Commune de La-Todin : Le vent terrasse des bâtiments de deux établissements scolaires.

Un vent violent survenu le lundi 24 mai 2021 dans le village de Loungo, commune de La-Todin dans la province du Passoré a provoqué d’importants dégâts matériels. Les bâtiments de l’école A  du village et du collège d’enseignement général sont devenus des ruines. De nombreux blessés ont été enregistrés suite à cette catastrophe naturelle

Une grande  tristesse habite le village de Loungo depuis le lundi 24 mai 2021. Un vent violent survenu au cours de la soirée de cette journée  a dévasté les bâtiments de l’école primaire et  du CEG. Une semaine après , le 1er juin quand nous arrivions sur les lieux, le spectacle est toujours désolant .Des tôles pliées  trainant par-là, les bâtisses réduites en  morceaux pour ne pas dire en cendre, des barres de fer trainant par-ci, des vélos complétement pliés,  pas le moindre abri pour garder les  élèves. Les visages habités par le désespoir, les habitants racontent difficilement le malheur  qui est  tombé sur leurs têtes ce jour-là.

Églises et mosquées reçoivent la furie du vent 

Selon certains, des morceaux de tôles se sont envolées pour se retrouver à plus de deux kilomètres des sites. Le vent a aussi dicté sa loi sur des habitations familiales, des mosquées, des églises etc. « Nous avons  constaté  autour de 16heures, l’arrivée imminente d’une pluie. Voulant prendre des mesures conservatoires, nous avons interdit aux élèves de quitter les classes au regard du vent qui se dessinait. Entre temps nous avons  constaté que les tôles se détachaient de leurs attaches. Ce qui nous a obligés à faire sortir les élèves. Le vent est venu avec une forte intensité au point que beaucoup n’ont pas pu quitter leurs classes » décrit le directeur de l’école primaire  A Rayangnewendé Illy.

Les montures des élèves n’ont pas    été épargnées par le vent  parmi lesquelles, le vélo d’une élève en situation de handicap  en classe de CE2.

Un désastre au CEG

Au collège d’enseignement général  du village, les acteurs que nous avons trouvés présentent aussi grises mines. La toiture d’un bâtiment  composant les  3 classes du CEG et la salle de professeurs sont décoiffés. Pour n’est rien arranger, ce malheur arrive  à quelques jours  des examens scolaires et ces sites  accueillent des candidats. Les  responsables de  ces  deux établissements et les parents d’élèves se montrent très préoccupés par la situation.

Comment faire pour que ces deux sites soient fonctionnels d’ici les examens scolaires. La situation semble les dépasser et ils ne le cachent pas. Ils implorent tous que  le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, les ONG et associations, les bonnes volontés volent  à leurs secours pour les sortir de cette impasse.

Silence des autorités administratives

 Pour le directeur du CEG, kietibzinssin Ouedraogo, la réaction des autorités administratives se fait toujours attendre. Le directeur de l’école primaire embouche la même trompette pour signifier que la hiérarchie doit sortir rapidement de son silence et proposer des mesures palliatives. Les plus préoccupés sont les candidats aux examens du CEP et du BEPC. Manquant de bâtiments pour prendre les derniers cours et poursuivre  les révisions, ils ne savent pas aussi où ils vont composer.

En attendant, ils   se débrouillent comme ils peuvent sous les arbres et des abris de fortune  pour garder les yeux sur leurs cahiers. Les blessés ne sont pas en reste. Trainant leurs blessures, ils continuent de carburer parmi leurs camarades. 

Le conseil municipal colmate les brèches

Préoccupés également, le maire de la commune Gilbert Nabaloum, s’est montré très compatissant en trouvant rapidement un vélo pour la fille en situation de handicap. il fait comprendre que le conseil municipal travaille quant aux dispositions à prendre pour permettre la tenue des examens sans manquer d’avouer que les ressources communales sont limitées et qu’il faut impérativement  une forte implication des plus hautes autorités du pays .

Faso nord info

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *