CHUR de Ouahigouya : Le Syndicat s’enrage contre les pannes des appareils et le mauvais management du directeur général

 

Depuis plusieurs mois le Centre Hospitalier Universitaire Régional de Ouahigouya (CHUR/OHG) traverse une situation inquiétante. Cela a fait l’objet de plusieurs interpellations de la part du SYNTSHA  et même des  parutions dans les journaux. La sous-section SYNTSHA du CHUR/OHG voudrait à travers cette déclaration éclairer l’opinion publique sur les conditions de vie et de travail qui prévalent actuellement au CHUR/OHG. En rappel le Centre Hospitalier Universitaire Régional de Ouahigouya (CHUR/OHG) est la structure de référence sur le plan sanitaire couvrant toute la région du nord, mais reçoit aussi des malades venant des autres régions frontalières.

De cette situation inquiétante, qu’en est-il exactement?

 Des conditions de vie et de travail:

Les coupures d’eau demeurent fréquentes impactant négativement la qualité des soins surtout dans le contexte de pandémie à coronavirus ;

Les coupures d’électricité sont toujours fréquentes avec pour conséquences l’endommagement des appareils  et des incendies ;

Les équipements biomédicaux sont pour la majorité en panne depuis des mois (comme par exemple la table télécommandée du service d’imagerie médicale depuis près de 08 mois, l’échographe près d’une année, et  depuis 02 mois le service d’imagerie ne peut plus faire le moindre examen mettant les malades surtout hospitalisés dans un calvaire impossible car obligés de se déplacer dans les cliniques de la place avec le concours des taxis moto avec des risques d’aggravation des lésions)  ;

La non fonctionnalité de la buanderie couplée à des pannes récurrentes des autoclaves depuis près d’un an obligeant les malades à payer des champs et des blouses à usage unique à des couts exorbitants pour se faire opérer ;

Le service de laboratoire pour des raisons de climatisation, de pannes d’appareils ou  de ruptures de réactifs et consommables, fonctionne à peine (d’où l’impossibilité de réaliser certains examens élémentaires comme par exemple la numération formule sanguine, glycémie, créatininémie, azotémie, …) ;

Des équipements acquis par le ministère de la santé et livrés au CHUR depuis plus d’une année ne sont toujours pas fonctionnels sans qu’on ne sache pourquoi (automate de biochimie, d’immunologie, d’électrophorèse, panoramique dentaire, table orthopédique, …);

En Odontostomatologie, sur les trois fauteuils dentaires, un seul fauteuil est dans un état acceptable ;

Des ruptures fréquentes en médicaments au niveau du dépôt pharmaceutique influençant négativement la politique de gratuité ;

L’absence de grand magasin central pour la pharmacie maintes fois dénoncée par le SYNTSHA, et qui n’a jamais été pris en compte a conduit à une perte énorme de plus de cinquante millions causée par l’incendie de la pharmacie ;

La transformation du Centre Hospitalier Régional en Centre Hospitalier Universitaire Régional peine à voir le jour : la construction des locaux et l’équipement ne sont toujours pas effectifs après plus de trois ans.

Du management proprement dit:

La gestion du DG Bassidou décriée

Depuis la prise de fonction du Directeur Général actuel, le constat qui se dégage est le manque de projection, de collaboration, de transparence, d’équité et de justice  dans toute sa gérance. Une situation que le SYNTSHA n’a jamais manqué d’attirer son attention.

On peut noter :

  • Un manque de collaboration franche avec les autres membres de l’équipe de direction, ce qui a eu pour conséquences de nombreux départs au sein de l’administration (DRH, DSG, DAF, Secrétaire Particulier,….), la lenteur dans le traitement des dossiers (appel d’offres, contrats de prestations, salaires, primes de motivation, avancements, frais de mission,…).
Des appareils qui ne servent à rien dans la qualité des soins

A titre illustratif les primes de motivation du troisième trimestre et du quatrième trimestre         2019 ainsi que celles du premier  trimestre  2020 restent jusqu’à l’heure impayés en ce qui concerne la part «  gratuité des soins » et pour cause, jusqu’à présent les données concernant cette gratuité des soins n’ont pas encore été saisies (9 mois après) ; allons-y comprendre ! Cette situation a même été évoquée par une équipe de l’inspection du ministère de la santé, au cours de laquelle nous avons suggéré la nécessité de résoudre au plus vite cet état de fait, même si cela devrait passer par le remplacement des éléments de cette direction, ou le remplacement pure et simple de toute l’équipe de direction s’il le faut, pour permettre au CHUR de fonctionner au mieux dans l’intérêt des populations .

  • Un manque d’équité et de justice dans la gestion du personnel ; nous voulons pour preuve, les coupures illégales et arbitraires des salaires des  travailleurs du mois d’octobre et de novembre 2019. Tenez-vous bien, sur un total de plus de 400 agents que compte le CHUR, 76 agents (dont 74 paramédicaux, un médecin représentant du syndicat des médecins et un gestionnaire des hôpitaux aussi représentant du syndicat des administrateurs des hôpitaux) ont subi les coupures à partir d’une liste que le DG seul a fabriqué dans son bureau (si l’on s’en tient à la liste affichée par celui-ci);  c’est ainsi que l’on verra sur les bulletins de salaire, « retenue pour grève » ; de quel grève le DG parle-t-il? Il se contredira lorsqu’ il afficha la liste des agents ayant subi les coupures, où il mentionne « coupure pour non-participation aux recouvrements » ; comment peut-on couper le salaire d’un agent de santé pour un rôle qui n’est pas le sien, étant entendu que l’agent de santé ne s’occupe pas du recouvrement mais des soins.

C’est la preuve que le seul critère qui a prévalu pour la retenue des salaires est l’appartenance à un syndicat ;

  • Que dire des lettres d’explications adressées directement par le DG à des travailleurs sans que  leurs supérieurs  hiérarchiques immédiats ne soient informés.
  • Autre fait marquant et récent qui traduit toute la mal gouvernance du DG est la mise à disposition illégale et arbitraire de deux attachés de santé en psychiatrie à la direction régionale de la  santé du Nord (DRS/Nord), qui d’ailleurs n’a jamais exprimé le besoin, pour réemploi avec la complicité du Chef de Service en la personne du Dr NANEMA Désiré. Cette mise à disposition arbitraire s’est faite avec un certain acharnement et d’incohérences de la part du Directeur General. Sinon, comment comprendre que  la note de mise à disposition signée le 26 février 2020, parvienne aux intéressées le 31 mars 2020 (soit plus d’un mois après) suivi trois(03) jours après, d’une cessation de service  signée du 30 mars 2020. L’acharnement s’est poursuivi par l’exclusion de leurs noms du programme d’astreinte du mois de mars 2020 alors que les intéressés n’avaient pas été notifiés par une quelconque note de mise à disposition encore moins une note de cessation. A l’heure actuelle nos deux camarades, régis par les dispositions de la Fonction Publique Hospitalière (FPH) ont été reversés à la solde dans un mépris total des textes réglementaires.
Le SG du SYNTHSA CHUR Ouahigouya

Comment comprendre que c’est au moment où le service reçoit beaucoup de patients liés surtout au contexte d’insécurité, de terrorisme et de COVID19 qu’on décide de se séparer de deux  Attachés de santé en psychiatrie sur un total de quatre(04)? Bref, on ne peut finir de décrire les nombreuses insuffisances criardes observées quotidiennement et à tous les niveaux qui mettent en mal le climat social, la gouvernance, la motivation du personnel, la communication compromettant ainsi le fonctionnement optimal de cet hôpital. Face à cette situation inquiétante au CHUR de Ouahigouya, les travailleurs de cette structure à travers leurs représentants ont interpellé à plusieurs reprises la Direction Générale, le Président du Conseil d’Administration (PCA) et tout récemment le Gouverneur de la Région du Nord. 

Nous voulons à travers cette déclaration :

  • attitrer l’attention des autorités administratives et politiques de la Région du Nord, sur le climat délétère qui prévaut actuellement  au sein du CHUR;
  • prendre à témoin l’opinion publique sur les nombreux maux vécus par cet hôpital de référence qui impactent négativement sur son fonctionnement;
  • et interpeller les plus hautes autorités régionales et nationales afin que des solutions diligentes puissent être trouvées.

Le SYNTSHA reste attaché à son orientation qui est de lutter pour l’amélioration des conditions de vie et de travail dans nos structures de santé, pour une meilleure prise en charge des populations.

Ampliations :

  • UR/CGT-B / NORD
  • SYNTSHA / BN 
  • SYNTSHA /Section Yatenga
  • PRESSES

Pour la sous-section CHUR / OHG

Le Secrétaire Général

Cde Ablassé OUANGRAOUA

Chevalier de l’ordre de mérite

Contact : 70645433 / 78844883

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faso nord.info

Journal en ligne (site web) d’informations en ligne pour les citoyens Burkinabè et de la diaspora E-mail: fasonord@gmail.com Téléphone : 60 61 81 41/78 92 87 88 Siège : Ouahigouya /Région du Nord/ Burkina Faso

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