Elèves-filles déplacées au Nord : Plus d’une vingtaine de grossesses non désirées enregistrées courant 2019.

Le vendredi 03 Septembre 2021, 40 acteurs de la communication de la région du nord, ont  bénéficié d’un cadre d’échange formateur avec les acteurs du projet Back to School Better (BSB) ou (Retour possible des filles sur les bancs de l’école)  en partenariat avec la radio voix du paysan de Ouahigouya. Cet atelier a eu lieu au siège de la fédération Nationale du Groupement Naam de Ouahigouya.

Cette formation a permis aux journalistes de comprendre les difficultés que rencontre les jeunes filles dans ce contexte d’insécurité, engendrant des déplacements de la population

 La situation sécuritaire délétère que traverse notre pays, surtout dans sa partie nord, rend les jeunes filles très vulnérables. Pour pallier cette situation, la radio «  la voix du paysan » à travers le projet Back to School Better apporte sa touche. Pour ce faire, l’expertise de Mme  Maimouna Ouermi /Ouédraogo, chef de service de la promotion de l’éducation inclusive des filles et  du genre à la DREPPNF / Nord est sollicitée.   

                             Viols, harcèlements sexuel

Mme Maimouna Ouermi /Ouédraogo, chef de service de la promotion de l’éducation inclusive des filles et du genre à la DREPPNF / Nord a longuement échangé avec les hommes de médias sur le concept « Violences basées sur le genre »

Dans  sa communication, Mme Ouermi a fait une présentation des différents types de violences que subissent les femmes et jeunes filles en situation de crise sécuritaire. Elle a énuméré des formes telles que les grossesses non désirées, les viols, le harcèlement sexuel, la prostitution forcée, l’esclave sexuel et les mutilations génitales. Il est ressorti des échanges que depuis l’avènement de la crise sécuritaire, plus d’une vingtaine de cas de grossesses non désirées ont été enregistrés au niveau des filles élèves déplacées internes dans la région du nord.

                     Impliquer les hommes de médias

Le directeur de la radio Voix du Paysan, Adama Sougouri et la communicatrice

Convaincue que l’implication  des hommes de médias mettrait fin à ces violences, la communicatrice Ouermi dit être satisfaite de la participation de ces derniers. A suivre la communicatrice du jour, les journalistes ont égrené d’autres types de violences basées sur le genre et ensemble des centres de référencements y afférents ont été dégagés. Elle a aussi sollicité tous les médias à relayer l’information  pour que la communauté soit mise au courant que le retour sur les bancs de toutes les filles déplacées interne est gratuit même n’ayant pas les extraits d’acte de naissance.

                          Spot, vidéo de sensibilisation

Le directeur de la radio, la voix du Paysan a invité les journalistes à réaliser des productions vidéos ou des spots afin de sensibiliser les personnes déplacées sur la nécessité de la scolarisation des filles

Se joignant à Mme OUERMI, le Directeur de la radio la voix du paysan, Mr Adama Sougri, laisse entendre que chaque média, à l’issue de cette formation, doit réaliser un spot, qu’il soit en vidéo ou une communication radiophonique, des messages de sensibilisation.  Pour lui, la communauté doit savoir que l’éducation des filles déplacées internes est gratuite et cela grâce au gouvernement avec l’appui de l’UNICEF en partenariat avec le projet Back to School Better (BSB). Il a aussi signifié qu’il faut interpeller la population sur la situation dramatique que ces filles vivent et éviter de les exposer encore dans des situations plus compliquée. 

                           Retour de 2800 filles à l’école

Ils étaient une quarantaine de journalistes et de communicateurs à prendre part à cet atelier de formation
Photo de famille à la fin de la formation

« Aujourd’hui les rues de Ouahigouya sont inondées de mouvements de va et vient des filles déplacées internes, fuyant leurs villages à cause du terrorisme, aujourd’hui elles ont dû abandonner l’école et subir toutes ces formes de violence dans le seul but de subvenir à leurs besoins primaires » dépeint Adama Sougouri. La première phase de ce projet couvrant les régions du Nord, la Boucle du Mouhoun, le Sahel et l’Est a facilité le retour de 2800 filles à l’école.

                                                Inoussa Ouedraogo

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