Denrées alimentaires à prix social : Le stock du Passoré était insignifiant

On a frôlé l’émeute à Yako ce lundi 12 juillet 2021. Les populations venues pour se procurer les denrées alimentaires à prix social en avaient gros sur le cœur. Les 40 tonnes, soit 800 sacs  que la société nationale de gestion des stocks de sécurité alimentaire(SONAGESS) disposait  pour l’ensemble de la province du Passoré étaient comme une goutte d’eau dans la mer. La demande dépassait largement l’offre. Que de bousculades  pour se procurer le seul sac autorisé à chaque acheteur.  

 En cette période de soudure, le gouvernement à travers la SONAGESS a initié la vente de denrées alimentaire à prix social afin de soulager les populations démunies. Ce sont 40 tonnes de vivres que la SONAGESS a affecté à la province du Passoré pour cette opération. Pour s’en procurer, il faut    présenter la carte nationale d’identité et une somme de 6000 CFA. A l’annonce cette opération à Yako ce lundi 12 juillet 2020, les  habitants sont venus de toutes les 09 communes du Passoré. Sur le lieu de la vente,   une marée humaine était présente.  Visiblement, l’on ne pouvait pas satisfaire tout le monde. Que de bousculades, d’invectives.  La SONAGESS, les autorités locales, administratives et les hauts dignitaires du pays en ont eu pour leur grade.

                                Le regard impuissant de l’autorité locale

 Le 2éme adjoint au maire de la commune de Yako Mamadou Kindo a passé un mauvais quart d’heure sur les lieux quand il y été  pour faire le constat. Le regard impuissant,  il était face à un spectacle désolant. « Tu ne bougeras pas d’ici tant que nous ne sommes pas servis » vociféraient certains au milieu de la foule. «  Dites au gouvernement que nous avons faim » fulminent d’autres.  Commencée aux environs de 6hoo, la vente du  stock des 40 tonnes s’est effectuée en moins de trois  heures.

Cette dame, la soixantaine bien sonnée qui a parcouru plus d’une trentaine de kilomètres,  de la commune de Samba à Yako  chef-lieu de la province, cachait  difficilement sa colère. Pour elle, le gouvernement n’a pas la mesure de la souffrance que la population  endure silencieusement à cette période de l’année. Elle invite les autorités à agir vite pour circonscrire  les dégâts de la famine.  Nombreux, désemparés sont repartis sans avoir une réponse à leur question. A quand l’arrivée d’un autre stock ?

Faso nord info

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