Droit à l’alimentation au Burkina Faso : Le combat de Hunger Free world 

Le roi du Yatenga, Naaba Kiba a accordé une audience le dimanche 08 décembre 2019 à une équipe de l’ONG Japonaise Hunger Free world (HFW), venue pour une activité de plaidoyer pour le maintien du droit à l’alimentation dans la nouvelle constitution burkinabé. L’équipe était conduite par le chargé du plaidoyer de l’ONG, Fréderic Ilboudo.

ONG internationale Japonaise créée en 2000, Hunger free world a son siège basé à Tokyo. S’étant fixée  pour objectif d’œuvrer à la création d’un monde libéré de la faim, elle intervient au Burkina Faso depuis juillet 2005 où elle met en œuvre des projets et programmes de développement durable dans les zones où l’insécurité alimentaire n’est pas acquise pour cause de pauvreté. Son ambition est de parvenir à une autonomie de la population grâce au développement de projets identifiés avec la pleine participation des bénéficiaires et mis en œuvre avec leur active participation. Sa conviction est que l’autonomie de la population ne sera accomplie qu’avec une implication et participation effective des populations elles-mêmes. Hunger free world mène des actions de plaidoyer dans le sens d’influer sur les décisions touchant aux questions de la faim.

Les leaders communautaires ciblés

Ce plaidoyer cible les leaders communautaires pouvant influencer les décisions dans ses zones d’intervention, dans le but de créer un environnement favorisant les actions contre la faim. Cette entrevue avec le roi du Yatenga, à entendre le chargé de plaidoyer de Hunger free world, Fréderic Ilboudo s’inscrit dans ce sens.

Il explique que l’inscription du droit à l’alimentation dans la constitution est indispensable et permet de consolider et de légitimer les actions de l’Etat et ses partenaires. Au stade actuel informe Frédéric Ilboudo, le droit à l’alimentation a été inscrit dans le projet de la nouvelle constitution en ses articles, 25, 26et 135.Même s’il y a de quoi se réjouir soutient Frédéric Ilboudo, il ne faut pas  dormir sur ses lauriers parce que cette constitution reste toujours au stade de projet et certaines dispositions pourraient être supprimées avant son adoption.  C’est pourquoi Hunger free World sollicite l’implication des leaders communautaires afin qu’ils donnent de la voix pour dissuader toutes tentatives de suppression des dispositions portant sur le droit à l’alimentation.

Initiative noble

Après l’argumentaire du chargé de plaidoyer devant le Naaba Kiba, ce dernier a estimé que l’initiative de Hunger free world est noble. Pour lui, sa mission comme roi du Yatenga est d’assurer le bien-être des populations et connaissant les difficultés auxquelles elles font face pour se nourrir, l’autorité coutumière qu’il est, est dans son rôle en soutenant un tel combat.  Il a laissé entendre que pour toute action visant  la préservation de la dignité et de l’intégrité de la personne humaine, tout responsable   soucieux devrait s’impliquer. Il a couvert les responsables de Hunger free world de bénédictions et les ont rassurés qu’il restera toujours à leur côté dans la mise en œuvre de leurs actions pour un monde libéré de la faim. Frédéric Ilboudo et les autres membres de l’équipe notamment le chargé du développement communautaire Joël Ouédraogo et la chargée de la jeunesse Giséle Dabiré ont aussi demandé le concours de leur guide, le Rassamb-Naaba, ministre du roi   qui a facilité leur accès au palais royal.

Le droit à l’alimentation repose sur 3 piliers

Le droit à l’alimentation faut-t-il le rappeler, fait partie des droits économiques, sociaux et culturels. Le droit à l’alimentation (saine, suffisante et acceptable) selon l’entendement de Hunger free world est réalisé lorsque chaque homme, chaque femme et chaque enfant, seul ou en communauté avec autrui, a accès à tout instant, physiquement et économiquement, à une alimentation adéquate ou aux moyens de se la procurer. Cela suppose la satisfaction de trois piliers qui régissent le droit à l’alimentation à savoir la disponibilité, l’accessibilité et l’adéquation. Le chargé du plaidoyer, Frédéric Ilboudo fait comprendre que la réalisation du droit à l’alimentation n’est pas seulement de la responsabilité de l’Etat.

Implication de tous

Tous les membres de la société indique-t-il ont des responsabilités pour la mise en œuvre du droit à une alimentation adéquate. Les individus, les familles, les communautés locales, les organisations de la société civile, le secteur privé, martèle Frédéric Ilboudo  ont tous la responsabilité de garantir et de protéger le droit à l’alimentation de la communauté locale et mondiale.  Avant cette sortie chez Naaba Kiba du Yatenga , l’équipe  de Hunger free world avait déjà pris   attache avec le chef de Bobo mandaré , le responsable de la communauté musulmane, le Mogho Naaba, le cardinal Philippe Ouédraogo , le roi de Tenkodogo etc. . En attendant   l’adoption de la nouvelle constitution,  les tournées à en croire Frédéric Ilboudo, vont se poursuivre chez d’autres leaders religieux, coutumiers et politiques.

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