Promotion de l’emploi des femmes et des jeunes : La formation professionnelle, un meilleur trésor

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Les 1er, 02 et 03 mai 2019, la région du Nord a abrité les 72 heures de la formation professionnelle. Première du genre dans la région, l’activité a été  pilotée  par l’Association Développement Sans Frontières DSF  et ses partenaires.  C’est journées se sont tenues sous le thème  » Place et rôle de la formation professionnelle dans la lutte contre le chômage et le sous-emploi  des jeunes et femmes de la région du nord ». Les acteurs présents et autorités ont marqué leur adhésion massive  à cette  vision de DSF.   

 

 

 

 

C’est sans doute un pari gagné pour l’association Développement Sans Frontière et ses partenaires. Cette initiative des 72 visant à promouvoir la formation professionnelle a tenu toutes ses promesses.  Les organisateurs  ont bien ciblé les activités à même de convaincre , les parents , les décideurs , les apprenants  de la place de la formation professionnelle dans le développement socio-économique du pays de façon générale et de la région du nord particulièrement. Le gouverneur de la région du Nord, Hassane Sawadogo est  convaincu  que la dynamisation de la formation professionnelle dans sa zone de compétences, contribuera à une forte employabilité  des jeunes et partant au développement de ce territoire. Il a salué et encouragé  cette idée de promotion de la formation professionnelles des jeunes et des femmes  .

    Les contraintes et opportunités  

Optant pour une communication de masse à travers des émissions radiophoniques pour  expliquer l’importance de la formation professionnelle et les possibilités d’accéder aux différentes filières dans la région du Nord , le comité d’organisation  a au deuxième jour de l’activité organisé  un atelier de réflexion avec  plusieurs acteurs,   des décideurs, des organisations de jeunesse et des apprenants, des responsables de structures déconcentrées de l’Etat  pour échanger sur les avantages et les contraintes que rencontre ces structures de promotion des savoirs -faire.  Cinq communications ponctuées par des débats ont marqué cet atelier

Le directeur régional de la Jeunesse , et de la Promotion de entrepreneuriat des jeunes , Soumaila Sana a expliqué l’importance de la formation professionnelle dans le développement économique et l’épanouissement de la jeunesse . Selon lui , les retombées des activités des bénéficiaires de la formation permettront de booster l’employabilité et  l’économie.  Pour que la formation professionnelle gagne ses lettres de noblesse , il soutient  qu’ il faut des infrastructures et du matériel  adaptés, des modules de formation réactualisés , l’adaptation des filières au besoin du marché . Paraphrasant le président du Faso , Roch Marc Christian Kaboré , Soumaila Sana conclu son exposé en ces termes  »    si l’école burkinabè continue à charrier des milliers de jeunes sans aucune formation professionnelle, il n’y aura aucune solution pour résorber le chômage des jeunes ».

« L’avenir de la formation professionnelle réside dans la synergie d’action »

Le juriste Passampinda Zoundi, Conseillé en emploi et en formation professionnelle à la direction régionale de la Jeunesse du Nord, a présenté la communication sur le rôle et la responsabilité des acteurs de la formation professionnelle.  Le coordonnateur de l’association DSF  Salif Sodré  président du comité d’organisation des 72 heures a fourni des informations sur  le complexe éducatif Zoodo est ses différentes unités d’enseignement. Il a présenté  le  centre des métiers, une des  unités  du complexe éducatif, ses différentes filières et les résultats obtenus. A l’en croire, sans une synergie d’action, aucun résultat ne peut s’obtenir. Il a invité les  différents acteurs à travailler ensemble pour une véritable promotion de la formation professionnelle. Même son de cloche du coté de Yacouba Ouedraogo, directeur de cabinet de la mairie de Koudougou qui soutient mordicus que  l’unité d’action, reste la  seule alternative selon lui, pour une meilleure promotion de la formation professionnelle. Il appui son idée avec sa théorie dite de la «  trilogie » qu’il a expliqué tout au long de son exposé. Les activités du deuxième jour   ont pris fin avec une communication livrée par Joël Sawadogo, agent commercial de la Caisse Populaire. Il a présenté aux apprenants les modalités d’acquisition des prêts pour l’accompagnement à l’issue de la formation.

Alceny Diallo

 

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