choix .  A  entendre le directeur de la radio Notre dame du Sahel , Abbé Victor Ouédraogo , il s ‘est agi au cours de ces 72 heures  de doter aux participants de connaissances sur les enjeux du déficit sécuritaire sur les relations humaines , de mettre à leur disposition d’outils concrets de promotion et reconstruction de la formation humaine et de les engager à la consolidation de la cohésion sociale dans leurs milieux de vie .

Avant d’aborder  la question de la différence , les participants ont d’abord relevé les différends maux qui minent la cohésion sociale à savoir  les nombreuses revendications sociales , la défiance de l’autorité de l’Etat , la mauvaise gouvernance , le manque de redevabilité dans la gestion des affaires publiques , l’incivisme grandissant chez les jeunes , la montée de l’extrémisme et la radicalisation etc. Pour le principal animateur du thème , Abbé Gabriel Kindo,  prête au diocèse de Ouahigouya exerçant au Petit Séminaire et intervenant  à la radio notre dame du Sahel à l’émission , dialogue   entre musulmans et chrétiens , il n’y a pas à cacher le soleil avec la main. « Certains problèmes auxquels nous sommes confrontés  résultent de nos différences mal assumées » soutient-il. Pour lui , il y a lieu d’accepter qu’il y a des différences d’individu à individu , au sein des membres de  chaque famille , de chaque groupe  social et de chaque entité  religieuse  .

      Cultiver l’harmonie dans la différence

 » Refuser l’existence de cette différence , c’est refuser l’existence de l’autre »  martèle Abbé Gabriel Kindo . Il faut nécessairement affirme-t-il  ,  faire en sorte que la différence soit une source d’enrichissement  pour son prochain , pour chaque division sociale et pour chaque entité religieuse . En un mot , voir la différence comme un lieu de rencontre plutôt que d’exclusion.   C’est ce  à quoi  ,  l’animateur de l’émission dialogue entre musulmans et chrétiens à la radio notre dame du Sahel s’est attelé durant les 72 heures de cette formation . De façon participative , les participants ont  relevé les pratiques qui différent  d’ une religion à une autre avant de se convaincre que chacun doit veiller à leurs respects scrupuleux. Selon le facilitateur,  de nombreux témoignages issus des échanges attestent que les participants ont bien compris cette exigence d’une culture de  la paix , de  l’harmonie dans la différence et la diversité  .

 » L’harmonie , c’est la conciliation des contraires , mais pas l’écrasement  des différences » a dit  Jean Cocteau . Abbé Victor Ouédraogo a  saisi la balle au rebond pour signifier que l’une des réussites   de ces 72 heures est d’avoir mis en débats  autour d’une même table des jeunes , des femmes , des leaders religieux et coutumiers. Il se convainc que les femmes,  les plus nombreuses , les plus présentes dans les familles ont un grand rôle à jouer dans la promotion de la cohésion sociale. Les jeunes étant les cibles privilégiés des radicaux et des extrémistes , Abbé Victor soutient qu’il est impératif d’asseoir des cadres de dialogue  où les jeunes bénéficieront des conseils et l’encadrement des personnes sages, expérimentées et averties.

     La patrie avant tout

Tour à tour les représentants de chaque groupe sont sortis  appréciés la pertinence du thème et des messages développés au cour de cette formation tout en traduisant leur engagement à les vulgariser. Abbé Victor Ouédraogo a attiré l’attention de ses interlocuteurs, leur signifiant que leur engagement  ne  devrait pas se   limiter aux murs du centre Louis Durieux mais se traduire en acte concret sur le terrain .

Le chef d’orchestre  de la radio notre dame du Sahel  a invité l’ensemble des acteurs à s’ériger contre les forces de l’intolérance  avilissant  la dignité humaine et la destinée humaine. Il a aussi informé que le centre diocésain  de communication  suivra   la mise en œuvre des engagements pris . Il a assuré de la disponibilité de sa  structure à accompagner les initiatives qui seront conduites dans les différentes localités .  En guise de conclusion le premier responsable de la radio Notre dame du Sahel à invité les leaders politiques et toutes  les  couches sociales à mettre en avant la patrie, à magnifier la cohésion sociale , la solidarité , l’acceptation de l’autre , à  faire  preuve  de responsabilité   en tout temps ,   en tous lieux et en toutes actions  .

Faso-nord.info




Communiqué de l’ONG EDUCO sur les 30 ans de la convention relative aux droits de l’enfant:

 BEAUCOUP D’ENFANTS NE CONNAISSENT PAS ENCORE LA CONVENTION RELATIVE AUX DROITS DE L’ENFANT

L’ONG Educo rappelle aux États l’engagement qu’ils ont pris de faire connaître ce document.

Les états signataires de la convention relative aux droits de l’enfant se sont engagés à protéger les droits de l’enfant et de faire connaître ce texte à la population y compris les enfants eux-mêmes. Pourtant, au regard des résultats de certaines études, ce document important qui se veut un référentiel des droits de l’enfant a toujours besoin d’être vulgarisé.

En effet, selon les résultats du rapport de l’étude « Small VoicesBig Dreams »*, réalisée par les ONG membres de l’alliance ChildFundauquel ont participé 5500 enfants âgés de 10 à 12 ans provenant de 15 pays dont le Burkina Faso,49,8% des enfants ne connaissent pas la Convention relative des droits de l’enfant. Cette situation peu reluisante interpelle fortement les Etats et les organisations de protection de l’enfant dont Educo en tant qu’ONG de développement et d’action humanitaire. En réalité, bien que l’article 42 de la Convention exige des États qu’ils diffusent largement les droits de l’enfant, et ce dans l’ensemble de la société, et bien que des actions soient menées dans ce sens, des efforts restent encore à faire pour que tous les enfants aient connaissance le texte qui encadrent leurs droits et sa portée.

Educo qui travaille pour les enfants et pour la défense de leurs droits,voudrait à l’occasion des 30 ans de la convention, rappeler aux différents gouvernements signataires, l’engagement qu’ils ont pris de faire connaître cette convention.

Le rapport « Small VoicesBig Dreams »révèle également qu’au Burkina Faso le pourcentage des enfants du milieu rural qui ignorent l’existence de la CDE est presque le double de ceux du milieu urbain, respectivement 41,3% et 21,4%. Pour Edouard Junior NDEYE, Directeur pays de Educo au Burkina « les enfants vivant dans les pays où il y a plus d’inégalités ont le droit de connaître eux aussi la convention et les enfants vivant dans des contextes d’insécurité ont besoin que leur droit soit défendus.Dans ces contextes, ils sont les premiers à être touchés par toutes sortes d’injustices. Si nous voulons parvenir à des sociétés plus justes et plus équitables, il est primordial que nous connaissions toutes et tous les droits de l’enfant et les respectons. Mais il nous faut agir maintenant pour assurer à tous ces enfants, en particulier les plus vulnérables des zones d’insécurité, la pleine jouissance de leurs droits ».

Même si les enfants ne connaissent pas la Convention, ils sont parfaitement conscients de leurs droits, comme l’affirment 71% des enfants interrogés selon l’étude. Cependant, 4 enfants sur 10 (39,2%) estiment que les adultes ne connaissent ni ne respectent leurs droits. Le respect des droits de l’enfant passe avant tout par la connaissance des documents y afférent. Les adultes ne peuvent prétendre pouvoir protéger un enfant s’ils ignorent l’existence des textes qui régissent les droits de l’enfant. L’ensemble de la société se doit de connaîtredonc ces textes si nous ne voulons pas qu’ils restent lettres mortes. Toujours selon l’étude,la moitié des enfants (49,7%) considèrent que les adultes n’écoutent pas non plus leur opinion sur les questions qui sont importantes pour eux.

Pour le Directeur pays de Educo, « la défense des droits de l’enfant commence par le fait de les écouter et de considérer leurs opinions. C’est pourquoi il est indispensable de promouvoir leur participation aux décisions qui les concernent et cette participation n’est possible que si les enfants sont informés qu’ils ont le droit de s’exprimer et de dire ce qu’ils pensent, comme le prévoit la convention ».

En ce 30e anniversaire Educo lance un vibrant appel à tous les gouvernements des pays ayant ratifié la convention, en particulier ceux des pays à fort défis sécuritaire à plus d’engagement pour la vulgarisation et la réalisation des droits de l’Enfant.

*Accédez au rapport complet Small VoicesBig Dreams 2019, en espagnol, anglais et français sous le lien suivant : http://www.smallvoicesbigdreams.org

Small VoicesBig Dreams

Small VoicesBig Dreams est une initiative qui implique l’ensemble des membres de ChildFund Alliance. Notre objectif est de faire entendre la voix des enfants sur les questions qui les concernent directement. Cette édition 2019 rassemble les opinions de près de 5500 enfants sur la violence exercée à leur encontre. Les enfants interrogés sont issus d’univers géographiques, de conditions de vie et de traditions culturelles très diverses. Ils proviennent de pays aussi variés que le Brésil, le Burkina Faso, le Canada, l’Équateur, le Ghana, le Honduras, l’Inde, le Mexique, le Nicaragua, la Corée du Sud, la Suède, la Nouvelle-Zélande, la Thaïlande et le Vietnam.

Educo

Educo est une ONG de coopération globale au développement et d’action humanitaire. Nous agissons dans 13 pays depuis plus de 25 ans en faveur des enfants et pour la défense de leurs droits, et tout particulièrement le droit de recevoir une éducation équitable et de qualité. Nous travaillons avec les enfants et leur entourage pour promouvoir des sociétés justes et équitables qui garantissent leurs droits et leur bien-être. Nous voulons construire un monde où chacun d’entre nous puisse jouir pleinement de ses droits et mener une vie digne. 

ChildFund Alliance

Fondé en 2002, ChildFund Alliance est un réseau global regroupant 11 organisations de développement centrées sur l’enfance. Nous soutenons près de 13 millions d’enfants et de familles dans plus de 60 pays. Nous travaillons pour mettre fin à la violence et à l’exploitation dont les enfants sont victimes, et luttons contre les situations de pauvreté et les causes profondes qui les empêchent de réaliser pleinement leur potentiel. ChildFund Alliance agit en partenariat avec les enfants et leurs communautés pour créer un changement durable et encourager leur participation significative aux décisions qui les concernent.

Educo Burkina

 




Lycée Batonon de Samba : Eddie Komboigo renforce l’œuvre de son père  

Le village de Batonon a célébré le vendredi 08 novembre 2019 la réception officielle de ses nouvelles infrastructures à savoir trois bâtiments comportant chacun 2 classes et une bibliothèque , réalisés par le président du CDP , Eddie Komboigo .

 

 

 

 

Ces 6 nouvelles classes  vont contribuer à renforcer  la capacité d’accueil de ce lycée et c’est tout naturellement que la population de la commune de Samba s’est mobilisée  pour remercier le donateur Eddie Komboigo . En investissant dans ce lycée, le patron du CDP , poursuit l’œuvre de son géniteur François Xavier Goulwindin Komboigo qui avait posé la première pierre de ce lieu d’acquisition du savoir.

Yembila Dominique Komboigo, président des parents d’élèves a apprécié le geste de leur « fils prodige » , arguant que l’engagement de Eddie  à poursuivre l’œuvre de son père  est un acte admirable et honorable. Le maire de la commune de Samba , Michel Ylly a aussi couvert  le donateur de louanges , invitant tous les fils et filles de la localité à faire de ce lycée un creuset du savoir et le lieu du renforcement  du capital humain au bénéfice de la commune .

Que d’autres fils de la localité s’en inspirent  

Le préfet de Samba , Evence Balima a pour  sa part invité les bénéficiaires  à bien profiter des infrastructures et à bien les entretenir. Il a souhaité que l’action d’Eddie Komboigo serve d’exemple à d’autres fils de la localité .  « Le lycée de Batonon est d’autant plus significatif qu’il est doublement le fruit d’un homme avec son père, tous acquis à  la cause de l’épanouissement humain. Il mérite entretien, préservation et pérennisation », a indiqué pascal komboigo, représentant des parrains. Véritablement attaché à la vie de ce lycée , le président du CDP a remis au proviseur une somme de 500 000 FCFA pour l’achat de fournitures scolaires et de manuels au profit des  691 élèves et des 18 enseignants.     

D’autres problèmes à résoudre

Quant aux problèmes relevés par le représentant des élèves, Apollinaire Konkonbo  notamment le faible équipement de la bibliothèque , l’insuffisance des tables-bancs et la non électrification des locaux  , Eddie Komboigo a promis de les résoudre . Ouvrant une parenthèse sur la situation nationale par rapport au recrutement des volontaires pour participer à la lutte contre les terroristes   sur ordre du président du Faso , Eddie Komboigo propose qu’on fasse appel aux forces de défense et de sécurité admis à la retraite au cours de ces trois dernières années . Il souhaite également qu’on libère les prisonniers  pour les amener au front du combat .    

Faso nord info




Nouvelle école de Dakola au Passoré: Finie la galère des enseignants et des élèves . 

Le village de  Dakola dans la commune de samba, province du Passoré a vu l’inauguration de sa nouvelle école le samedi 09 novembre 2019 . Construite grâce à un financement de la République de chine , l’inauguration de cette infrastructure éducative a été placée sous le parrainage du 1er vice-président de l’Assemblée nationale , Me Benewendé Sankara , représenté à la cérémonie par le député Halidou Sanfo.

 

 

 

 

72 heures de deuil national  oblige pour cause de tueries de 39 travailleurs de la société  minière SEMAFO  , cette cérémonie d’inauguration a été sobrement organisée. Comme pour réaffirmer leur attachement  à ce pays  , à l’intégrité de son territoire  et à une  vie paisible entre les citoyens , les invités de cette cérémonie d’inauguration ont entonné l’hymne national, devant un drapeau en berne .

 Après ce temps de  communion  , place aux interventions des bénéficiaires marquées par celle  de Teng-Soaba du village de Dakola  et le président du comité d’organisation , Romual Zongo .  Avec cette nouvelle  école  entonne Romual Zongo   , les paillotes dans lesquelles se débrouillaient les enseignants et les élèves  sont à ranger aux oubliettes .  » C’est aussi la preuve que nous ne sommes pas oubliés » se réjoui-t-il .

  Des plaques solaires pour électrifier

D’une école de fortune ,  enseignants et élèves disposent désormais d’infrastructures de qualité: une école de trois classes équipées , un bureau pour enseignants, alimentés par des plaques solaires  et des toilettes externes . Le directeur provincial de l’éducation préscolaire , primaire et non formelle du Passoré , Saga Clément Ouédraogo et le maire de la commune de Samba Michel Il y ont tous témoigné leur reconnaissance au gouvernement burkinabé et à la République de Chine pour l’érection de cet outil de combat contre l’ignorance dans le village de Dakola . Ils ont invité les parents à s’impliquer dans la gestion des infrastructures et à veiller à l’inscription   massive des élèves.  

Combattre l’analphabétisme et l’ignorance

Le député Halidou Sanfo a au nom du parrain invité les habitants de Dakola a participé  à l’animation des activités scolaires . Pour lui,  l’inauguration de cette infrastructure témoigne de la volonté des dirigeants actuels du pouvoir à combattre l’analphabétisme et l’ignorance. Il dit être convaincu que  la victoire sur les forces du mal , passe également par une population  instruite, éclairée , non manipulable . IL a profité de l’occasion  pour lancer un appel à l’unité  pour la défense du territoire national  et au discernement pour ne pas tomber dans les pièges de certains oiseaux de mauvais augures.

Faso nord info




Communiqué CENI : Résultats définitifs des opérateurs de Kits

 

Cliquez sur le lien pour télécharger  

1 -Résultat_définitif__opk_extérieur_bf

2-Résultat_définitif_320_sup 

3- Résultat_définitif_5000_opk_intérieur_bf

 




Fédération nationale du théâtre au Burkina Faso : 3 missionnaires pour rehausser l’image du théâtre au Nord

La Fédération nationale du théâtre au Burkina Faso a mis en place le dimanche 10 novembre 2019 , sa section de la région du Nord . C’était en présence des membres du bureau exécutif national , conduits par Kira  Claude Guingané , secrétaire général au sein du  bureau exécutif national, directeur général de l’espace culturel Gambidi  et des acteurs du théatre dans la région du Nord.

 

 

 

Adama Ganamé coordonnateur, Patrice Belem, secrétaire général, Issifou Bissiri, Trésorier , ce sont les trois membres chargés de piloter les activités de la Fédération nationale du théâtre dans la région du Nord . A entendre, kira  Claude Guingané , la section régionale se chargera de répertorier les différentes troupes et compagnies théâtrales existant dans la région du Nord , de susciter la réflexion avec les acteurs afin de donner une orientation et des contenus innovants aux activités théâtrales , de  mettre en œuvre les activités venant du bureau exécutif national etc. .

Au sujet du manque de moyens pour exécuter les tâches  , le SG du bureau exécutif national ne se fait guère de soucis . « Le problème des moyens est lié à l’inorganisation , il y a des financements dormant à certains endroits, mais pour en profiter, il faut être organisé et c’est  ce à quoi nous nous attelons  » a fait comprendre Claude Guingané . Il informe que la Fédération nationale du théâtre du Burkina Faso existe d’une façon informelle depuis 2015 à l’initiative de certains ainés . Elle s’est conformée à la loi par l’obtention de son récépissé au cours de l’année 2019 a l’issue d’une assemblée générale  marquée par la mise en place d’un bureau fort de 07 membres pour un mandat de trois ans ,renouvelable une fois.

  Après le Centre et les Hauts-Bassins , le Nord

Précurseur d’activités culturelles dans la région du Nord , Germain Ouédraogo , directeur de l’Agence pour la Relance culturelle  et  Artistique Nationale ( ARCAN) est chargé  des relations publiques au sein du bureau exécutif . C’est lui qui a facilité la mise en place de cette section régionale du Nord , après celles du Centre et des Hauts-Bassins . L’ambition de la fédération est d’installée des sections dans les 13 régions du pays. Se voulant précis , Claude Guingané soutient que la Fédération est l’outil pour promouvoir l’union solidaire des artistes de théâtre , le partage  et la transmission des expériences , la défense de leurs intérêts communs et des principes et des objectifs partagés .

 Un statut pour l’artiste

Au nombre des grands combats de l’heure, Claude Guingané cite la poursuite des actions pour aboutir à la mise en place du statut de l’artiste , des plaidoyers dans le sens d’une révision à la baisse du  régime fiscal imposé aux troupes théâtrales , une réflexion autour de la grande manifestation des acteurs du théâtre notamment le Lompolo  »  pour mieux l’intéresser à l’ensemble des acteurs évoluant sur le territoire national .  Accueillant à bras ouvert et soulignant l’importance de mettre en place la section du Nord, les acteurs présents à la rencontre ont invité le nouveau bureau  à  l’action au regard des nombreux défis à relever. Ils ont fait savoir à  leurs représentants  de la section régionale  qu’ils doivent travailler pour l’intérêt de tous en non surfer pour chacun sa  chapelle. Adama Ganamé le coordonnateur régional et ses deux compagnons disent mesurer l’immensité des attentes  et ils se serreront les coudes pour les relever  . Ils ont promis qu’ils feront appel à toutes les compétences disponibles dans la région du Nord dans la mise en œuvre de leur programme d’activités.

Faso-nord.info