CHU de Ouahigouya : Le service de médecine générale privé d’électricité

Le service de médecine du Centre hospitalier universitaire de Ouahigouya végète dans le noir depuis plus de 8 jours. Un dysfonctionnement qui plonge les agents de santé et les malades hospitalisés dans un véritable calvaire. Face à l’obscurité et à la chaleur insupportable dans les salles d’hospitalisation, certains accompagnateurs utilisent des batteries de fortune pour se procurer une certaine commodité. Le DG du CHR  Henri Ouaba.jpg  Les autorités chargées de la gestion de l’hôpital tardent à Leur sortir du pétrin. Les multiples annonces de l’arrivée d’une équipe pour la réparation sont vaines. Là où le bât blesse, le système d’électrification   présente des défaillances bien avant sa mise en fonctionnement. Les travaux n’ont pas été exécutés dans les normes par l’entreprise attributaire du marché. Interpellée à plusieurs reprises, elle   a refusé de revoir son travail.   Conséquence, tous les services de l’hôpital vivent à certaines périodes ces coupures intempestives d’électricité. Le groupe électrogène du CHR abonné aux pannes récurrentes n’arrive pas à suppléer aux défaillances du système d’électrification.  Les appareils dans les différents services tombent fréquemment en panne à cause des coupures d’électricité.  Sans résoudre ce problème structurel de cette structure sanitaire, qui avait le statut de Centre hospitalier régional, on l’érige tout dernièrement lors d’un conseil de ministre en centre hospitalier   universitaire. C’est comme si on se plaisait à enfoncer ce lieu qui se voulait de référence de prise en charge des malades dans ses problèmes. N’attend-t-on pas mis les charrues avant les bœufs ? En plus de la défectuosité de son système d’électrification, il y a l’insuffisance criarde des lits d’hospitalisation en pédiatrie, l’absence de certains services dans l’enceinte de l’hôpital. C’est dire que cette structure sanitaire est un centre hospitalier universitaire que de nom.  Certains comportements de nos autorités ressemblent à un mépris à l’endroit de la population. Lors de l’arrivée du premier ministre le vendredi 06 novembre dernier, on a déployé les grands moyens pour parer à l’éventualité d’une coupure d’électricité pendant la conférence sur le programme national de développement économique et social (PNDS). On ne comprend pas pourquoi on ne fournit pas les mêmes efforts   quand il s’agit des pannes au CHU où ce sont des vies humaines qui sont en jeu. Combien de malades sont morts pour des problèmes d’oxygénation, liés aux coupures d’électricité ? On a cru qu’après cette insurrection populaire, les actions des nouvelles autorités allaient s’orienter dans le sens de la résolution des préoccupations des populations à la base. Mais hélas, le populisme, l’apologie du culte de la personnalité, la poursuite des intérêts égoïstes ont toujours pignon sur rue. La rupture   dans la gouvernance au Burkina est un leurre.   Lors de sa conférence sur les acquis de l’insurrection populaire, un des militants du comité de défense des acquis de l’insurrection a traduit son indignation en indexant, un haut responsable au sommet de l’Etat où dans sa résidence un puissant groupe électrogène démarre automatiquement à la moindre coupure de l’électricité fournie par la SONABEL, pendant que   celui du CHR, très vétuste est permanemment en panne. Il dit être ulcéré   de voir cette utilisation des populations pour se hisser à un certain niveau afin de vivre dans l’opulence que de travailler à satisfaire les aspirations de la masse

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