Expressions culturelles frontalière Burkina-Niger : Un festival pour célébrer la paix et l’inclusion sociale

Le mercredi 24 mars 2021 a eu lieu au Centre d’écoute et de dialogue pour jeunes de Ouahigouya, le mini festival des diversités culturelles du Burkina Faso. L’organisation de ce festival rentre dans le cadre de la mise en œuvre du projet de l’association Terre des Hommes Italie au Burkina Faso « Expression culturelle transfrontalière entre le Burkina Faso et le Niger pour la paix, l’inclusion sociale et le développement ». Ce fut l’occasion pour les acteurs du projet de faire le point sur le travail abattu depuis février 2018.

Ce projet a contribué à l’éclosion de jeux talents artistiques

 A teliers d’expositions d’œuvres d’art plastiques et de photos, un match gala qui a opposé le lycée Municipale de Ouahigouya au lycée privée Hamdiat et une animation culturelle mettant en exergue des    talents éveillés au cours de la mise en œuvre des activités du projet, le menu de ce mini festival était consistant.

                            Culture et extrémisme violent

La culture , facteur de cohésion sociale

La promotion de la culture est un moyen efficace dans la lutte contre l’extrémisme violent. C’est convaincu de cette réalité que Terre des Hommes Italie a initié le projet « Expression culturelle transfrontalière entre le Burkina et le Niger pour la paix, l’inclusion sociale et le développement.

                    8 villes du Burkina et du Niger

Issa Ouédraogo , le point focal du cadre de concertation a loué l’initiative de Terre des Hommes Italie et a aussi apprécié l’engagement des bénéficiaires du projet

 A entendre Monsieur Issa Ouedraogo, point focal du Cadre de Concertation des Associations et mouvements des Jeunes de Ouahigouya (CCAJ), ce projet touche huit villes dont quatre au Niger et quatre au Burkina à savoir Ouagadougou, Bobo-Dioulasso, Fada N’gourma et Ouahigouya. Il fait savoir que le CCAJ a été créé par Terre des Hommes Italie dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet.

                                         Cinq laboratoires créés

Cet festival a été organisé en partenariat avec les acteurs chargés de la mise en œuvre du projet , le conseil municipal de Ouahigouya et la direction régionale de la jeunesse du Nord

 

Durant ces trois ans, le projet a formé des jeunes à travers cinq laboratoires : le labo théâtre, le labo danse, le labo art plastique, le labo oralité et le labo vidéo. Ces formations ont permis aux bénéficiaires d’éveiller leurs talents, de les perfectionner et de se replonger dans leurs traditions à travers les danses traditionnelles et les théâtres. Aussi, des opportunités ont été offertes à ces jeunes d’entreprendre.

                                   15 projets financés

Ces 13 porteurs de projets ont reçu chacun une somme de 700000 CFA pour concrétiser son idée

Un concours a été lancé à cet effet. A l’issu de cette compétition, des projets de 13 jeunes ont été retenus. Chacun a bénéficié de 700 mille FCFA pour mettre en œuvre son projet. C’est l’exemple de Honorine Badini, lauréate de cette compétition qui a monté un projet de réalisation d’un studio de montage vidéo. Elle remercie Terre des Hommes pour l’initiative et pour l’accompagnement à l’ensemble des bénéficiaires.  

                           Faire preuve d’ingéniosité

Une exposition d’œuvres d’art réalisées dans le cadre de ce projet

Elle conseille à tous ses camarades à mettre à profit les connaissances acquises pour impulser le développement culturel du Burkina. Très reconnaissante, elle fait comprendre que pour faire honneur à Terre des hommes, il faut que ceux qui ont bénéficié des financements redoublent d’ingéniosité pour asseoir et fructifier leurs activités.

  Fierté de la commune de Ouahigouya

La 1ére adjointe au maire de la commune de Ouahigouya , Mme Sodré /Sangarba Djéneba a félicité terre des hommes pour la pertinence des activités du projet

 Mme Sodre /Sangarba  Djeneba, 1ére adjointe au maire de la commune de Ouahigouya , représentant le  maire  a traduit sa  joie et sa satisfaction.  « Notre commune est fière d’abriter le festival des diversités culturelles au profit des laboratoires artistiques mis en place au sein des cadres de Concertation des associations et mouvements de jeunes du Burkina.  Cette initiative contribuera à la valorisation de la culture car la culture joue un rôle clé dans l’atteinte des objectifs du développement. C’est ce que nous travaillons à impulser dans notre commune. Cet objectif ne saurait être atteint sans de telles initiatives. » soutient-t-elle. Elle rassure  aux organisateurs de la disponibilité du conseil municipal à accompagner toute initiative qui touche à la promotion de la culture et à l’épanouissement de la jeunesse.

                   Soutenir l’autonomisation des jeunes

La coordonnatrice du projet a soutenu que les activités concouraient à la lutte contre le chômage et à l’autonomisation des jeunes

Madame Issoufou Mamane Halilatou, coordinatrice du projet, quant à elle trouve que ce festival traduit la magnification des résultats produits par les activités conduites depuis février 2018. Expliquant les financements des différents projets des jeunes, elle déclare « c’est une façon d’apporter notre pierre dans la promotion de l’autonomisation des jeunes et de pallier au problème de chômage ».

Des acteurs qui ont apporté leur touche pour permettre l’atteinte des résultats du projets

                        Symbole de la ville de Ouahigouya

Outre ces réalisations, le projet a aussi construit un podium devant le centre d’écoute et de dialogue pour jeunes. Il est prévu l’érection d’une œuvre professionnelle qui reflètera l’identité culturelle de la ville de Ouahigouya. Cette œuvre d’art sera érigée à l’entrée de la ville, dans le village de Somiaga.  

Pour finir, Monsieur Luli Noël, représentant de l’association terre des hommes a rassuré la population que c’est un projet qui prend fin mais Terre des Hommes Italie reste et demeure au service de la population Burkinabè pour contribuer à son autonomisation. 

Un projet qui a mis les jeunes au centre des préoccupations

                                                                           Gildas Wendkuni Salo

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