Célébration en différée de l’enfant africain au Yatenga : Mieux se pencher sur les enfants dans un contexte d’insécurité 

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La Journée de l’Enfant Africain JEA a été célébrée en différée ce samedi 6 juillet 2019 dans la province du Yatenga. Sous l’impulsion du consortium des associations et structures déconcentrées en partenariat avec l’ONG Educo, cette  29e journée a été communiée  sous le thème national : « Action humanitaire dans un contexte d’insécurité  au Burkina: défis de la prise en compte des droits de l’enfant ».  

 

 

 

 

«  Qu’avons-nous fait pour être dans cette situation? Comment pourrons nous jouer, nous amuser si nous savons que quand la pluie se prépare et que  où  nous dormons,  l’eau rentre? Comment allons-nous devenir des adultes responsables dans une telle situation » telles sont les lamentations de Ibrahim Zongo,  président du parlement des enfants du Yatenga. Devant des milliers de scolaires ce samedi 6 juillet 2019 au stade municipal de cité Naaba Kango, ces cris ont interpellés  plus d’un.

Depuis le mois de mai  2019, ils sont  57 337 enfants  privés  de leurs droits à l’éducation pour  cause de la fermeture de 1690 écoles suite à la situation d’insécurité. Au Yatenga, ils sont 690 enfants issus des écoles fermées. En mémoire des enfants de Sowéto assassinés en 1976 , la date du 16 juin est commémorée depuis 1991 au Burkina Faso. Une occasion pour interpeller les autorités politiques et administratives sur la situation que les enfants vivent à travers le monde .

Une célébration à sa juste valeur depuis 4 ans au Yatenga

Selon le président du consortium des organisateurs, Leonard Konsi Savadogo,  directeur provincial de la Femme , de la famille , de la Solidarité nationale et de l’Action humanitaire  du Yatenga,  cette  initiative est très louable car elle permet de marquer une  halte pour faire l’état des lieux sur la situation des enfants de la province. Membre du consortium, il a  félicité  tous ceux qui se battent pour tenir le  pari de la lutte pour la promotion des  droits de l’enfant . 

Et comme le rappelle  ce slogan : « Quelle complémentarité et synergie d’actions pour un environnement plus protecteur et une éducation effective de nos enfants », cette célébration au-delà de son aspect souvenir permet de resserrer les rangs  pour une meilleure promotion des droits de l’enfant . Pour le Haut commissaire de la province du Yatenga,  SENI Kabou  la situation humanitaire se dégrade de plus en plus avec le contexte d’insécurité.

Les droits les plus menacés sont principalement ceux liés à l’éducation, à  la santé, au logement et à la protection sociale.  Si des efforts sont faits de la part du gouvernement pour répondre à cette préoccupation, il faut encore que toutes les couches de la société  accompagnent les actions de l’autorité a plaidé Mme le Haut commissaire du Yatenga. La première adjointe au maire  de Ouahigouya, Sangarba Djénéba a à son tour souligné la vulnérabilité des enfants d’où son invite  à prendre en compte cet aspect des enfants. « Nous avons le devoir de protéger les enfants car c’est eux l’avenir » a-t-elle soutenu. En rappel le consortium est composé de la direction provinciale de la femme, a travers son service protection de l’enfant et de l’adolescent, la direction régionale du travail, la direction provinciale de l’éducation , le district sanitaire de Ouahigouya, la mairie , SOS enfant, Tabital Lobal , AMMIE; ASED, AJBFB, Iles de bonheur et l’ONG Educo.        

 

Faso-nord.info       

                   

              

 

 

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