Marche des enseignants à Yako : Traitement diligent des avancements, application du statut particulier

Des militants du syndicat   National  des Travailleurs de l’Éducation de Base(SYNATEB) ont organisé  une marche de protestation le mardi 18 mai 2021, sanctionnée par la  remise d’une plateforme revendicative  au  directeur provincial de l’éducation préscolaire, primaire et Non Formelle(DPEPPNF) du Passoré, Saga Clément Ouédraogo.

  « A bas les destructeurs du système  éducatif » ; « non à la clochardisation des enseignants », « En avant pour le déblocage de nos carrières », les frondeurs la plupart des militants SYNATEB ont multiplié les slogans au cours de leur marche de protestation qui les a conduit à la direction provinciale de l’éducation préscolaire, primaire et Non formelle.  Entre autres points de revendication, l’application du statut particulier, l’épurement des avancements, la remise en cause des libertés syndicales et autres dysfonctionnements administratifs.

Tirs groupés sur les responsables de l’Éducation nationale

Les protestataires accusent le gouvernement, sinon les premiers responsables  de l’éducation d’user de subterfuges pour remettre en cause  certains points relatifs au  protocole d’accord signés  entre le gouvernement et la coordination des syndicats de l’éducation. Ils s’offusquent contre les dernières réformes entreprises par le gouvernement, suscitant une levée de boucliers dans le milieu scolaire. Les militants du SYNATEB contestent également certaines statistiques ventilées par le ministère entachées de contradictions inacceptables.

Des statistiques contradictoires  

Alors que le ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de la promotion des langues annoncent avoir traité 120% de la dette sociale, il ressort du dernier conseil extraordinaire élargi de cabinet que  8000 agents sont en attente d’avancements de 2018. Ce qui indique clairement que ces derniers ont fait 5 ans sans bénéficier de cet avantage administratif. S’appuyant sur un recensement conduit par la section provinciale du SYNATEB/Passoré, les responsables confient que 90% des enseignants  des sous-sections de Bagaré et de Yako II attendent des notifications d’avancement de 2018 ou 2019.

Le gouvernement prévenu

Visiblement mécontents, les marcheurs se montrent menaçants, arguant que rien n’est fait d’ici, ils s’arrogeront le devoir d’entreprendre des actions vigoureuses et prennent le gouvernement pour responsable de tout ce qui adviendra. L’interlocuteur des frondeurs du jour, le directeur provincial de l’Éducation préscolaire, primaire et Non formelle du Passoré, Saga Clément Ouédraogo  a salué le sens de la responsabilité qui a entouré cette marche.

Dialogue franc et sincère

 Il reconnait que  les revendications sont légitimes et que les syndicats ont le droit de se faire entendre.  Rassurant  que la plateforme revendicative sera transmise à qui de droit, Saga Clément Ouédraogo a suggéré l’instauration d’un cadre de dialogue pour discuter des points de revendication afin d’apporter des solutions.

Pour lui, la résolution des divergences entre les syndicats et le ministère de l’Éducation nationale  exige l’assise d’un cadre de dialogue franc et sincère.

Faso Nord Info

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