Ouahigouya : Pag-La-Naam forme des femmes à la promotion de la paix et à l’usage des TIC

Le groupement féminin PAG-LA-NAAM a organisé du 1er au 4 septembre 2020 un atelier de formation au profit d’une trentaine de femmes à Ouahigouya. Venues des communes de Ouahigouya Tangaye, Thiou et KAIN, ces femmes ont été outillées sur l’usage des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). Il a été  aussi question de   leur contribution au renforcement de la paix et de la cohésion sociale. La cérémonie d’ouverture a eu lieu en présence  des autorités des communes concernées, de la chefferie coutumière et du partenaire , le projet Partenariats pour la Paix ( P4P) de l’Agence Américaine Développement International (USAID).

Officiellement reconnu en 2011, le groupement élargit son champ d’action pour devenir un réseau de 75 groupements  de femmes rurales vivant essentiellement de l’exploitation des ressources naturelles. Les  centres d’intérêt de  PAG-LA-NAAM tournent  autour de la défense des droits humains de la femme et de la jeune fille, l’autonomisation économique de la femme et la promotion d’une exploitation durable des ressources naturelles. Voulant  promouvoir ses activités génératrices de revenus et contribuer au renforcement de la paix et à la lutte contre l’extrémisme violent,  le « Groupement Féminin Pag-la-Naam » a initié, un atelier de formation de 04 jours au profit d’une trentaine de Femmes des communes de Ouahigouya, Thiou, Kain, Banh et Tangaye.

Contribution de la femme dans la recherche de la paix et de la cohésion sociale.

L’assistant technique du Groupement, Amadé Ouédraogo

Cette initiative  s’inscrit dans les activités de son  projet dénommé « Formation, sensibilisation et Mobilisation des Organisations de Femmes pour renforcer la cohésion sociale, accroître la résilience/résistance des jeunes filles et appuyer les jeunes femmes et leurs groupes dans la recherche de solutions durables propres à elles pour leur reconstruction socio-économique dans 05 communes rurales de la région du Nord au Burkina Faso« .

une pièce théâtrale qui à permis de comprendre que l’implication de tous est nécessaire pour un bon vivre ensemble

Selon l’assistant technique de Pag-la-Naam Amadé Ouédraogo, cette session de 4 jours de renforcement de capacités   participe à une réelle promotion intégrale de la Femme et de la fille sous l’égide  du  Groupement Féminin Pag-la-Naam. Elle contribue  aussi  au  renforcement des capacités économiques et de résilience des bénéficiaires   « Nous sommes dans une société ou la femme n’a pas accès à la terre alors qu’elles constituent des piliers importants dans certaines familles.  Son   autonomisation participe fortement au développement » a souligné le technicien de l’association. 

Un projet bien apprécié par les partenaires et les coutumiers  

Le représentant du Projet Partenariats pour la Paix ( P4P) de l’Agence Américaine Développement International (USAID). SIAKA Ouédraogo

Ce projet est financé par l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), à travers le programme Partenariats pour la Paix « P4P »  vise à renforcer les capacités de la gent féminine  dans la prévention de l’extrémisme violent dans la région du Nord . Le   représentant du Projet P4P de l’USAID , Siaka OUEDRAOGO, a félicité ce groupe de femmes pour  leur penchant  pour la  consolidation de la paix et la cohésion sociale et    l’usage des  TIC. « La femme est une actrice clé dans le développement au niveau société et vu que le groupement Pag-la-Naam appuie les femmes , nous avons trouvé pertinent d’accompagner cette structure associative. Nous encourageons les autres acteurs à toujours aller dans ce sens pour une meilleure  implication de la femme dans la prévention de l’extrémisme violent  » a laissé entendre le partenaire.

Le RASEM NAABA Yemdé , affirme que la femme a une place bien importante dans la société

Pour le représentant de  Naaba Kiiba, roi du Yatenga, Le Rassam  Naaba Yemdé , l’initiative de cette organisation feminine trouve  son  fondement dans la tradition coutumière car la femme au sein de la société a une considération particulière. « S’il y a des moments où  la femme se sent lésée dans ses droits humains et économiques, cela découle des dérives . Dans les coutumes, lorsque le roi n’est plus, c’est la femme, la Napoko qui s’occupe du trône, le temps qu’il faut   pour la désignation du nouveau Chef. Il faut aussi savoir que la femme constitue un moteur de recherche de paix et de cohésion. Chargé  de régler les litiges et les conflits,   le roi ou le chef consulte sa femme la nuit et arrive à prendre la décision qui apaise, qui consolide la paix et la cohésion sociale » a confié le représentant de Sa majesté Naaba Kiiba. A l’occasion, une présentation d’un conte radiophonique de Pag-La-Naam  et un sketch animés  par la troupe ARCAN  ont permis d’éclairer les lanternes des participants sur l’obligation pour toutes les couches d’impliquer  la  femme  dans les activités en lien  avec la Paix et cohésion sociale.

Faso-nord.info    

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