Incendies de la foret de Yacouba Sawadogo : Les précisions avec le fils et le prix Nobel Alternatif 2018

C’est dans la journée du 26 décembre 2020 que l’information a été rendue au grand public via les réseaux sociaux. Sur une photo, assis à terre sur la cendre des herbes et arbustes calcinés, le visage du prix Nobel Alternatif 2018 et Champion de la terre de l’Organisation des Nations Unies (ONU) 2020, le Vieux Yacouba Sawadogo semble dépassé par l’évènement. Nous avons pu nous entretenir avec le septuagénaire ce 27 décembre 2020 pour comprendre la situation.

Les détails du fils du prix Nobel formé en foresterie après l’incendie du 14 décembre

Une histoire d’une forêt qui date de plus de 50 ans selon Lookman Savadogo

Les faits remontent au lundi 14 décembre 2020, lorsqu’une partie de la foret située au bord d’une ruelle à été victime d’un feu et dont les origines restent méconnues. Selon Lookman Sawadogo, forestier de formation et fils du prix Nobel, ils ont été alertés par la présence de flammes dans la forêt. « Le 14 décembre 2020, mon grand frère Oumarou Savadogo nous a signalé de l’existence d’un feu dans la forêt. Mais avec les cordons pierreux, l’incendie n’est pas allé loin. Ce n’est que moins d’un hectare de la forêt. C’est ainsi que nous avons informé la direction régionale de l’environnement de la situation. Nous avons perdu une centaine d’arbustes et des couches d’herbes. Nous ne disons pas que l’acte est criminel car la foret n’est pas clôturée. Vous constatez vous-même que c’est que c’est la partie située au bord d’une piste qui traverse ladite foret qui est atteinte par l’incendie. Pour dire que tout peut arriver comme dans tout autre lieu herbacé. Pour l’instant, nous avons entrepris de racler la couche herbacée qui est un facteur favorisant ces types d’incendie afin d’éviter une situation pire que celle vécue le 14 décembre »

Plusieurs types d’incendie déjà vécus

Le fils de prix Nobel, Lookman Savadogo formé dans le domaine de la gestion de l’environnement pour accompagner l’œuvre du Vieux Yacouba

Selon toujours son fils Lookman, la forêt n’est pas à son premier incendie. Il y’a de cela 30 ans, l’espace a déjà été victime aux premières heures des travaux de restauration de la terre. En janvier 2016, il y’a eu un autre incendie de plus d’un hectare. Il souligne que ces incendies peuvent ne pas être intentionnellement faits parce que la forêt n’est toujours pas sécurisée. « Sur les réseaux sociaux, nous avons constaté la colère et la condamnation de tous les ordres et nous comprenons un peu l’opinion. Nous aurions voulu qu’on nous contacte pour vérifier certaines informations avant de les véhiculer pour clarifier l’opinion. Merci à tous ceux qui œuvrent pour la sauvegarde de  Brangre Raaga ( le marché du savoir) qui comporte plus de 96 espèces d’arbres, 66 herbacées sur une superficie de 27 hectares. Mon papa s’est installé sur cette superficie familiale qu’il a travaillé à transformer en grande a forêt aujourd’hui. Nous envisagions avec une partie de l’appui financier issu du  prix Nobel clôturer la foret et attendons aussi des promesses faites par des personnes de bonne volonté pour la réalisation de notre projet avant que le pire n’arrive. » a précisé notre interlocuteur.

Un septuagénaire toujours engagé malgré le poids de l’âge et la maladie.

Son regard en dit tout, mais qu’est-ce qui bloque la sécurisation foncière et physique de cette forêt qui a tant fait parler de la bravoure du Champion de la terre ONU 2020 pourrait-on s’interroger?

Agé de 74 ans, le Vieux Yacouba Savadogo dit « zai » après cet incendie reste engagé pour la protection de son investissement. « Lorsque j’ai été informé de l’incendie, j’ai voulu que l’autorité soit rapidement informée car c’est devenu une propriété commune.  Tout est possible mais nous ne suspectons personne et nous souhaiterons que l’autorité nous aide à la sécurisation de la foret. Je ne comprends pas assez certaines choses, ce sont mes enfants qui me représentent à certains niveaux ou cadres de rencontre et je demande à tous ceux qui peuvent nous aider à  le faire pour le bien de tous » a conclu le prix Nobel alternatif 2018.

Drissa Wendbark    

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