Décentralisation au Burkina Faso : « Les premières lignes ont été tracées dans le secrétariat de Salifou Diallo à la Présidence du Faso » selon son compagnon Raogo Antoine Sawadogo

Président du Laboratoire citoyennetés,  Raogo Antoine Sawadogo  qui a traîné  sa bosse  à l’ONG  la Fédération nationale des groupements naams a été tour à tour ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité  et président de la Commission nationale de la décentralisation.  Pour avoir cheminé avec feu  Salifou Diallo pendant de longues années, celui qui se voit appelé de nos jours le « père » de la décentralisation aux pays des hommes intègres retrace  le travail qu’ils ont mené ensemble  pour booster le développement à la base. De la politique nationale de la décentralisation  en passant par le programme de développement des villes moyennes, le projet fixation des jeunes dans leurs terroirs, aux chambres régionales d’agricultures, Raogo Antoine Sawadogo, relève l’entrain du défunt président du Mouvement du Peuple pour Progrès et Président de l’Assemblée nationale  Salifou Diallo  dans la mise en forme de ces initiatives porteuses .

 

 

Acteur du développement  local que vous êtes, est- ce que vous avez  senti la touche du défunt Salifou Diallo dans ce domaine?

Salifou est un monument qu’on ne présente  plus. J’ai accompagné  Salifou Diallo  de jour comme de nuit dans les campagnes, les concessions, dans les villes et les villages,   dans les hautes sphères de l’  administration et dans certains  voyages à l’internationale pour négocier des projets et programmes et  mobiliser  des financements.  La caractéristique des dossiers que je traitais  avec le regretté étaient surtout centrés  sur le développement locale, l’appui aux collectivités territoriales décentralisées  et les programmes de  renforcement des capacités  du  citoyen lambda,   des ruraux surtout.

J’en veux  pour preuve, dès 1991 quand j’étais  ministre de l’Administration Territoriale et de la Sécurité,   le gouvernement avait élaboré ce qu’on appelle un travers ce  programme, ces villes abritent  de nos jours de gros investissements  socio-économiques à savoir des marchés , des gares  routières, des marchés  à bétails,  des abattoirs, des  forages .  programme de développement  des dix villes moyennes.

Ces  10 villes moyennes mis à part  Ouaga et Bobo, s’étendent;  les villes de Fada N’Gourma, Dori, Tenkodogo, Kaya, Ouahigouya, Banfora, etc. Le programme avait été proposé à l’ensemble des bailleurs   de fonds accompagnant le Burkina  dans ses efforts de développement.

La trop grande concentration à Ouaga et Bobo allant  crescendo, l’idée était que si on développe les villes intermédiaires,on  évitait un étouffement, voir un non  maitrise de l’extension et de la démographie de ces deux grands pôles urbains. L’idée aussi était  qu’il faille   développer les  villes intermédiaires pour  un tant  soit peu  maitriser l’exode rural et booster le développement à la base, c’est-à-dire faire en sorte que le développement profite à l’ensemble du pays.  L’idée de  ces  10  villes moyennes   à fait son chemin mais n’a pas  trouvé  une forte adhésion des bailleurs de fonds. Il n’ya que la coopération Suisse  qui s’est  montrée   sensible    à cette démarche.

 A travers ce  programme, ces villes abritent  de nos jours de gros investissements  socio-économiques à savoir des marchés , des gares  routières, des marchés  à bétails,  des abattoirs, des  forages . 

 

Nous avons donc approché  cette coopération,  Salifou et moi pour vendre l’idée de cette politique des 10 villes moyennes.  J’étais  impliqué  parce que j’avais une facilité  d’accès à  la hiérarchie de la coopération depuis Bern  comme  à Ouagadougou. Les suisses nous ont prêté une oreille attentive  en s’engageant  à expérimenter le programme dans trois villes du Burkina  à savoir Koudougou, Ouahigouya, Fada Gourma. Chaque ville devait bénéficier  d’au moins un milliard 700 millions de F CFA   pour la première phase du programme  sur trois phases. Dans l’ensemble,  chaque ville pouvait escompter un investissement  d’au moins 12 à 15 milliards de F CFA. C’est  ce programme qui continue à fonctionner dans ces villes jusqu’à nos jours. La phase   d’expérimentation a  commencé à Ouahigouya avant de s’étendre dans les deux autres villes Koudougou et Fada.

Vous remarquerez  qu’à travers ce  programme, ces villes abritent  de nos jours de gros investissements  socio-économiques à savoir des marchés , des gares  routières, des marchés  à bétails,  des abattoirs, des  forages . D’autres types  d’investissements  ont été réalisés  dans les secteurs de l’assainissement, du  renforcement des capacités institutionnelles des communes  et des populations à la base à travers les organisations de la société civile. L’option était aussi   de réaliser des infrastructures  en géo-béton afin de promouvoir les matériaux locaux et entrepreneuriat local.

C’est un programme qui a véritablement donné un coup de pouce au développement  de ces  centres urbains. Il a été rattaché à chaque ville une  unité d’Etablissement public communal pour le développement(EPCD), en quelque sorte un processus d’accompagnement en termes d’assistance technique et en termes de maîtrise d’ouvrage délégué pour la réalisation des infrastructures mis sous le contrôle des  municipalités. Puisque le programme a commencé  en 1991, le premier défi était de préparer les villes à l’avènement de la décentralisation. Au départ, c’était les préfet-maires qui ont piloté les activités du programme avant de les rétrocéder aux maires élus  qui ont pris le relais  pour en assurer  la  maîtrise d’ouvrage.

Le maire est  donc le président du conseil d’administration de ce programme dans sa commune. C’est un cas concret où  Salifou et moi, nous nous sommes battus pour assoire quelque chose de concret et de palpable pour construire le développement à la base. Les citoyens de Koudougou, Ouahigouya, Fada Ngourma sont aujourd’hui les mieux placés pour apprécier l’apport de ce programme dans le développement de leurs villes. Si on avait réussi à dupliquer la même méthode d’accompagnement aux autres villes  moyennes, je pense qu’à l’étape actuelle, une bonne partie    du territoire serait bénéficiaire  d’infrastructures structurantes sources de rentabilité économique et d’emplois. Les retombées allaient   mieux se répercuter au plan national.

On dit que Salifou Diallo a eu pour souci de faciliter l’émergence et la formation des jeunes.Avez-vous des exemples concrets pour étayer cette vision du défunt? 

D’entrée de jeu, je garde toujours en mémoire le projet fixation des jeunes dans leurs terroirs. Un matin, Salifou m’appelle et me dit, Antoine prépare toi pour demain, nous allons aller à Bruxelles. Etant pris de court, je lui ai rétorqué que j’avais mon agenda et je ne peux pas voyager dans de telles conditions sans savoir la raison. Il m’a fait comprendre qu’il voulait faire valoir mes compétences sur le développement local pour défendre un projet au profit des jeunes. Je me suis fait envoyer le dossier  et après lecture, j’ai relevé certaines insuffisances.

Si l’objectif du projet était de doter les jeunes de crédits pour  qu’ils puissent entreprendre des activités qu’ils ont eux-mêmes identifiés et ensuite procéder au remboursement  afin  que d’autres en  profitent, le volet encadrement des jeunes et formation  à l’entrepreneuriat avait été occulté. C’est difficile pour un jeune de commencer un projet et le rentabiliser en une année. Si cet aspect n’est pas pris en compte, il peut arriver que certains utilisent la somme affectée aux activités pour survivre en attendant et à la fin, ils n’ont  plus rien pour terminer les activités prévues. Il a fallu trouver un mécanisme pour permettre aux bénéficiaires de rembourser quand  les activités vont  commencer  à prendre.

Quand cette démarche a été acceptée, nous sommes allés à Bruxelles avec le ministre Michel Koutaba. C’était dans les années 95-96 pour rencontrer  l’Union européenne. Nous sommes revenus de ce voyage avec 850 millions  de FCFA  au profit d’un certain nombre  de villes du Burkina-Faso. Ce programme a été reconduit en 2000-2005 avec l’appui financier du PNUD et de  la FAO.  Dans les différents secteurs d’activités à travers les différentes provinces de ce pays, vous constaterez  des exemples réussis de ces  projets de jeunes, actuellement pourvoyeurs d’emplois et de revenus substantiels. Ce sont des initiatives porteuses à encourager. Malheureusement dans ce pays, on parle plus des échecs   que des réussites. Il faut le plus souvent rendre visible les bonnes réussites pour que celles- ci  servent d’exemples.

La difficulté je le répète est de mobiliser les ressources  pour des projets, la plus grande a été de trouver des gens pour les porter.

Un autre exemple cas concret de la marque de Salifou Diallo, je remonterai dans les années 1991-1992 avec le ministre français de l’intérieur de l’époque Charles Pasqua  quand j’étais également ministre de l’administration territoriale et de la sécurité. Le ministre Français est venu au Burkina et après des séances de travail avec le premier ministère et la présidence du Faso, sur instruction de Salifou, nous sommes venus à Ouahigouya. Pasqua a visité l’ONG groupements naams, des groupements villageois et bien d’autres sites. Salifou et moi, nous avons demandé à ce qu’il accompagne la région du Nord dans la construction de son développement. C’est ainsi qu’est née la coopération 92 avec le conseil général des  hauts  de Seine.

Dans le cadre de cette coopération, le grand Yatenga a bénéficié d’un grand tonnage de matériels agricoles  repartis dans les départements de la région. Une cinquantaine de motos a été acquise  pour le suivi des activités sur le terrain. Chaque département de la province du Yatenga a bénéficié d’au moins un forage à travers cette coopération. Il y a aussi la réalisation du centre de formation professionnelle de Ouahigouya  financé à hauteur de 600 millions pour permettre la formation des jeunes. Il m’est revenu que ce centre n’est pas fonctionnel de nos jours et c’est une situation regrettable. La difficulté je le répète est de mobiliser les ressources  pour des projets, la plus grande a été de trouver des gens pour les porter.

 

C’est après qu’il se rend compte que ce qu’il a  laissé derrière n’a pas été exécuté comme il se devait. Est-ce la faute de Salifou ?

Comme vous le dites si bien, on dit de Salifou qu’il était fort dans l’initiation des projets et programmes et la mobilisation des ressources, mais se montre moins regardant quand il s’agit de la mise en œuvre.

Ce qu’il faut retenir de Salifou, c’est sa capacité à  formuler des idées, à les faire élaborer par des techniciens et surtout sa capacité à mobiliser les ressources.  A mon humble avis, lui il   faisait le plus difficile et quand il finit cette étape, il passe à un autre défi   pour laisser la mise en œuvre des acquis par les  techniciens sur le terrain. C’est quelqu’un  de bouillonnant et en perpétuel réflexion pour relever d’autres défis.  C’est après qu’il se rend compte que ce qu’il a  laissé derrière n’a pas été exécuté comme il se devait. Est-ce la faute de Salifou ? Quand  on a des techniciens qui ont bénéficié de toutes les formations et qui devraient être aptes à faire le travail sur le terrain, on est confiant que les choses marcheront.

Sur bien de projets et de programmes l’on se rend compte qu’entre la vision des  initiateurs, ceux chargés de la mise en œuvre et les bénéficiaires c’est la nuit et le jour. Ils sont nombreux ceux qui considèrent les projets et programmes comme des vaches à lait et qui ne se montrent pas soucieux de s’en servir pour asseoir quelque chose de durable. Je ne pense pas qu’on puisse reprocher  à Salifou Diallo  certains manquements. Il se retrouve au début de la chaîne et il finit  sa mission, c’est à  un autre maillon de la chaîne de concrétiser le reste  et  c’est à ce niveau qu’on rencontre les défaillances. Nous devons  peut-être tirer leçons de certains projets qui n’ont pas abouti et repartir sur de bonnes bases. L’obstacle qui se pose maintenant est que Salifou ne sera plus là pour le faire. Il faut donc que ses héritiers apprennent comment il faut lever les fonds et comment les utiliser à bon escient. Nous nous retrouvons face à un double défi à relever.

 

Il a été collé à une certaine époque à   Salifou Diallo  le sobriquet du 1er paysan du Burkina quand il était au ministère de l’Agriculture .Qu’est-ce que vous retenez de son passage dans ce ministère ?

A ce sujet, je dirai que le défunt SalifouDiallo a nourri l’idée du genre, instituer un syndicat du monde paysan. Lui, il avait la conviction que les paysans eux-mêmes devraient s’organiser pour défendre leurs intérêts et participer à l’élaboration des politiques publiques les concernant. Il s’est assigné le défi de faire en sorte que les paysans se regroupent pour constituer une force de propositions et d’actions. Organisés de la sorte selon sa vision, les paysans disposeront de leur cadre pour  mener  des actions de   plaidoyer, du  lobbying et  pourquoi  ne pas  conduire   des actions de   revendications   pour améliorer leur situation. Il a voulu cultiver un esprit de volontarisme et de militantisme au sein des paysans.

Les ressources du pays  devraient   être partagés aux paysans  et  non  servir uniquement à satisfaire les revendications  des  fonctionnaires et des  salariés.

 

Il y croyait tellement qu’il était permanemment sur le terrain pour susciter le dialogue, galvaniser, réchauffer le moral des  troupes. Sa volonté de les structurer a été également marquée  par la modernisation du secteur de l’agriculture avec la petite irrigation, la culture de contre saison, la dotation des tracteurs, la construction de grands barrages et petits barrages et j’en oublie. Il disait toujours  que les ressources du pays  devraient   être partagés aux paysans  et  non  servir uniquement à satisfaire les revendications  des  fonctionnaires et des  salariés. Vous remarquerez que durant sa gestion du ministère de l’Agriculture, plusieurs projets ont vu le jour et se sont soldés par des résultats probants. Je citerai entre autres le programme d’appui aux filières   agricoles, le programme dynamisation des filières agricoles au Burkina Faso (DYFAB), le programme d’investissement communautaire en fertilité agricole (PICOFA); le projet de développement rural décentralisé et participatif(PDRDP), le projet d’appui à la fixation des jeunes du terroir (PAFJT) etc.  Ces différents programmes financés à coût de milliards a fortement impactés les jeunes, les femmes, l’ensemble des acteurs du monde rural. Vous comprendrez donc pourquoi il a été bien adopté  par  cette importante couche sociale de notre pays. Si l’idée d’un syndicat du monde paysan n’a pas prospéré, sa vision a accouché des Chambres régionales d’agriculture qui constituent un cadre de regroupement  des acteurs du monde rural dans chacune des treize régions, chapeautés par la faitière au niveau national.

 

On sait que vous aviez conduit ensemble la dernière campagne présidentielle et vous avez ficelé un certain nombre d’actions pour booster le développement de la région du Nord. Où en sommes-nous avec ces activités après sa disparition ?

Effectivement nous avons élaboré ensemble avec bien d’autres camarades de nombreuses activités à mettre en œuvre pour le compte de la région du Nord  au cours du mandat du président. Il a été ciblé un certain nombre d’activités jugées majeures sur le plan de l’éducation, de la santé, de la formation professionnelle, du  développement  du secteur agricole etc. Certaines de ses activités trouvent leurs réponses dans le plan national de développement économique et social et dans les plans communaux de développement. D’autres sont consignés dans le Plan régional de développement du Nord, élaboré tout dernièrement par un bureau d’études conformément aux standards fixés  par le ministère de l’Economie, des Finances et du Développement.

Mais une chose est de disposer d’un plan régional de développement, le mettre en œuvre en est une autre. Il est prévu la phase de socialisation de ce plan qui regroupera l’ensemble des forces vives de la région du Nord au tour d’une conférence. Il s’agira de faire approprier ce plan régional de développement par l’ensemble des fils et filles de la région afin que chacun à son niveau puisse apporter sa pierre pour sa mise en œuvre. Cette conférence avait été prévue en fin 2017, mais avec le décès de Salifou, les esprits étaient dispersés au point qu’il y a eu un ralentissement de certaines activités sur le plan régional. Conscients qu’après Salifou nous ne devons pas baisser les bras sinon redoubler d’efforts pour traduire sa vision, nous prévoyons tenir cette rencontre des forces vives dans les mois à venir.

A l’occasion,  il sera demandé à  chaque fils de la région de  mettre  ses compétences au  profit de ce plan régional  pour permettre l’atteinte de ses  objectifs. Il est connu de tous que la région du Nord regorge de nombreux opérateurs économiques et ce sera l’occasion de faire un plaidoyer à l’endroit des acteurs de ce secteur afin qu’ils initient des investissements pourvoyeurs de ressources et d’emplois pour la région. Salifou aurait été toujours vivant que  la mise en œuvre des actions prévues  allait connaitre un coup d’accélérateur. Lui n’étant plus de ce monde, il va falloir maintenant que nous unissions nos forces, que nous regardions tous dans la même direction pour honorer les engagements que nous avons pris de son vivant. C’est en cela que nous aurions respecté sa mémoire. C’est en cela   que chacun se reconnaitra comme un digne successeur de Salifou.

Salifou Diallo a été l’artisan, l’accélérateur du dossier de la décentralisation.

 

Une année après le départ de Salifou Diallo, quel message avez-vous à l’endroit de ses fidèles et de ses sympathisants?

Ce qui est important à retenir de Salifou Diallo est qu’il n’a ni volé, ni usurpé son leadership. Il l’a acquis par sa force au travail, sa vision pour son pays, sa capacité d’anticiper et de rassembler les hommes autour de son idéal, son engagement à toujours servir et à donner l’exemple. Je veux donc dire que tous ceux qui ont eu de l’admiration pour Salifou Diallo doivent s’inspirer de son exemple en se mettant à l’action. J’avais eu l’honneur d’être ciblé pour témoigner sur sa vie lors de la célébration du 1er anniversaire de son décès, mais j’étais à l’extérieur du pays. Si je devrais le faire,  mon témoignage allait porter sur son amour, sa capacité à arrimer le développement local au national.

 

Mon témoignage allait porter sur son amour, sa capacité à arrimer le développement local au national.

Il actionnait de sorte que les dynamiques locales atteignent une masse  critique pour impacter la dynamique nationale.Je reste convaincu que l’engagement qu’il s’est fixé de tisser le développer au niveau local est un exercice qu’il faut pérenniser. Je ne terminerai pas sans souligner ce fait important. L’histoire doit retenir que les premières lignes, les premières phrases de la décentralisation ont été tracées au secrétariat de Salifou Diallo à la présidence du Faso. Il m’a été confié la charge de diriger la commission nationale de la décentralisation.

La structure était rattachée au premier ministère, mais au départ n’avait pas de bureaux. Jugeant de l’urgence de la mission, c’est au secrétariat de Salifou Diallo à la présidence du Faso que l’équipe qui m’entourait a fait l’ébauche de la feuille de route de la décentralisation et Salifou se chargeait de corriger et d’ajouter ses idées, puis rendait régulièrement compte au président. Il proposait de faire émerger deux dynamiques à savoir la dynamique urbaine et celle rurale.D’où les 33 premières communes urbaines de plein exercice et ensuite les communes rurales. Salifou Diallo a été l’artisan, l’accélérateur du dossier de la décentralisation. Comme toujours il était au four et au moulin pour faire avancer le dossier. C’était vraiment du Salifou. Je m’en voudrais de ne pas lui faire ce témoignage.

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