Collaboration civilo-militaire : L’association TABITAL LOBAL apporte sa touche au Yatenga

Les FDS présents à la conférence publique initiée pas TABITAL LOBAL

La salle de fêtes de la mairie de Ouahigouya a été le point de convergence des civils et forces de défense et de sécurité ce mardi 28 juillet 2020. Et pour cause ? C’est l’association Tabital Lobal qui a initié une conférence publique afin de rétablir la confiance entre population civile et forces de défense et de sécurité (FDS). Cette rencontre de raffermissement des liens entre civils et corps habillés a été présidée par madame le Haut-commissaire du Yatenga Aminata Tarnagda qui avait à ses côtés la conseillère technique du gouverneur de la région du Nord. Cette activité s’inscrit dans la mise en œuvre du projet d’appui à amélioration de la confiance entre entre les populations civiles pour la paix et la cohésion sociale (COPAC) conduit par Tabital Lobal dans les communes de Ouahigouya , Kain et Thiou sur une durée de 6 mois avec l’appui financier et technique de l’Organisation Internationale pour la Migration (OIM).
« Les stratégies de collaboration pour instaurer la confiance entre populations civiles et F.D.S dans le contexte sécuritaire du Burkina Faso.» Tel était le thème principal de cette conférence publique organisée par Tabital –Lobal avec l’appui financier de l’Organisation internationale des migrations (O.I .M). A en croire Mme le Haut-Commissaire du Yatenga, les victimes de l’extrémisme violent sont enregistrées aussi bien dans les rangs des F.D.S que des civils d’où la nécessité de travailler ensemble, de conjuguer les efforts pour combattre ce phénomène et par ricochet le terrorisme. C’est du reste l’avis de Mme Djéneba Sodré/ Sangarba, présidente de l’association Tabital-Lobal pour qui « aucun développement n’est possible sans la paix, la cohésion sociale, la tolérance et l’acceptation des différences entre communautés ».


Sécurité, souveraineté, intégrité

Le communicateur de l’armée a mis au clair certaines zones d’ombre de la collaboration civilo-militaire


Pour examiner minutieusement ce thème central, deux communications ont été livrées aux participants. La première qui a porté sur les rôles et missions des F.D.S : quelle passerelle de collaboration avec la population » fut développé par le capitaine Aboubakar Coulibaly du centre des opérations .Pour le juriste-capitaine , les militaires et paramilitaires ont pour missions entre autres de garantir la sécurité, la souveraineté et l’intégrité du territoire national , de participer au développement socio-économique du pays , de maintenir l’ordre public et d’exécuter les mesures relatives à la sureté de l’Etat et des institutions . Si ces missions régaliennes contribuent au bien-être des populations, il reste que la collaboration civilo-militaire rencontre des difficultés.


Mécanismes de collaboration

Le présidium communicateurs et modérateurs


Selon Coulibaly, ces anicroches sont liées à la phobie des hommes en armes, au manque de réactivité des F.D.S aux sollicitations et à l’absence de cadres de collaboration entre les deux entités. C’est pourquoi le facilitateur propose des mécanismes de collaboration. Au nombre de ces stratégies, poursuit-il, il mentionne l’intégration dans notre système éducatif des modules de formation à la citoyenneté, les rôles et responsabilités des F.D.S et populations en matière de sécurité, le renforcement du lien armée –nation à travers les actions civilo-militaires (ACM), la protection des agents de renseignement ou informateurs et la sensibilisation et coordination de l’action des Volontaires pour la patrie (V.D .P). Les échanges ont été passionnants à l’issue de la communication, signe que les participants ont suivi avec attention.


Lien entre citoyenneté et extrémisme violent

la coordinatrice de TABITAL LOBAL , Djénéba Sodré née SANGARBA


En clair, l’on retient que la négligence des éléments ci-dessus conduit à l’extrémisme violent, à la radicalisation et au terrorisme. Voilà pourquoi la deuxième communication a pour titre : citoyenneté –extrémisme violent et collaboration civilo-militaires. Issifou Bissiri par ailleurs président du Festival Rakiré a eu la lourde charge d’éclairer la lanterne des participants sur ce sujet. D’entrée de jeu, le communicateur fait savoir que le citoyen est celui qui appartient à une nation et s’évertue à accomplir ses devoirs et obtient en retour le respect de ses droits. Pour lui, le mauvais citoyen glisse facilement dans l’extrémisme violent qui suppose d’user des moyens agressifs pour résoudre les différends interpersonnels au lieu de privilégier le dialogue.


Synergie d’actions

Les autorités coutumières présentes à ce cadre de promotion de la cohésion sociale


A entendre le spécialiste en gestion des conflits et théâtre participatif Issifou Bissiri, pour extirper ce mal dans notre pays, la collaboration civilo-militaires constitue une panacée. Cette synergie d’actions permettra de couper l’herbe sous les pieds de la radicalisation, la stigmatisation et le repli identitaire. La victoire contre ces maux se convainc-t-il, favorisera la coexistence pacifique, le respect mutuel des valeurs culturelles. Ce qui conduira le pays des hommes intègres sur les sentiers du développement. Pour atteindre ces objectifs, Tabital Lobal, informe sa présidente Mme Djénéba Sodré /Sangarba prévoit dans les jours à venir des sessions de formation, des causeries éducatives, un concours provincial de dessins avec les élèves, des émissions radio et des activités sportives.

photo de famille à la fin de la conférence publique

Autres activités, 2 journées de salubrité, 3 « Weekend de citoyennetés » et une journée de consultation gratuite au profit des civils . En claire , indique la présidente de l’association Tabital Lobal , ce projet vise à contribuer à la lutte contre la corruption et ses méfaits , au renforcement de la culture citoyenne et de la responsabilité civique dans la gestion publique locale au sein des populations locales et de promouvoir la collaboration civilo- militaire .


Inamé K Norbert

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