Fonds de développement local de Riverstone Karama SA : A quand la fin de la danse des vautours autour des 486 millions ?

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Depuis l’année  2018  la société minière Riverstone Karama S.A  a accordé une somme d’argent dénommé fonds de développement local  aux 3 communes impactées par les activités de la mine à savoir Ouahigouya , Namissiguima et Oula. Mais pour l’instant, aucun copeck sur le fond des deux années n’a été débloqué pour des raisons diverses et non profitables aux communes bénéficiaires.  

 

Un comité de pilotage présidé par Mme le Haut-commissaire de la province du Yatenga  a  été mis en place pour asseoir un mécanisme qui permettrait une utilisation judicieuse de la somme attribuée. Ce mécanisme a tardé à se mettre en branle et la somme de 468 millions de F CFA  de l’année 2018  n’a été débloquée.  Pour cette année 2019, Riverstone  a encore reconduit le même budget pour les 03 communes mais jusqu’à cette date  les acteurs impliqués n’arrivent pas à trouver la bonne formule pour mettre cette  manne financière au profit du développement local des communes . Dans un premier temps, des  acteurs, surtout les organisations de la société civile ont exigé à ce que la société minière fasse le cumul des budgets  de 2018 et 2019. Une revendication que le donateur a refusée, disant se conformer aux procédures budgétaires de décaissement de fonds. Comprenant que cette revendication  n’est prospère pas, les partisans du cumul des budgets ont fait contre mauvaise fortune bon cœur.

   Les maires ont agi dans le flou

Entre temps,  le comité de pilotage a concocté un canevas  de projets qui a été remis aux maires des trois communes. Ces derniers ont fait transmettre des projets qu’ils ont soumis à l’examen du comité de pilotage. Quand cette instance   s’est  réunie   pour étudier les documents  présentés, une partie des membres, ceux de la société civile pour ne pas les nommer s’est opposé. Ils clament que les autorités communales ont gardé l’information par dévers elles  pour privilégier leurs proches   . Les mécontents  ont  tapé  du   poing sur la table exigeant qu’on reprenne la démarche   de l’appel à projet. Depuis lors, les choses ne bougent pas.  Mme le Haut-commissaire, présidente du comité de pilotage  comme entre le  marteau et l’enclume   a  du mal à concilier les différentes positions. Pour ne rien arrangé, la composition du comité est aussi sujet de  débat.  Certains exigeraient qu’il soit élargi.

 Élargir le comité de pilotage

 Le conseil régional de la jeunesse  du nord par exemple   se battrait fortement pour faire parti de ce comité. Une  exigence qui    n’est pas bien vu par tout le monde. Ceux qui récusent l’entrée de cette faîtière régionale dans le comité de pilotage  soutiennent que la présence  des   membres  des  conseils communaux de la jeunesse des trois communes est mieux indiquée. Cette question attend d’être  tranchée. A l’allure où vont les choses, 2019 aussi va s’écouler sans que  les 486 millions ne soit  débloqué. Situation embarrassante.  Pour des communes qui peinent à répondre aux aspirations de sa jeunesse, l’utilisation judicieuse de cette somme aurait accouché   de nombreux projets. C’est aberrant que des citoyens  qui en veulent aux mines d’exploiter leurs ressources sans investir sont incapables de s’accorder  pour profiter de cet appui de la Riverstone Karama SA   .

    Cessons les petits calculs

Il est temps que les membres du comité de pilotage cessent les petits calculs pour agir dans  le sens de l’intérêt général. L’odeur de ces 486 millions donne certainement  un appétit glouton  à certains individus, mais  chacun sait où  sa boulimie  pourrait le conduire.  S’il est vrai que les maires ont fait écrire les projets en cachette , il est temps qu’on reprenne la procédure afin de permettre aux plus méritants d’en bénéficier. Que le comité de pilotage trouve  rapidement un  mécanisme qui garantit une totale transparence dans la gestion de cette offre de Karma Mining. Ce qui est certain,  les jeunes des trois communes bénéficiaires ne pardonneront ni à leurs maires, ni les responsables du comité de pilotage sur leur incapacité à débloquer  ces 486 millions au compte de 2019. L’enjeu est de taille, pour la simple raison  que si cette somme n’est pas encore utilisée au profit du développement des zones impactées, ceux qui mettent la pression sur la mine pour l’amener à investir seront certainement en manque d’arguments.

Faso nord info

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