Fermeture des maquis à Yako :  » la faim va nous tuer » s’apitoient les tenanciers

Les tenanciers des maquis et bars dans la commune de Yako et leurs travailleurs supportent difficilement la suspension de leurs activités économiques. Nous en avons le fait le constat au cours d’une sortie le 16 avril 2020.

Sans le sou, faim, incapacité de payer les travailleurs. Gérants de maquis, propriétaires, Dj, personnel de soutien, du maquis Wendpanga2, à Siguinvoussé, Tout comme au maquis Palingwendé en passant par le ‘ «  Plateau »  où nous sommes passés, nos interlocuteurs manquent de mots pour traduire la précarité dans laquelle  ils sont plongés depuis la fermeture de leurs lieux de commerces .  Vendeurs de poulets, boutiques de ventes de divers articles,parkeurs souffrent également le martyr. Dans tous les maquis où nous avons mis les pieds au cours de cette matinée du 16 avril 2020, c’est le calme total. Les quelques acteurs que nous avons trouvé se tournent les pouces. Faute de ne rien encaisser durant cette période de suspension de leurs activités,ils se disent incapable de se nourrir.

Jeu de cache avec les locataires

Les serveuses elles sont abandonnées à elles-mêmes. « Environ 30 employés  travaillent ici. Maintenant que nos activités sont  bloquées, on ne sait plus que faire. Les filles sont des étrangères et bien qu’elles ne servent plus, elles  ne peuvent plus repartir dans leurs pays d’origine à cause de la fermeture des frontières et de l’arrivée des activités de transport. Les propriétaires des loyers nous poursuivent et nous les feintons parce que nous n’avons rien à leur donner. Si ça continu ainsi, c’est la mort » s’alarme le gérant du maquis wendpanga (WP2), Xavier Guiré. Le Dj, plus précisément l’animateur  Olivier Coulabaly est plus que consterné. En plus de ne plus recevoir son salaire, il se voit privé de ses « Attalakous » qui lui permettaient de soutirer  quelques pièces ou des billets de banque avec les clients «Faim va nous tuer !   Je suis affaibli. Ce n’est rien d’autre  que la faim » ralle –t-il sans le moindre gène.

Victimes collatérales

 Vendeurs de poulets,parkeurs et mécaniciens installés autour du légendaire WP2 en sont de victimes collatérales. «  Mes clients sont généralement ceux qui fréquentent le maquis, depuis qu’ils ne viennent plus, je passe mes journées à observer la nature. Si il n’y a pas  réparation, il n’y a pas d’argent » s’enrage saint Sylvestre Ouédraogo, mécanicien. Le gérant du  parking IssakaDianda est inconsolable, son lieu de travail est permanemment désert depuis la fermeture de WP2.  Dans les autres maquis, ce sont les mêmescomplaintes. Tous n’ont qu’un seul vœu, que le gouvernement en premier lieu le président du Faso allège les mesures. Si les autorités ne mettent d’eau leur vin dans la prise de mesures, marmonnent –ils au décompte,  l’on risque de se retrouver avec plus de cadavres à cause de la faim que du covid19.

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