Journée de deuil en la mémoire de Salifou Badini auYatenga : « Il mérite le titre de martyr et doit être traité comme tel »

les huit syndicats de l’éducation dans la région du Nord étaient devant le gouvernorat du Nord ce vendredi 10 mars 2017. A Ouahigouya, les acteurs ont demandé le respect du martyr Salifou Badini . 

 

Les militants des huit syndicats de l’éducation de la région du Nord, ont répondu à l’appel de la coordination nationale pour une journée de deuil en la mémoire Salifou Badini. C’est devant le siège du gouvernorat de la région du Nord que les enseignants se sont rassemblés pour honorer la mémoire de ce vaillant enseignant, mort la craie à la main. La mobilisation était à la hauteur de la barbarie de l’acte et de la tristesse qui se lisait sur les visages. Plus qu’une journée de deuil, ce fut une journée de refus de voir ce jeune éducateur consciencieux et dévoué sauvagement abattu à la fleur de l’âge être mis au repos dans sa dernière demeure sans recevoir les honneurs de la nation. Pour quelqu’un qui a donné de sa vie pour faire des enfants des bâtisseurs de la nation de demain, ils devraient être traités avec tous les honneurs. Cet instituteur adjoint certifié en service à l’école de Kourfayel(Bagadouma),localité située à environ six kilomètres de la ville de Djibo, province du Soum, faut-il le rappeler  a été sauvagement assassiné devant ses élèves par des individus non identifiés le vendredi 03 mars 2017 aux environs de 10 heures.  Après le drame, les autorités burkinabés et les forces de défense et de sécurité ont organisé un ratissage qui n’a malheureusement pas permis de mettre la main sur les assassins. Dans la même soirée, le fils de Bourzanga, une des communes de la province du Bam a été inhumé dans la ville de Djibo. Et le dimanche 05 mars 2017, une délégation gouvernementale conduite par le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation Siméon Sawadogo et du Secrétaire générale du Ministère de l’éducation nationale(MENA) ont assisté aux funérailles de Salifou Badini. Le lundi 06 mars 2017,une autre mission gouvernementale dirigée par Le ministre d’Etat, et de la Sécurité Simon Compaoré et celui de l’éducation Jean martin Coulibaly ont tenu une rencontre avec les forces vives de la province et des zones particulièrement touchées. En compagnie de la hiérarchie militaire, les deux ministres ont rassuré et informé les hommes de terrains, des dispositions prises pour défendre et protéger l’intégrité du territoire burkinabé. Après ce drame, la fièvre du départ des enseignants des écoles de la province du Soum pour cause des menaces Djihadistes, et surtout après l’assassinat barbare de l’enseignant Salifou Badini a aussi contaminé les écoles des communes de Banh et de Sollé dans la province de Lorum. Visiblement sous le choc et adhérant, à la déclaration de la coordination nationale, les manifestants du jour fustigent l’inhumation du défunt Badini dans l’anonymat. Ils se convainquent qu’il mérite le statut de martyr et doit être traité comme tel . Le monde enseignant dit se sentir  offusquer  par ce qu’il considère  comme une  légèreté et un manque de considération à l’endroit de défunt  En le   porte des syndicats de l’éducation au Yatenga, Somgalian Sawadogo d’inviter  la famille enseignante  à  rester serein , sans manquer  d’interpeller le gouvernement à prendre  toutes les dispositions nécessaires afin d’assurer la sécurité des personnes et des biens sur toute l’étendue du territoire. « Les enseignants ne doivent pas céder à la panique générale, il faut  être très vigilants dans les lieux de travail.  En aucun cas, les camarades qui ont dû quitter leur poste de travail dans ces circonstances pour préserver leur vie ne doivent être inquiétés sur le plan administratif. C’est à l’autorité de prendre ses responsabilités . » préviennent les syndicalistes.

 

  Faso-nord.info

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