Complexe éducatif Zoodo : Des apprenants de deux promotions reçoivent leurs diplômes

132 élèves des 10éme et 11éme promotion du centre de formation aux métiers, logé dans le complexe éducatif Zoodo au secteur 1 de Ouahigouya  ont reçu leurs diplômes de fin de formation au cours d’une cérémonie organisée le samedi 30 janvier 2021

Quelques nouveaux diplômés dans les filières mécaniques

Parés  de belles tenues, les sourires bien affichés, ils étaient tous fiers de recevoir leurs diplômes au cours de cette matinée du samedi 30 janvier 2021. Au départ les deux promotions rassemblaient 156 élèves, mais à l’arrivée 132 d’entre eux ont reçu leurs diplômes. Ce  sont  96 élèves en coupe couture, 32 en mécanique auto,  23 en construction métallique, 07  en  mécanique rurale. Le taux de réussite est de 89%. 

Dahiri Natacha félicite les responsables du complexe éducatif Zoodo pour la qualité de la formation toute en plaidant pour un accompagnement

S’exprimant au nom des élèves  de toutes les sections,  Mme Lamta  née Dahiri  Natacha, a remercié  l’Association Développement Sans Frontière (DSF)  d’avoir créé le centre de formation aux métiers.

Elle loue  le  sérieux de la formation conduite par les enseignants –formateurs. Inscrite avec un diplôme du Brevet d’Études du premier cycle (BEPC)  acquis  dans l’enseignement classique, Natacha brandit avec fierté le parchemin qu’elle a reçu après deux ans passés au centre de formation aux métiers.

Le coordonnateur de DSF en veste au milieu des formateurs

Elle dit détenir la clé lui ouvrant les portes du monde de travail. Elle confie que c’est la même joie qui habite ses camarades car tous sont aptes à s’insérer dans des ateliers et à ouvrir leurs propres entreprises. 

                                  Futur entrepreneurs       

, Diplômé en mécanique rurale , Halidou Ouédraogo pense à l’installation de son atelier de mécanique

Avec son certification de qualification en mécanique rurale,   Halidou Ouédraogo  pense déjà à comment formaliser son atelier dans les jours qui suivent. Comme Natacha, il a souhaité que l’Association Développement Sans Frontière leur accompagne afin qu’ils puissent bien s’installer.

Récipiendaires , formateurs et responsables du centre de formation aux métiers

C’est pourquoi ils auraient souhaité  recevoir du matériel  au cours de cette cérémonie de sortie.  Réactif, le coordonnateur  de DSF, Salifou Sodré comme pour les rassurer  explique qu’au regard des expériences tirées avec les précédentes promotions, sa structure a décidé de créer un centre d’incubateur.

Le directeur du centre de formation aux métiers

Optimiser le rendement du centre

Un dispositif qui permettra d’assurer la formation continue des jeunes diplômés.  La vision de ce centre selon le coordonnateur est de parfaire les connaissances des élèves en fin de formation et aussi de les outiller en gestion d’entreprise. Ce qui leur permettra  de s’installer sereinement  ou de s’insérer facilement dans des entreprises existantes avec les bagages nécessaires

Le coordonnateur de DSF , Salifou Sodré annonce la création d’un centre d’incubateur pour mieux affiner les connaissances et la capacité de gestion des nouveaux diplômés

« Avec les promotions précédentes, nous avons constaté  que certains qui bénéficient du matériel l’abandonne pour faire autre chose ou le revend. Pour plus d’efficacité nous avons décidé de la création du centre d’incubateur pour donner plus de chance à tous ceux qui ont la volonté de poursuivre leur carrière » soutient Salifou Sodré.  Il explique qu’après 10 ans de fonctionnement du centre de formation aux métiers, il est du devoir  de l’association de réfléchir  à comment optimiser son rendement en tenant compte des réalités du terrain.

Des brevetés et des bacheliers accourent

Elles sont 92 des 10éme et 11éme promotion à obtenir leurs diplômes en coupe couture

 Pour le coordonnateur de DSF, le bilan du centre après 10 ans est promoteur au regard de sa contribution dans la lutte contre le chômage. Fonctionnant grâce  à un accompagnement de la fondation Wol des pays bas,   pour s’inscrire au centre, il faut être titulaire du diplôme du certificat d’études primaires.

De nos jours, relève Salifou Sodré, le centre enregistre des détenteurs du Brevet d’études du premier cycle et des  Bacheliers.  Tout en remerciant son traditionnel   partenaire la fondation Wol, il a plaidé  pour  un meilleur accompagnement de l’Etat burkinabé  pour un meilleur rayonnement de la formation professionnelle. 

Inoussa Ouédraogo

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