Ouahigouya : 3 morts suite à un accident en pleine ville

Un véhicule de la nationale d’électricité qui a dérapé sur la RN2 au cours de la soirée du vendredi 03 avril 2020 aux environs de 18 heures a provoqué la mort de 3 personnes.

Le véhicule qui a dérapé

Les usagers de la RN2 qui circulaient aux environs de 18 h 00 ce vendredi 03 avril 2020  à quelques encablures de la chambre de commerce,vers le maquis fregate ont vécu une situation horrible. Un véhicule qui avait à  son bord une seule personne, le conducteur  qui a dérapé de la route a  fauché un enfant d’environ 3 ans dont la maman tirait la main. Le contrôle visiblement perdu,le véhicule après avoir fauché l’enfant a raclé au passage des  motocyclistes avant de terminer sa course dans un fossé. Un des motocyclistes, un agent de trésor gravement blessé a perdu la vie quelques temps après son évacuation par les sapeurs-pompiers au CHUR de Ouahigouya. Un autre blessé du nom de Bagaya Sayouba a perdu la vie au cours de la journée du samedi 04 avril 2020

Une mère choquée et légèrement blessée

Des motos complètement écrasés

 Deux autres personnes toujours en vie ont été gardés à la structure sanitaire pour des soins intensifs. Un d’entre eux est décédé ce samedi 04 avril 2020 ; La maman de l’enfant décédé s’en est sortie avec des blessures légères. Elle a reçu les premiers soins au CHUR avant de rejoindre son domicile. Selon des témoignages concordants, l’auteur de l’accident est un agent de la SONABEL exerçant à Gourcy, capitale de la province du Zondoma. En mission à Ouahigouya, il repartait à son poste, certainement dans la précipitation pour arriver à destination avant 19 heures,  l’heure du début couvre-feu. Malheureusement le destin en a décidé autrement. L’accident a été d’une extrême violence au point que deux motos et un vélo se retrouvent écrasés.

 Les autorités sur les lieux

Le directeur de la police municipale de Ouahigouya

Alertés les autorités policières et municipales, notamment le maire de la commune, Boureima Basile Ouédraogo, le directeur régional de la police ,Roger Yaméogo, le commandant de la police municipale et des agents de la SONABEL se sont déportés sur le lieu de l’accident. Ils étaient tous  consternés au regard des dégâts. . Partis voir  les blessés à l’hôpital,parents, collègues, autorités ont été affectés en apprenant le décès de  ce cadre du Trésor. Le nombre élevé de cas d’accidents mortels  sur la RN2 à l’intérieur de la ville inquiète et suscite des commentaires divers. Étroitesse de la route,excès de vitesse,fait de forces invisibles et maléfiques, les commentaires vont bon train. Il y a de cela deux semaines, c’est un agent de santé qui revenait de son service autour de 16 heures qui a été mortellement fauché par un autre motocycliste. Une semaine après, un autre accident mortel a été enregistré. Et nous revoilà encore avec trois cadavres au cours de cette soirée du vendredi 02 mai.

103 accidents en 3 mois

Le maire de la commune de Ouahigouya et le directeur régional de la police nationale sur les lieux de l’accident

 On se souviendra que le 05 juin 2019, le conducteur d’un camion benz qui a perdu le contrôle de son volant  a rasé des installations de  commerce et tué 4 personnes sur la voie. Selon de nombreux usagers, il ne se passe pas une semaine sans qu’on enregistre un accident mortel sur cet axe. Ce qui fait dire que la ville de Ouahigouya  est caractéristique de l’incivisme sur la circulation routière.La situation est bien connue des autorités. «  Rien que ce soir, j’ai  échangé avec le commissaire centrale de Ouahigouya sur la circulation routière. En l’espace d’un seul trimestre, la région du Nord a enregistré 103 cas d’accidents. Dans cette ville de Ouahigouya, les gens ont oublié qu’il y a des règles à respecter sur le plan de la circulation routière. Depuis mon arrivée, j’ai constaté qu’il y a véritablement de l’incivisme dans la situation routière » commente le directeur régional de la police Roger Yaméogo.

Des mesures vigoureuses

La gravité des dégâts laisse voir un vitesse excessive du conducteur

Et d’annoncer que des mesures vigoureuses seront incessamment prises en synergie avec l’autorité municipale, garant de la sécurité des citoyens  pour rappeler les récalcitrants à l’ordre. Selon des chiffres croisés de la police et des sapeurs-pompiers, la ville de Ouahigouya a enregistré 762 cas d’accidents dont 32 décès entre 2014-2016. Le mal est connu depuis belle lurette et les auteurs des statistiques avaient proposé un certain nombre de mesures. Il urge donc que les autorités municipales cessent les interpellations informelles pour prendre la situation à bras le corps.

Un programme assorti d’un plan de communication et interpeller les fautifs

Il faut qu’elles établissent un réel programme de lutte contre l’insécurité routière assortie d’un plan de communication. Il est vrai que l’association feu rouge, feu vert dont le premier responsable était sur le lieu de cet accident du vendredi 03 avril 2020 en a fait son cheval bataille. Mais on a comme l’impression de nombreux usagers sont réfractaires à la sensibilisation d’où la nécessité de sévir. En la matière, c’est l’autorité municipale qui doit prendre les devants. La témérité que le maire fait montre dans l’application des mesures contre le coronavirus doit s’appliquer également à la circulation routière. Tous les fautifs, notamment les partisans de l’excès de vitesse doivent être interpellés et soumis à des sanctions. Le commandant de la police municipale  abonde dans le mème sens arguant que, que force doit rester à la loi. Il relève cependant  la nécessité de disposer d’un équipement conséquent   pour permettre  aux agents d’être mieux  opérationnels . En plus d’une réelle  volonté politique, il revient à la mairie de doter à la police municipale de moyens conséquents. Pour ce dernier accident, le maire Boureima Basile Ouédraogo  décline son analyse, faisant ressortir   que c’est sans doute  l’excès de vitesse qui est la cause de cet accident mortel. Il doit  désormais joindre l’acte à la parole   en  sévissant    pour que plus jamais, un chauffard ne tue sauvagement un citoyen sur cette route. Comme qui dirait « La vie ne vaut rien, mais rien ne vaut la vie » .

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