Extrémisme violent, radicalisation et terrorisme : Le cabinet CR2A fait de la radio un vecteur de sensibilisation. 

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La radio Wendpanga de Ouahigouya a conduit du 10 au 12 septembre 2019, des émissions radiophoniques en Français, Fulfundé dans le cadre du Projet de prévention de l’extrémisme violent, de la radicalisation et du terrorisme dans les régions du Nord et du Sahel, mis en œuvre par le Cabinet Recherches –Actions en Afrique (CR2A) en collaboration avec le Centre International sur les Conflits Non Violents (ICNC).

 

 

Les objectifs de ces émissions radiophoniques à entendre le co-gérant du CR2A, Moussa Ouédraogo sont accroître le niveau de compréhension et d’information des populations sur l’extrémisme violent, la radicalisation et le terrorisme ; de susciter la réflexion et la prise de conscience des populations principalement les jeunes sur le péril de l’extrémisme violent et ses corollaires. Il s’agit précise –t-il, d’amener les populations et les jeunes en particulier à s’engager activement dans la prévention de ces maux sociaux à travers la résistance civile et la non-violence et d’inciter les populations notamment la frange jeune à participer activement à la promotion des méthodes de la résistance civile et des actions non violentes comme alternative à l’extrémisme violent, la radicalisation et les actions terroristes.

L’émission qui est passée en direct sur les antennes de la radio Wendpanga à Ouahigouya en langue française  a  regroupé le Naaba Koutou , chef du village de Namssiguia , l’iman du CERFI et de la communauté musulmane , Boureima Ouédraogo , et Mme Mariam Belem , représentante des associations féminines .Avec l’animateur du jour, Issouf Ouédraogo , les leaders se sont essayés à expliquer la situation du Burkina Faso avant l’enregistrement des attaques terroristes , les difficultés que le pays traverse à l’heure actuelle , les raisons des agissements des forces du mal , les formes de résistance et les rôles que doivent jouer les leaders et les jeunes .

   Le Burkina Faso, jadis un pays de paix

A l’unanimité, les intervenants ont rappelé que le Burkina Faso était jadis un havre de paix, un modèle de cohabitation pacifique entre les différentes communautés, les religions et les ethnies. C’est donc avec étonnement qu’ils ont accueilli les premières attaques perpétrées par les forces du mal à l’intérieur du territoire national. Les conséquences de ces attaques sont énormes à en croire les invités de la radio Wendpanga. Ils citent entre autres les tueries brutales et massives de la population, les assassinats ciblés, les destructions des biens publics, les déplacements de la population.

Le Naba Koutou (bras tendu)

Pour le Naaba Koutou, chef du village de Namssiguia, l’intention de ces fauteurs de trouble est de désagréger le tissu social. C’est à dessein qu’ils interdisent dans certaines localités les travaux champêtres pour asseoir l’insécurité alimentaire et la paupérisation de la population. La fermeture des établissements d’enseignements concourt à priver l’éducation aux jeunes afin de les garder dans l’ignorance pour les manipuler et par la suite les enrôler dans les groupes armés. L’iman Boureima Ouédraogo et les autres animateurs de l’émission ont souligné l’urgence d’agir en privilégiant les actions non violentes.

Pour eux, la lutte contre l’extrémisme violent, la radicalisation et le terrorisme exige que tous les détenteurs de pouvoirs, chefs coutumiers, leaders religieux, organisations de la société civile coalisent leurs forces pour permettre une éducation exemplaire de la population, particulièrement les jeunes. Ils ont insisté sur la nécessité d’une forte mobilisation de la jeunesse, la nécessité de la canaliser pour qu’elle adopte des stratégies de résistance pacifique et de luttes non violentes. Ils proposent que les jeunes soient initiés à la culture de la dénonciation, à l’alerte et à une franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Ils appellent tous à l’unité nationale, au sursaut patriotique pour vaincre l’hydre qui ne cesse de gangréner tout le pays.   

   Réactiver les cadres permanents de dialogue inter-religieux

L’autre défi à relever argumentent-ils, c’est la résolution des problèmes de l’employabilité des jeunes. Il a été aussi souligné l’importance de multiplier les canaux de dialogue inter religieux et de la valorisation des mécanismes endogènes de gestion de conflits. Pour les animateurs de l’émission, les leaders coutumiers et religieux, les responsables des organisations de la société civile, les dirigeants doivent être des modèles qui inspirent les jeunes. L’essentiel pour les invités de la radio Wendpanga, c’est de se convaincre que le Burkina Faso, est notre patrie et chacun doit contribuer à sa défense contre les forces du mal. Chaque citoyen soutiennent-ils, doit apporter sa pierre à l’édification d’une nation unie et indivisible. Contre vents et marées, affirment-t-ils, le Burkina Faso restera un pays hospitalier et un modèle d’intégrité et de paix.

  Arrêter la spirale de la violence

Les invités ont conclu l’émission avec cette conviction que le Burkina Faso puisera dans toutes ses ressources pour chasser le mal de son territoire. Notons qu’avant ces émissions, le Cabinet CR2A avait déjà organisé au cours de l’année 2019, trois ateliers de renforcement des capacités de soixante-quinze (75) leaders communautaires et responsables associatifs des régions du Nord et du Sahel sur les méthodes, outils et techniques de la résistance civile et des actions non violentes en vue de déconstruire les discours violents et haineux des groupes extrémistes qui essaiment les villes et campagnes au Burkina Faso.

Ces ateliers avaient permis d’outiller les leaders religieux, coutumiers, organisations de jeunesse et associations féminines sur l’extrémisme violent, la radicalisation, le terrorisme, les concepts de résistance civile et de luttes non violentes. Le Cabinet CR2A, porteur de ce projet de prévention de l’extrémisme violent, de la radicalisation et du terrorisme dans la région du Nord et du Sahel prévoit dans la suite de ses activités, la sensibilisation des franches   jeunes afin de les prémunir de l’extrémisme violent et de la radicalisation à travers la promotion de la résistance civile active, pacifique et non violente. 

Faso-nord.info                   

 

 

 

 

 

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