L’ONG BD forme dix huit personnes en théâtre participatif.

Le Centre national cardinal Paul Zoungrana a servi de cadre pour la clôture de l’atelier de formation sur le théâtre participatif initié par l’ONG BD ce vendredi 22 octobre 2021. Cette formation qui a duré cinq jours avait réuni les militants de différentes organisations issues des quatre coins du pays.

Interpeler les différentes communautés sur  leurs propres conflits, c’est l’objectif de cet atelier du théâtre participatif organisé par les l’ONG BD. Ainsi, du lundi au vendredi, les participants ont touché du doigt l’approche participative en matière du théâtre.

Pour l’enseignant formateur du théâtre participatif, Guido Klden, c’est une forme de théâtre basée sur la réalité que vivent les hommes dans la société. Elle consiste à développer un scénario de quatre scènes qui condensent une histoire quasiment réelle dans la communauté où le jeu se passe. C’est pourquoi  elle nécessite une collecte et une compilation d’informations dans la dite communauté. Monsieur Guido a par ailleurs insisté sur le développement des caractères, leurs interactions  et enfin le rôle primordial du facilitateur dans le jeu du théâtre participatif.

                                                                                                       Rôle du facilitateur

 Ainsi le facilitateur est celui à qui est confiée la responsabilité de montrer au spectacle le but de la présence de la troupe théâtrale dans un milieu donné. Il doit également gérer une bonne ambiance et susciter les spectateurs à s’impliquer dans la scène après le jeu des comédiens et à intérioriser leur compréhension du scénario.

Le scénario est développé au cours d’une durée de 15 minutes et toute la pièce, c’est-à-dire avec l’implication des spectateurs sur  45 à 60 minutes. Le schéma du théâtre participatif consiste à jouer un scénario logique qui va de bonnes intentions aux ruptures. Il ne doit pas y avoir de réconciliation car cette tâche est confiée au public. Ce qui veut dire que le théâtre doit au finish changer l’attitude des populations vis-à-vis des conflits récurrents dans leur quotidien.

                                                                                                   Théorie et pratique

Pour concrétiser les connaissances acquises dans le courant de l’atelier, les participants ont consacré le dernier jour de leur formation à une prestation théâtrale dans l’arrondissement 10 de la ville de Ouagadougou. Une qui a connu la participation de la population de taabtenga et en appelait à inclure les femmes dans la lutte sociale.  Monsieur Guido se dit satisfait de la participation de ces 18 personnes.

« Durant tous les cinq jours, on a fait un bon atelier ensemble parce que tout le monde était attentif ». Il invite par ailleurs les jeunes Burkinabè à s’impliquer dans la pratique du théâtre pour renforcer l’évolution de la culture. Du côté des participants, Ilboudo Mininatou de  l’ODJ affirme avoir appris quelque chose de nouveau et ambitionne la mettre en œuvre dans son organisation.

En rappelle, cette formation était en faveur des différentes associations et mouvements de l’ensemble du territoire tels  le MBDHP, l’ODJ, l’AMR, et l’INADES.

Koara Archange.

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