Entreprenariat agro-syvo-pastoral : 900 millions CFA pour soutenir 1200 jeunes et femmes

L’association Développement Sans Frontière (DSF) a organisé un atelier le mercredi le 17 mars 2021, visant à l’appropriation des activités de la phase 2 du programme multi-acteurs d’appui à l’entreprenariat agro-syvo-pastoral. Financé par la coopération Autrichienne, ce projet est mis en œuvre dans 4 régions du Burkina Faso (le Centre, le Centre-Sud, l’Est et le Nord) par un consortium de 7 associations sous le leadership du Cadre de Concertation des Associations et ONG, actives en Education de base au Burkina Faso (CCEB/BF)  

Le chef de projet à l’Association DSF , présentant les activités du programme aux structures impliquées dans sa mise en œuvre

Une première phase de ce programme multi-acteurs d’appui à l’entreprenariat agro-sylvo-pastoral mis en œuvre de 2017 à 2019 avait touché 600 jeunes dont 292 femmes dans les filières agro-sylvo-pastorales (ASP). En plus des formations, ces recrus de la 1ére phase ont bénéficié d’équipements.  La mise en œuvre du programme a permis d’obtenir des acquis, mais connait également des faiblesses.

                            Acquis et insuffisances

Les acquis de la première phase du projet seront renforcés au cours de la seconde phase

 Entre autres acquis, l’application de nouvelles technologies de production rentable, l’augmentation de l’autonomisations financière des bénéficiaires, la prise en compte des femmes à hauteur de 93, 33% et la mise en place de 40 coopératives. Le faible développement de l’approche chaine de valeur dans les filières et la faible efficacité dans la mise en relation avec les institutions financières sont des insuffisances inscrites dans le rapport d’évaluation finale de ce projet.

                     Consolider les acquis  

La production de l’oignon , sa transformation et sa commercialisation seront une préoccupation de la 2eme phase de ce programme

Pour cette deuxième phase du projet, il s’agira de consolider les acquis en termes de formation et organisation des jeunes en coopératives. Le renforcement des capacités des membres des coopératives en termes d’organisation et de fonctionnement en vue d’assurer une connexion entre la production et l’approvisionnement en intrants agricole et la production-commercialisation et transformation. Il est question aussi d’une mise en cohérence avec le vison Gender Marker 2(stratégie de promotion du genre en Autriche), consistant à mettre l’accent sur les femmes en favorisant leur accès à la formation.

Mise en relation avec les institutions financières

Les activités de la gente féminine sont au centre de ce programme

 La mise en relation des femmes avec les institutions financières et le renforcement de leurs capacités d’auto prise en charge de leurs initiatives économiques reste un des engagements majeurs de la 2éme phase du programme. Selon Lomboro Coulibaly, chargé de projet à DSF cet atelier a été organisé pour permettre l’appropriation des activités de la deuxième phase du programme. Il a regroupé des responsables des services déconcentrés de l’Etat, d’organisations faîtières œuvrant dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, d’institutions de microfinances.

                            4 filières ciblées

L’originalité de ce programme est de tendre vers la professionnalisation des acteurs de l’agriculture et de l’élevage , des secteurs d’activités occupant le monde rural

Précise le coordonnateur de DSF Salifou Sodré, cette 2éme phase comme la 1ére est financée par la coopération autrichienne. Un consortium de 7 associations membres du CCEB se chargeront de conduire les activités dans les 4 régions.  Le programme cible 4 filières : le niébé, l’oignon, l’élevage de la volaille locale et l’embouche des animaux.

        Des fiches de sélection à ventiler

Pour le coordonnateur de DSF , un comité de sélection se chargera de retenir les meilleurs profils qui bénéficieront des activités de la deuxieme phase du programme

Au cours de cette rencontre, il a été précisé que des fiches de sélection élaborées avec des critères seront ventilés. Ceux qui désirent bénéficier de l’accompagnement de ce programme devront renseigner ces fiches. Un comité, précise Salifou Sodré comprenant des  responsables du projet des membres de DSF, et de représentants de structures déconcentrées de l’Etat, des collectivités locales et des différentes faîtières se chargeront de désigner les meilleurs profils sur la base des fiches. « Nous n’accompagnons pas qui veut, mais qui peut » a fait comprendre Salifou Sodré.

                           Possible réadaptation

Pour le chargé du projet , la mise en œuvre d’un programme est dynamique , des réadaptations peuvent se faire à tout moment

 Afférentes à certaines inquiétudes liées à la fiche de sélection et les critères de choix, Lomboro Coulibaly rassure que la mise en œuvre d’un programme est dynamique. Il argumente comme quoi des adaptations peuvent intervenir à un certain moment pour prendre en compte certaines réalités du terrain et des suggestions de certains acteurs. Lomboro Coulibaly a laissé entendre que le partenaire financier du programme et ses porteurs ont défriché le terrain pour faciliter la tâche aux   bénéficiaires directs, il reste entendu que ces derniers jouent leur partition pour permettre l’atteinte des objectifs fixés.

                           Développement durable

Il a été question au cours de rencontre de mettre les acteurs au mème niveau d’information

 A entendre le coordonnateur de DSF, Salifou Sodré, étant donné que l’agriculture et l’élevage piliers de l’économie du pays occupent la majorité de la population, l’originalité de ce programme est de tendre vers la professionnalisation des acteurs de ces domaines. Toute chose contribuant à la lutte contre la pauvreté et à l’assise du développement durable. 

Inoussa Ouédraogo

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