Déplacés internes à Titao : Les femmes unissent leur force.

Déplacées depuis deux ans à Titao à cause des exactions des individus armés non identifiés, les femmes ont constitué il y a de cela 5 mois une association dénommée « Yolmdé ». Un regroupement à travers lequel, elles veulent prendre  en main leur destin.

Parties de leurs villages à cause de l’insécurité pour vivre à Titao , ces femmes déplacées veulent vivre utilement en s’assistant et en menant des travaux d’intérêts communs

Pour avoir quitté précipitamment leurs villages, abandonnant tout  pour se soustraire  des griffes  des forces du mal, les personnes déplacées internes  rencontrent des difficultés  pour vivre  sur leurs nouveaux  sites d’accueil. Manque d’eau, insuffisance de nourriture, oisiveté, faible opportunité pour entreprendre  des activités lucratives, les problèmes sont nombreux. C’est la croix et la bannière pour survivre. « Il est vrai que l’Etat à travers ses démembrements,  des associations et des ONG viennent à notre secours en nous apportant des denrées alimentaires et autres  donations de nécessité vitale, mais il est difficile de couvrir tous  nos besoins »   relève Déborah Sawadogo, déplacée interne à Titao.

                                       Accueil et recensement

Les membres de l’association Yolmdé se sont montrent entreprenantes dans le nettoyage des services et du marché de Titao

Les premières difficultés, indique- t  –elle, c’est comment se loger, se faire recenser pour bénéficier du soutien de l’Etat et de ses partenaires.   Convaincues que l’union fait la force, Déborah Sawadogo et d’autres femmes dans la même situation  ont décidé de se regrouper autour d’une association dénommée  « Yolmdé ». Entre autres objectifs de cette association, faciliter l’accueil et le recensement  des victimes de l’insécurité auprès des services de l’action sociale et des ONG humanitaires, s’assister mutuellement et cultiver la solidarité, entreprendre des travaux d’intérêt commun   et des activés génératrices de revenus, etc.

                          Nettoyage des services et le marché

A entendre Déborah Sawadogo présidente de l’association Yolmdé , les structures étatiques et les ONG humanitaires apportent leur soutien aux déplacés internes sans pouvoir couvrir l’ensemble des besoins

Depuis sa création, Yolmdé se montre entreprenante  sur le terrain.  Au nombre de ses actions, le nettoyage des services déconcentrés de l’administration et autres structures et le grand marché de Titao. Chaque   jeudi et samedi, ces femmes déplacées internes débarrassent le marché de la cité des phacochères  de ses saletés avec l’accord des gestionnaires. Ces prestations  ne sont pas facturées.  A entendre la présidente, il arrive  que des responsables de services  leur cèdent de petites sommes d’argent.

                                 Besoins de   formations et financements

Leur initiative de débarrasser les services et les marchés de leurs saletés est fortement saluée à Titao , il reste de les soutenir dans la conduite d’activités génératrices de revenus

Si les membres se félicitent de pouvoir se rendre utiles et de s’assister à travers cette association, elles soulignent le manque de moyen  qui freine l’atteinte des objectifs fixés. « Nous lançons un appel aux autorités communales, à l’Etat, aux organisations humanitaires et à toutes les bonnes volontés afin qu’ils nous soutiennent dans nos activités. Nous souhaitons surtout de l’aide en matière de formations et de financements pour des activités génératrices de revenus. Il est difficile de prédire à quel moment l’insécurité prendra fin et nous pensons qu’il est mieux pour nous d’envisager la mise en œuvre d’activités qui faciliteraient notre auto-prise en charge », argumente la présidente de l’association Yolmdé, Déborah Sawadogo.

Faso Nord Info   

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *