Fronde sociale : Acteurs de l’éducation et la santé battent le même tambour à Ouahigouya

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Répondant au mot d’ordre de la Coordination Nationale des Syndicats de l’Éducation (CNSE), les travailleurs de ce secteur se sont mobilisés massivement ce jeudi 18 avril 2019 pour protester contre le silence du gouvernement face aux préoccupations. Après la signature du protocole d’accord en janvier 2018, la coordination avait suspendu son mot d’ordre, mais c’est face à « l’indifférence » du gouvernement qu’ils ont observé cet arrêt de travail de 24 heures ce 18 avril 2019. Au même, les travailleurs de la santé aussi ont observe 48 heures de grève allant du 17 au 18 avril 2019. Objectif : réclamer la mise en œuvre de leur protocole signé avec le gouvernement.

Une fois de plus, les acteurs de l’éducation, à travers  la coordination provinciale des syndicats de l’éducation ont battu le pavé dans la ville de Ouahigouya. Cette mobilisation qui fait suite au mot d’ordre lancé par la coordination nationale. Coïncidence ou stratégie de la lutte, c’est 24 heures de fronde des acteurs de l’éducation coïncide avec les 48 heures de grèves du syndicat national des travailleurs de la santé humaine et animale (SYNTSHA). La mobilisation n’a pas déchanté en cette matinée au siège de l’École Démocratique et Populaire (EDP) de Ouahigouya. Parti de l’avenue (grande voie longeant leYamwaya), les marcheurs ont sillonnés les artères de la ville avant de se retrouver devant le Haut-commissariat ou le message a été livré par les responsables de la CNSE. Manifestant leur râle-bol face ce qu’ils appellent « insouciance du gouvernement vis-à-vis de leurs préoccupations », les marcheurs ont scandé des slogans d’interpellation et de mise en garde. Ainsi pouvait-on entendre « Un gouvernement qui ne respecte pas ses engagements, on s’en fou !, pour la constatation financière des indemnités de logement, mobilisation et lutte ! »

Interpeller le gouvernement sur son devoir de respecter les termes du protocole

En rappel, c’est après plusieurs mois de luttes engagées au cours de l’année académique 2017-2018, autour de quatre points essentiels à savoir l’adoption d’un statu valorisant, l’amélioration de l’accès à la qualité de l’éducation et des conditions de travail et la revalorisation de fonction enseignante qu’un accord avait été conclu avec le gouvernement. « Mais au lieu de s’atteler à cela, le gouvernement s’est plutôt mis dans une posture de dilatoire conduisant une fois la coordination à lui rappeler son devoir par des actions multiformes courant novembre, décembre 2018 et janvier 2019 », pouvait-on lire dans le message de protestation. Le responsable de la coordination, Inoussa Sawadogo, dans la lecture du message adressée au Haut-Commissaire a souligné que la CNSE dans une correspondance adressée au premier ministre, le 26 mars 2019, invitait le gouvernement à prendre des dispositions pour finaliser le dossier. Mais en lieu et place de cela, le gouvernement s’est inscrit dans une logique de dilatoire doublée d’un silence méprisant.

Le contexte sécuritaire évoqué

Dans le même message, la coordination déplore la situation dans laquelle beaucoup d’écoles et d’établissement se retrouvent. Contexte sécuritaire oblige, ces établissements sont fermés et des milliers d’élèves sont abandonnés à eux-mêmes. La CNSE reste insatisfaite de  l’efficacité des mesures prise  pour sauver leur année scolaire. C’est pourquoi, ces acteurs estiment que la sécurisation des écoles et la prise en compte des élèves affectés devraient aussi constituer une préoccupation pour le gouvernement.  Pour le jour à venir, les premiers responsables affirment que si aucune solution n’est trouvée, le gouvernement sera seul responsable de la dégradation du climat dans le milieu scolaire .

Alceny Diallo

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