gaz butane : Pourquoi ces fréquentes ruptures à Ouahigouya ?

Fortement utilisé dans les ménages, le gaz butane est une denrée rare dans la commune de Ouahigouya.

Les ruptures de stock de gaz butane  sont fréquentes dans la cité de Naba Kango au point que certains usagers passent plus d’une semaine à en chercher dans tous les coins de la ville. Face à la dégradation de l’environnement en partie dû à la forte pression sur les ressources forestières, le gouvernement burkinabé a entrepris une vaste campagne de sensibilisation pour promouvoir  l’usage du gaz butane. Un message compris et accepté par les ménages en ville qui ont intégré l’utilisation de ce produit dans leur quotidien.

Croix et la bannière pour s’en procurer

Maintenant que la majorité de la population a adopté la chose, voilà que c’est la croix et la bannière pour en trouver. A  Ouahigouya  il arrive que des usagers passent plus d’une semaine multipliant les va et viens dans les endroits de distribution à la recherche du gaz. On aurait compris que les ruptures arrivent quelque fois dans l’année, mais quand  elles deviennent permanentes, ce sont les usagers qui en souffrent. Toute chose qui ne  manquera d’entrainer la population à retourner vers leur ancienne habitude notamment l’usage du charbon de bois et le bois de chauffe. Une compromission de  la politique gouvernementale  dans sa volonté de protéger l’environnement.

                            Emballages difficile à trouver

Au titre des explications, l’on pointe des doigts sur les difficultés pour les distributeurs à trouver les bouteilles d’emballage, sans oublier l’arrivée de nouveaux usagers comme les producteurs maraichers qui se servent du gaz pour alimenter les motopompes. En porte à faux de la loi et se moquant des dispositions sécuritaires,  des taximen en abusent également pour  faire rouler  leur « Guimbarde ». A côté,  les vendeuses de beignets, de galettes et autres,  aussi ont opté pour l’utilisation du gaz.

Produit de première nécessité

 Produit importé, il faut féliciter le gouvernement de  subventionner son  prix pour faciliter son usage par le citoyen lambda, mais il ferait mieux de rendre disponible ce  produit qui inéluctablement fait désormais partie   des produits de première nécessite. Déjà qu’il est difficile d’acquérir les denrées alimentaires en ces temps de vie chère, il ne faut pas en rajouter une autre complication en compliquant l’acquisition de l’élément indispensable à les transformer en nourriture.

Gildas Salo

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