GLOBAL NEEED BURKINA : 27 bourses « on ne redouble pas » de plus de 53 millions offertes en 2020

Le président de l’association Global NEEED Burkina a procédé à une remise de bourses d’études et de moyens de déplacements aux bénéficiaires des bourses d’études pour le compte de l’année 2020 ce samedi 24 octobre 2020 à Ouahigouya. C’est en présence des bénéficiaires et leurs parents que Laciné Sawadogo et ses collaborateurs ont procédé à la remise de ces bourses d’une valeur 53 200 000 F CFA 

Les parents de bénéficiaires étaient présents à la remise officielle

Pour cette cérémonie, c’est le siège de l’ONG GLOBAL NEEED qui a servi de cadre de remise officielle des dites bourses octroyées aux élèves des lycées et collèges, des écoles de formation professionnelle et étudiants en situation d’indigence depuis la création de cette organisation basée dans la région du Nord.  Pour 2020, ce sont trois (03) bourses universitaires d’une valeur de 12 000 000 F CFA, quatre (04) bourses de formation d’institutrices d’une valeur de 4 000 000 F CFA et vingt (20) bourses de formations de sages-femmes d’une valeur de 37 200 000 F CFA qui ont été remises à 27 filles en situation difficile. Il faut noter que le choix des bénéficiaires s’est fait en collaboration avec les services de l’action sociale de Ouahigouya et sur la base de critères bien définis. C’est la bagatelle somme de de 53 200 000 F CFA qui a été mobilisée par GLOBAL NEEED avec l’appui de ses partenaires pour cette activité.

Une histoire depuis 1999 qui a bâti des ‘’ familles’’ au Burkina.

Les trois universitaires recevant les motos afin de faciliter leurs déplacements

Crée en 1999, GLOBAL NEEED dans son élan de développement accorde une attention particulière à l’éducation de filles. C’est pourquoi, selon son président , l’initiative de l’octroi des bourses d’études et de formation a été mise en place avec ses différents partenaires. Ce sont les filles en situation difficile ou issues des familles démunies, ne disposant donc pas de moyens pour poursuivre leur cursus scolaire qui sont la cible de l’ONG. Sur plus d’une centaine de dossiers reçus en 2020, elles sont 27 filles à avoir bénéficié de ces bourses d’études de l’ONG GLOBAL NEEED. Pour être bénéficiaire d’une bourse, il faut être une fille âgée de moins de 22 ans, être orpheline ou et situation d’indigence reconnue par l’autorité compétente.

Laciné Sawadogo Président de Global NEEED

Pour le Président de Global NEEED, 92% des filles qui ont bénéficié de ces bourses NEEED sont employées d’où un grand motif de satisfaction. Revenant sur les conditions, monsieur Sawadogo a indiqué qu’avec les bourses que sa structure donne, en plus des conditions initiales de base, toute fille qui acquiert ces bourses ne doit pas redoubler. Et à la date d’octobre 2020, seulement deux filles en études universitaires ont redoublé et leurs bourses ont été retirées et remises à celles de la liste d’attente.

Des bénéficiaires qui ne tarissent pas de reconnaissance à NEEED et ses partenaires

Ce parent d’une fille bénéficiaire très satisfait n’a pas manqué de souhaite longue vie à NEEED et ses partenaires

Monsieur Barry Amadoun, parent d’une bénéficiaire ne tarit pas d’éloges à l’endroit de cette organisation pour avoir donné la possibilité à leurs enfants de poursuive leurs études universitaires . « NEEED est l’incarnation de ce qu’il veut des autres. Il est entrain de venir au secours des couches vulnérables avec l’appui de ses partenaires. NEEED est entrain de poser les vrais jalons du développement au Burkina.  Nous savons tous que la femme est l’axe central du développement et cette option de soutenir les filles est la meilleure. J’ai aussi un appel à l’endroit de nous parents d’être aux aguets pour aider ces bénéficiaires de bourses car elles sont très nombreuses à avoir postuler à cette aide. Il faut aussi que les enfants aient l’oreille attentive, et se focaliser sur leurs études car elles n’ont que deux à trois années pour relever le défi des bourses qu’on ne redouble pas » a conseillé Monsieur Barry.

Madina Ouédraogo s’est engagée au nom de ses 27 camarades à relever le défi qui leur est imposé

« Tout comme mes camarades, j’ai eu cette chance de faire l’université et pas les moindres grâce à ces bourses de NEEED. Avec les 4 millions, je pourrai faire mes études supérieures en Génie civil à l’IST de Ouagadougou. A ce jour, je manque de mot de reconnaissance à l’endroit de mon bienfaiteur qu’est NEEED et ses partenaires qui nous, ont donné cette chance. Au nom de mes camarades, nous promettons de décrocher nos diplômes à l’issue de trois années de bourses. Longue vie à Global NEEED et que ces bourses soient étendues à d’autres sœurs comme moi en situation difficile, afin qu’elle puisse aller loin dans les études et revenir soutenir leurs parents démunis » a laissé entendre Madina OUEDRAOGO, étudiante en première année de Génie civil et porte-parole des 27 bénéficiaires.

Plusieurs partenaires alimentant une initiative à remercier

Un parent d’élève procédant à une remise de bourse universitaire de 4 millions

Profitant de cette remise, Laciné Sawadogo n’a pas manqué de traduire les reconnaissances de sa structure et de la nation burkinabè à l’endroit des partenaires qui, depuis 1999 ont cru en NEEED et continuer de le soutenir dans son élan de bâtir une nation prospère. « L’Etat de Styrie en Autriche, la fondation Timo et Rixa, la Fondation pour le Monde, le Club international des femmes américaines, l’ONG Friends of Burkina et la fondation Lynn et les donateurs individuelles en Autriche, Allemagne et aux Etats Unis » telle est la chaîne de solidarité qui permet à Global NEEED de poursuivre ses ambitions. En rappel, elles sont 79 sages-femmes, 224 institutrices et 37 universitaires à voir bénéficier des bourses Global NEEED. depuis le début de cette initiatives. Pour postuler aux bourses NEEED, il faut avoir une situation d’indigence reconnue par les services sociales, ou être orpheline en situation difficile, Burkinabè âgé d’au moins 22 ans, titulaires de BAC 2020. La sélection finale se fait par un comité mis en place qui travail en partenariat avec les services de l’action sociale.   

Drissa Wendbark

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *