Commune de Téma Bokin : L’UNIR/PS exige la démission ou la destitution du maire Ernest Nogma Ouédraogo

Cette campagne électorale du 22 novembre 2020 a finalement mis à nu le jeu de cache-cache que certains acteurs politiques entretenaient envers leur parti d’origine

photo d’archives

Soupçonné d’avoir migré vers le parti le « PUR », un parti crée par des dissidents de l’UNIR/PS, le maire de la commune de Téma-Bokin élu sous la bannière du dit parti est resté de marbre. Ce jeu de cache-cache a fini par le rattraper.  Avec la course aux élections présidentielle et législatives du 22 novembre, il était certain que tous ceux qui usaient de subterfuges pour violer la loi sur le nomadisme politique   allaient être débusqués .

C’est le cas de Ernest Nongma Ouédraogo où les responsables du parti sous lequel il tient son mandat ont été obligés de dresser un procès-verbal de constat pour signifier que l’ancien ministre  de l’Intérieur du capitaine Thomas Sankara a  battu campagne pour le PUR et que par conséquent il devrait tirer  les conséquences de son acte.

                     Le 1er adjoint au maire aussi la main dans le sac 

Le dit procès verbal serait  parvenu à l’intéressé depuis le 28 décembre 2020 , mais pour le moment il n’a pas pipé mot . Le 1er adjoint au maire de cette commune se retrouve dans la même situation que le maire. Lui aussi a été pris en flagrant délit de compagnonnage avec le PUR. En claire, l’UNIR/PS demande que la loi sur le nomadisme politique soit appliquée. Ce qui devrait entrainer  par conséquent   la démission ou la destitution   des deux premiers responsables du conseil municipal de Téma-Bokin. Ce qui est écœurant   dans cette histoire est que certains acteurs politiques se réclamant héritiers de Thomas Sankara se complaisent dans des comportements aux antipodes du vécu de leur leader.

                                     S’assumer comme Thomas

 L’une des caractéristiques du père de la révolution burkinabé, c’est sa capacité à s’assumer, à dire non et à prendre ses responsabilités face à une situation en inadéquation avec ses principes. De nos jours nous retrouvons face à des sankaristes qui sont téméraires dans le discours mais se laissent aller à toutes les compromissions et à des  attitudes déshonorantes quand il s’agit  de   protéger leurs intérêts. On a vu Sankara démissionner  de son poste de secrétaire d’état à l’information sous le régime du Colonel Saye Zerbo   avec cette célèbre  phrase qui résonne toujours dans les  mémoires « Malheur à ceux qui bâillonnent leur peuple ». Ensuite il se fera limoger de son poste de premier ministre sous le régime de Jean-Baptiste Ouédraogo pour divergence d’opinion.

Éviter de ramper comme un caméléon

C’est en partie  ces faits qui concourent  à faire de sankara un héros national.

On ne comprend que des gens qui se réclament chantre du « Sankarisme » se comportent  comme des caméléons, des  mille couleurs, s’accrochant à tout prix    à leurs privilèges. Hier on a vu un député élu sous la bannière du sankarisme qui a rompu les amarres avec son écurie politique pour en créer un nouveau tout en refusant de rendre le tablier d’où il  a été élu,  juste pour profiter des privilèges. Il finira par démissionner à la dernière  minute  pour se présenter à la députation sous le parti dont on disait qu’il en était le vrai fondateur. Aujourd’hui c’est un maire, sexagénaire de surcroit, fidèle compagnon de Sankara qui s’accroche à son titre de maire tout en flirtant avec un autre parti.

                     Quand on n’est pas d’accord, on dit non

Une violation flagrante de la loi sur le nomadisme politique. Avec de tels comportements, on se convainc que le sankarisme est  juste  un tremplin que certains se servent  pour s’accorder des privilèges sans incarner aucune valeur prônée par le père de la révolution burkinabé.

Ces gens abusent naïvement de la naïveté de la population. Quand on n’est pas d’accord, on dit non, on démissionne.

photo d’archives

Avec le revers que l’UNIR/PS a subi  à Téma Bokin au sortir de ces élections à cause de la désaffection du maire et de son adjoint, il est claire qu’elle   veillera à ce  qu’on  leur rende la monnaie par l’application de   la loi sur le nomadisme politique dans sa  rigueur.

Faso-nord .info

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