Mise en œuvre du PNDES : La société civile veut s’impliquer et mieux contrôler

En partenariat avec l’ONG Diakonia, la  Convention des organisations de la société civile pour l’observation domestique des élections (CODEL) a organisé le vendredi 4 mai 2018 à Ouahigouya, à l’intention des organisations de la société civile de ladite ville, un dialogue citoyen. Objectif : proposer un cadre d’échanges interactifs en vue de contribuer à la mise en œuvre des politiques publiques. C’était sous la présidence du gouverneur de la région du Nord, représenté par le Secrétaire général de la province du Yatenga, Souleymane Nacanabo.  

« Le PNDES, appropriation et suivi de la mise en œuvre ».C’est sous ce thème que la CODEL a planché avec des  organisations de la société civile de Ouahigouya. Pour la représentante de la CODEL, Nanadembèga  Clarisse, la tenue de  ce dialogue citoyen vise à accroitre les capacités organisationnelle, institutionnelle et technique  des organisations de la société civile engagées dans la promotion des droits humains, de la démocratie et de  la bonne gouvernance au Burkina Faso afin qu’elles puissent jouer efficacement leur rôle dans la veille citoyenne. Pour ce faire, les participants ont eu droit à deux communications, l’une portant sur la présentation synthétique du PNDES 2016-2020 et l’autre sur quelques acquis du plan dans la région du Nord. Celles-ci ont été assurées par le directeur régional de l’économie et de la planification du Nord, Sanousso Savadogo par ailleurs secrétaire technique  du cadre régional de dialogue(CRD).  Dans la première communication, le conférencier a mis l’accent sur  le contexte, le processus d’élaboration  et le contenu de PNDES.  En effet,  selon lui, le seuil de pauvreté des burkinabè, au terme de la Stratégie de Croissance Accélérée et de développement durable ( SCADD) était estimé, en 2014, à  153530F et  40% de la population vivait au dessous de ce seuil. Toute chose qui indique que les politiques de développement jusqu’à là fin de la mise en œuvre étaient insuffisantes pour restaurer la dynamique de création de richesses nécessaires à l’amélioration des conditions de vie des populations. C’est justement pour booster les bases d’un tel  développement que le gouvernement  a opté d’écrire le Plan national   de développement économique et social(PNDES) en tenant  compte des enseignements tirés des différents référentiels de développement qu’a connus notre pays. A en croire le communicateur, le PNDES a été également conçu grâce  à un  rapport  diagnostic sur la situation du  pays. Ce rapport révèle des gouvernances administratives  politiques, économiques et   locales peu performantes, une forte démographie plombant le progrès , un service de santé à améliorer, un système éducatif et d’enseignement en perte de qualité et peu adapté au besoin de l’économie, la recherche scientifique faiblement développée, offre d’emploi dominée par l’emploi et l’administration publique, faible productivité du secteur primaire.  Ce qui a donné des défis majeurs à savoir la bonne gouvernance  et la qualité des institutions, la disponibilité et l’employabilité des ressources humaines adaptés au besoin de l’économie nationale, développement des bases productives et dynamisation des secteurs pour l’économie et l’emploi.  Dans sa présentation, il est également ressorti que  PNDES tire ses sources du programme présidentiel, du schéma national d’aménagement et de développement durable du territoire à l’horizon 2040, l’Etude National prospective(ENP) Burkina 2020-2025,  l’agenda 2063 de l’Union Africaine et le cadre stratégique communautaire de la CEDEAO. A écouter le communicateur, le PNDES,    les principes directeurs sous-tendent    du plan : il s’agit du  principe de leadership national, de  l’équité, de  la subsidiarité et de partenariat, de  la gestion axée sur les résultats et de  la pro-activité. Des mécanismes de suivi-évaluation du PNDES sont disponibles tant au niveau des collectivités qu’au niveau national auxquelles s’ajoutent   les organisations de la société civile. En ce qui concerne les acquis du plan, le présentateur  a signalé que   malgré les remous sociaux et les attaques terroristes, des acquis ont été engrangés dans tous les domaines. Dans le secteur de la justice en effet, on note une sérénité dans le traitement des affaires civiles et commerciales, le renforcement du système judiciaire en personnel recrutement de magistrats d’environ 178 magistrats 620 GSP et 132 greffier s et 50 personnels humanitaires sans oublier la construction et la réhabilitation des bâtiments.  Au niveau des finances, on constate l’amélioration du taux de recouvrement avec une pression fiscale qui est passée de 16,5% en 2016 contre 15,2% en 2015. Dans le domaine de la santé, on constate une baisse sensible de la mortalité , la construction de nouveaux CSPS dont  8 dans la région du Nord et la transformation de quatre CHR en CHU. Au niveau de l’éducation, le taux d’achèvement au poste primaire est passé à 32,95% en 2017 contre 24,24% en 2016.   Dans la région du Nord on note 3 établissements préscolaires et 3 établissements secondaires  Dans le volet eau, assainissement, agriculture ; on note l’aménagement de 5000 ha de périmètre irrigué et de bas-fonds, la construction de 6 nouveaux barrages et la réhabilitation de 3 barrages.  On note par ailleurs une augmentation du taux de bitume et de pistes rurales.  A l’issue de communication, les participants ont échangé autour de la communication et de l’implication des organisations de la société civile dans le suivi du PNDES. Les Organisations de la  société civile  ont relevé  des irrégularités qui ne favorisent pas l’atteinte des objectifs visés par le plan. Il s’agit entre autres de malversations constatées dans certains services, la mauvaise exécution de chantiers, la vente de l’eau au lieu du service de l’eau dans des bornes fontaines. L’ensemble des OSC ont en outre invité les pouvoirs publics à clarifier leur rôle dans le suivi de la mise en  œuvre du PNDES.

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