Foire aux savoirs à Ouahigouya : 60 stands occupés par 150 exposants de 10 régions

« Promouvoir l’innovation par la résilience des populations rurales face aux chocs climatiques, sécuritaires et alimentaires »,  c’est le thème de la première édition de la foire aux savoirs, organisée les 29 au 30 avril 2021 à Ouahigouya. Il a concerné les techniciens  et les bénéficiaires    des projets et programmes de développement financés  par le Fonds International de Développement Agricole(FIDA). Organisée sous l’égide du  Ministère de l’Agriculture, des Aménagements Hydro-agricoles et de la Mécanisation cette foire est  mise en œuvre par le projet Neer-Tamba.

Au total cette foire a mobilisé 60 stands pour 150 exposants venus de 10 régions du Burkina Faso

La place de la nation de Ouahigouya présentait le visage d’un gigantesque marché  de produits locaux  en cette matinée du jeudi 29 avril 2021. Sous des stands soigneusement aménagés,  y étaient exposés de nombreux produits agricoles. La diversité des produits et la qualité des emballages renseignaient longuement sur l’ingéniosité  des  exposants du jour, la plupart issus du monde rural   . Nombre  d’entre eux ont acquis leur savoir-faire à travers des projets et programmes financés par  le  Fonds International de Développement Agricole (FIDA).

                                               Partage et mutualisation

La coupure symbolique du ruban marquant l’ouverture officielle de la foire aux savoirs

Cette foire aux savoirs se veut selon ses organisateurs,  un temps de partage et de mutualisation des activités soutenues par ce partenaire depuis ses 40 ans de partenariat avec le pays des hommes intègres. « Les projets FIDA arrivés à terme et les projets en cours de mise en œuvre autour de la même problématique , quoi de plus pertinent pour rappeler ce qui a été fait depuis 04 décennies d’accompagnement pour faire le point des acquis , relever les insuffisances et dessiner les perspectives ? » apprécie fortement le ministre de l’Agriculture , des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation , Salifou Ouédraogo .

Le ministre de l’Agriculture , des Aménagements hydro-agricoles et de la Mécanisation Salifou Ouédraogo a plaidé pour la pérennisation de cette foire et sa duplication par d’autres acteurs autre que les porteurs du portefeuille FIDA

Débats focalisés sur un thème central et 3 sous-thèmes

Alors que la foire battait son plein à la place de la nation, d’autres acteurs  logés dans la salle de conférences du conseil régional du Nord échangeaient autour du thème   « Promouvoir l’innovation pour la résilience des populations rurales face aux chocs climatiques, sécuritaires et alimentaires ».  Ce thème central a été subdivisé en trois sous-thèmes : « petits aménagements fonciers villageois comme alternative à l’insécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité civile » ; « amélioration durable de l’autonomie socio-économique des populations cibles : contributions des initiatives locales agro-syvo-pastorales », « La gestion environnementale pour la promotion d’une agriculture climato intelligente ».

Les débats au cours des différents panels ont accouché de fortes recommandations

                                        Priorités nationales

Après des débats bien nourris, les panélistes ont formulé des recommandations à l’endroit de trois cibles majeures à savoir, les Chambres régionales  d’Agriculture, le gouvernement et les projets et programmes. Aux chambres régionales d’agriculture, il leur a été préconisé  la création de services d’appui conseil de proximité visant à assurer leur  visibilité et leur  membership . Quant au gouvernement, les panélistes lui préconisent d’agir conformément à la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement en veillant à l’alignement des partenaires financiers aux priorités nationales. Ils souhaitent aussi que le gouvernement assume sa responsabilité dans la formulation, l’exécution des projets (missions de supervision, revue à mi-parcours).

                         Questions sécuritaires et changements climatiques

Les officiels lors de la cérémonie de clôture de la 1ére édition de la foire aux savoirs

Autres attentes à l’endroit du gouvernement, l’institutionnalisation d’un poste de responsable en gestion des savoirs et communication dans l’organigramme des projets et programmes ; la prise en compte des questions sécuritaires, des questions de changements climatiques dans la promotion de l’agriculture climato-intelligente et la facilitation de l’ancrage des crédits du Fonds vert climat au sein des communautaires rurales.

                                              Recherche actions

Les officiels visitant les stands

Au niveau des projets et programme,  les panélistes ont mentionné  la mise en place d’un dispositif efficace de ciblage des bénéficiaires  en s’appuyant sur des statistiques pertinentes, des canaux de communication adaptés ; la prise de dispositions pour un bon archivage de la documentation et des données des projets en vue d’en assurer un transfert aux directions de la documentation et des archives des ministères de tutelle à la clôture des projets ; la promotion de la recherche action ; la mutualisation et partage des bonnes pratiques issues de la mise en œuvre des projets .

                             Elargissement à d’autres projets

 « Ces recommandations nous interpellent sur les actions futures, en vue de renforcer la dynamique de gestion des savoirs impulsée à travers cette première édition » a réagi le patron du département de l’Agriculture Salifou Ouédraogo.

Kougréma Zongo , le coordonnateur du projet Neer-Tamba a rassuré que les recommandations issues de cette 1ere édition de la foire aux savoirs seront étudiées et appliquées

Le Coordonnateur du projet Neer-Tamba,Kougréma Zongo ,  lui a saisi la balle au rebond pour rassurer que les recommandations formulées au cours de ce rendez-vous seront étudiées et mises en application . « Je vous exhorte à conduire la réflexion devant aboutir à l’institutionnalisation de cette activité et plus tard à son élargissement à d’autres projets que ceux du portefeuille FIDA au Burkina Faso. Nous n’aurons d’ailleurs fait que de passer de la phase pilote à une phase de vulgarisation. En un mot, nous aurons mis à l’échelle une bonne pratique, dans la perspective d’une culture de la gestion des savoirs pour des exploitations agricoles toujours plus performantes et des populations résilientes aux contraintes climatiques et alimentaires » a insisté le ministre Salifou Ouédraogo.  

Stimuler la résilience des populations

Mme le Haut-commissaire de la province du Yatenga , le ministre Salifou Ouédraogo posant avec les têtes pensantes du projet Neer-Tamba

La  représentante des participants, madame Diabry/ Onadja Jacqueline a pour sa part souligné  que  la pérennisation de cette foire stimulera davantage la résilience des populations des zones rurales qui ploient sous le poids de l’insécurité et de la mauvaise répartition de la pluviométrie.

L’Association Développement sans frontière , partenaire du projet Neer-Taamba était parmi les exposants

Sur le site de l’exposition, 60 stands ont été installés pour 150 exposants venus  de 10 régions du Burkina Faso. Le ministre et sa délégation y ont fait un tour pour découvrir le savoir-faire  des acteurs du monde rural, faisant aujourd’hui des merveilles grâce au FIDA.

Faso nord info

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