Dr Inoussa Compaoré « L’islam doit aller au-delà de construire des mosquées »

La salle de conférence  du conseil régional du Nord a abrité le 30 mai 2021 une conférence sous le thème « Les musulmans face aux défis de développement des services sociaux de base », organisé par le bureau provincial du Cercle d’Étude, de Recherche et de la Formation Islamique (CERFI)/ Yatenga. Le facilitateur était Dr Inoussa Compaoré, enseignant chercheur à l’Université de Ouahigouya. Cette conférence a été parrainée le  président de la commission Affaires générales, Sociales et Culturelles du conseil régional du Nord, Lassané Doga.

modérateur, communicateur, parrains ……………………………………………………..

C’est sous le thème « Les musulmans face aux défis de développement des services sociaux de base » que les frères et sœurs musulmans ont porté la réflexion.  Cette thématique est d’actualité dans le milieu islamique. L’imam Inoussa Kaboré, affirme que le musulman doit avoir une véritable bonne compréhension de l’islam de sorte à ne pas restreindre l’islam occulte, ne pas limité l’islam aux mosquées. Car la religion musulmane va au-delà de ces mosquées-là. 

                                Avoir la saine compréhension de l’islam

« C’est quelle religion qui se limite à construire des mosquées et qui confie l’éducation de ses enfants et le soin de ses malades aux autres ».s’exlame Dr Compaoré

Il fait comprendre que  le musulman doit avoir une compréhension beaucoup plus globalisante de l’islam qui touche tous les aspects de la vie. Ce qui doit amener le musulman à être à l’écoute de toutes les entités de la communauté.  L’imam kaboré soutient  que les musulmans ne font pas de miséricorde entre eux parce qu’ils ont une compréhension restrictive de l’islam. Partout on construit des mosquées et quand on est malade il faut aller ailleurs et quand on cherche des bonnes écoles il faut également aller ailleurs. C’est quelle religion qui se limite à construire des mosquées et qui confie l’éducation de ses enfants et le soin de ses malades aux autres.                         

Etre la meilleure des communautés au sens noble

« La foi musulmane est une foi active qui impose un devoir de présence. L’islam c’est des actions et non des mots » martèle le conférencier.  L’imam Kaboré précise que Le prophète Mohammed définie la foi comme étant l’acceptation par le cœur, l’attestation par la langue, la manifestation par les œuvres et les actes que l’on pose.

Allah n’a pas besoin de gymnastique. Il a plutôt besoin de miséricorde.

Donc, nous musulmans argumente-t-il, nous devons cependant mutualiser l’ensemble de nos forces pour marquer notre présence  citoyenne véritable.  Pour lui, quand on observe le comportement de notre société, on a l’impression que nous ne lisons pas les versets du saint coran. Et, même si nous les lisons, nous n’avons pas bien cerné le contenu. Allah n’a pas besoin de gymnastique. Il a plutôt besoin de miséricorde.

                                  Le Zakat House

Venue de Ouagadougou, la délégation du bureau national CERFI,  a profité de cette belle occasion pour partager une communication sur la Zakat House, qui, est une institution financière du CERFI à caractère social et d’envergure nationale chargée de collecter et de gérer les ressources de la Zakat.  Le Directeur général de la Zakat House, l’imam Sakandé Lassané a présenté cette nouvelle intitution. 

Une obligation religieuse

Au cours de son exposé, il invite les croyants de bien vouloir pratiquer la Zakat qui est une obligation religieuse. Le but de la Zakat House est d’apporter une aide humanitaire aux ayant droits de la Zakat et de combattre la pauvreté. Pour lui « Si la Zakat House peine à se réaliser c’est le manque d’information des fidèles sur la question. Cette Zakat a pour fonction de travailler à éduquer pour changer les comportements et les mentalités », précise L’imam Sakandé.

                                La parole au public

Les participants ont trouvé le thème bien à propos

Après les deux communications, les participants ont posé de nombreuses  questions. Notons entre autres : Est-ce que ce thème a une fois été développé ailleurs ? Quelles sont les objectifs de l’islam ? Sur quelle base nous sommes partis pour la Zakat House ? Est-ce que le fonctionnaire participe à la Zakat House ?  Ainsi, les deux communicateurs  du jour ont tour à tour donné éléments de réponses à la satisfaction de tous les intervenants.

                          Rayonnement de la religion musulmane

Le parrain Lassané Doga, président de la commission Affaires générales, Sociales et Culturelles du conseil régional du Nord, a témoigné sa reconnaissance  au CERFI/Yatenga pour cet honneur à lui accordé.

je vous invite à plus de collaboration pour le rayonnement de la religion musulmane

 « C’est un honneur pour moi d’être le parrain de cette conférence à haute portée religieuse. Lorsque j’ai été approché, je n’ai pas hésité un seul instant. C’est l’occasion pour moi d’adresser mes remerciements au bureau  provincial CERFI/ Yatenga pour la considération à ma modeste personne. Je m’en voudrai de terminer mes propos sans remercier le bureau national CERFI, venu apporter une main forte au bureau provincial. Cela témoigne votre dynamisme. A cet effet, je vous invite à plus de collaboration pour le rayonnement de la religion musulmane. Longue vie au CERFI. Que Dieu bénisse le Burkina Faso » apprécie Lassané Doga.

                                             Thème pertinent

La gent féminine n’a pas voulu se faire conter ce rendez du donner et du recevoir

Insistant sur la pertinence du thème, il confesse que c’est pour lui aussi une belle  de s’inscrire parmi les participants à la recherche de connaissances et de savoirs pour renforcer leur foi.    Les débats de cette conférence ont été modérés par le directeur de publication du journal en ligne Educmédias.

Zacarya Ouédraogo

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *