Ecole de Watinoma à Titao : Le problème d’eau est crucial.

Depuis plusieurs années, le manque d’eau  était une des  principales caractéristiques de l’école de Watinoma à Titao. Une situation qui entachait le travail des enseignants et des élèves. Les acteurs de l’éducation ont  cru  que la réalisation de la  pompe manuelle en 2020 dans la cour de la dite école par l’ONG EDUCO  marquait la fin de ce calvaire. La joie a été de courte durée.  Avec l’arrivée en masse des déplacés internes et la profondeur de la nappe phréatique, on a impression que la situation s’est empirée.

3 heures pour se procurer un bidon d’eau, bousculades, permanents rixes entre les élèves, que de difficultés pour se servir le liquide précieux à l’école de Wationoma. Après plusieurs années de doléances, l’ONG EDUCO au cours de l’année 2020  a comblé les attentes de la communauté éducative en dotant l’école  d’une pompe manuelle. A peine les premières gouttes d’eau cueillies que les problèmes reprennent de plus belle. Pour accéder à l’eau,  il a fallu aller à une profondeur de 80 m.

                     3 heures pour remplir un bidon de 20 litres

A cause de la profondeur de la nappe phréatique,  l’eau remonte très lentement au point que pour  remplir un bidon de 20 litres, l’usager peut consacrer  3 heures de son temps. Pour ne rien arranger,  l’arrivée en masse des personnes déplacées a entrainé une augmentation du nombre des pensionnaires de l’école. Actuellement, Watinoma accueille 1000 élèves répartis dans 13 classes.  Ce qui  fait grimper  le nombre d’usagers de la pompe, devenu une jungle  où les élèves   plus grands dictent leur loi sur les plus petits. Conséquence  des bagarres à n’en pas finir,  les cours régulièrement  perturbées   .

                  Même réalité au sein du village

Quelques gouttes d’eau  pour effacer les tableaux dans les classes, il en manque souvent. La préparation de la cantine scolaire devient encore plus difficile. Les élèves sont obligés d’apporter  l’eau de leurs domiciles. Une mission qu’ils remplissent  difficilement, la réalité étant la même au niveau des  pompes installées au sein du village.  Les enfants des personnes déplacées vivent plus le martyr car installés à des endroits où les points d’eau se font rares.

                                    Nécessité     d’un château  d’eau  

Tout en remerciant EDUCO pour les efforts consentis, le responsable  des parents d’éléves, Salif  Badini et la guide  des mères éducatrices pensent qu’il faut un investissement plus performant pour résoudre ce fléau. Ils tournent les yeux vers le gouvernement et d’autres partenaires pour solliciter la réalisation d’un château d’eau   . Ils pensent qu’  une telle infrastructure  participerait à résorber le problème d’eau pour que les élèves puissent mieux se consacrer à leurs études.

                                                                                                         Faso nord info

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