Commémoration de l’insurrection populaire au Yatenga : Les puissances impérialistes décriées

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Le Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) section du Yatenga, en collaboration avec le bureau exécutif  national du Syndicat National des Travailleurs de la Santé Humaine et Animale (SYNTSHA) ont commémoré l’an V de l’insurrection à travers un panel organisé le  jeudi 31 octobre 2019. Sous le thème central : «crise sécuritaire et gouvernance au Burkina Faso : quelles perspectives pour les masses populaires  à la lumière de l’insurrection populaire de 2014 et de la résistance victorieuse contre le putsch de septembre 2015 », l’activité qui a eu lieu au siège de l’Ecole Démocratique et Populaire (EDP) a drainé massivement du monde.

 

 

 

 

 

31 octobre 2014- 31 octobre 2019, cela fait exactement 05 que le peuple burkinabé dans son ensemble, disait non  à la gestion au régime anti-démocratique   instauré   de Blaise Compaoré. Lors de ces chaudes journées de portée internationale et historique, le parti au pouvoir de l’époque (CDP) n’a eu d’autres réactions que ce qu’il sait faire de mieux, la répression ! L’ex régiment de sécurité présidentielle, tristement célèbre pour s’être illustré depuis sa création dans les pages les plus sombres de l’histoire de notre pays  a tiré  à balles réelles sur le peuple alors les mains nues et en quête de plus de liberté, d’équité et de pain.

Le bilan macabre fait état d’une trentaine de morts, tous tombés sur le champ de la bataille et de l’honneur. 05 ans après le constant est amer au regard de la situation que traverse le pays. Le Mouvement Burkinabé des Droits de l’Homme et des Peuples (MBDHP) en synergie avec le bureau exécutif  national du Syndicat National des Travailleurs de la Santé Humaine et Animale (SYNTSHA) a voulu marqué l’an V de l’insurrection populaire, a travers un panel. Conjointement animé par le président du MBDHP, Valentin Porgo  et le SG nationale de SYNTSHA, le thème central de ce panel a porté sur la « crise sécuritaire et gouvernance au Burkina Faso : quelles perspectives pour les masses populaires  à la lumière de l’insurrection populaire de 2014 et de la résistance victorieuse contre le putsch de septembre 2015 ».

Le terrorisme produit et instrument de l’impérialisme

Pour les panélistes du jour, il serait erroné de parler de la situation sécuritaire que traverse notre pays sans au préalable la situer dans un contexte internationale. Et c’est pour permettre une meilleure appropriation du thème que le SG national du SYNTSHA, dans son exposé est passé au peigne fin le contexte dans le quel le terrorisme est né et s’est propagé à travers le monde. Continuant dans sa communication, il soutient que le terrorisme dans le monde est voulu, nourrit et entretenu par les puissances impérialistes « au nom de leurs intérêts égoïstes », le Burkina Faso n’étant pas en marge de cette situation. Toujours dans son exposé, il précise que les rivalités entre puissances impérialistes conduisent également à des violences non seulement entre elles mais aussi «  elles agressent nos Etats pour qu’on puisse se soumettre et être en quelques sortes des zones géostratégiques à partir des quelles, elles s’enrichissent ».

Toute cette situation est due au développement du système capitaliste, a-t-il soutenu. Le « comble » selon lui, c’est que le pouvoir actuel, qui a montré son « incapacité notoire face à la situation actuelle » . Il a pris l’exemple de la modification du code pénal et des velléités de remise en cause du droit de grève pour appuyer son affirmation. Le président du MBDHP de la section /Yatenga , s’inscrivant dans la même logique est revenu sur la genèse du terrorisme dont fait face notre pays. Pour les perspectives, soutient les panelistes, les travailleurs doivent s’organiser au coté du peuples pour mener la luttes pour améliorer les conditions d’existences et au-delà de la lutte économique, participer activement aux luttes anti-impérialistes pour le changement véritable. 

La crise sanitaire, un exemple concret de l’incapacité du pouvoir actuel

« Aujourd’hui tous les secteurs sont en luttes », revenant sur la crise qui perdure dans le secteur de la santé depuis plus de 6mois, le SG national du SYNTSHA affirme que, cette situation est « l’expression de la faillite du pouvoir actuel ». Poursuivant son analyse, il souligne que c’est le Programme d’Ajustement Structurelle, rebaptisé au fil du temps qui a dégradé davantage le tissu économique et social de notre pays. Ce Programme, explique-il appelle notre Etat à se désengager des secteurs sociaux de bases. Il précise, que le mot d’ordre du SYNTSHA, comprend trois modalités.

La première porte sur le boycott des statistiques, des missions et tournées, la deuxième  est relative à l’opération caisse vide et la dernière sur les conditions de travail. Cependant, continu-t-il, exception est faite à la distribution gratuite des moustiquaires imprégnées, à la campagne de prévention du paludisme et la non perturbation des examens au niveau de l’ENSP. Il souligne, que les militants du SYNTSHA et des autres syndicats doivent travailler à une maitrise parfaite du mot d’ordre au niveau de la santé. Continuant dans son explication, il affirme que les acquis d’une revendication ne sont pas seulement liée à sa justesse et à la ténacité des militants, mais aussi au soutien de l’opinion. Il invite, l’ensemble des participants à populariser la lutte que son syndicat mène à l’étape actuel, parce que conclue-t-il « les autorités actuelles n’ont que du mépris face aux luttes que le peuple organise, donc seul la pression dans l’organisation constitue l’unique issue pour l’amélioration des conditions de travail et d’existence ».

Alceny Diallo,  Faso-nord.info

 

 

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