Promotion du civisme en milieu scolaire :  Le concept  » Ecoles de la paix » développé par ARCAN à Ouahigouya   

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La salle de réunion de la Fédération Nationale des Groupement Naam a servi de carde à la tenue d’un atelier au profit des membres des Ecoles de la paix. Avec l’appui du Laboratoire Citoyenneté, 30 jeunes ont bénéficié d’une formation dénommée « projet de programme de la formation des 30 membres des écoles de la paix ». Piloté par l’association ARCAN, l’activité s’est déroulée  du 13 au 14 avril 2019.

 

 

Inculquer aux plus jeunes, membres des écoles de la paix, les valeurs sociales à travers la culture du civisme, tel est l’objectif visé par cette formation une activité du plan d’action  » Mise en place et encadrement des écoles de paix dans les établissements secondaires de Ouahigouya » , fruit d’un partenariat entre ARCAN et le Laboratoire citoyennetés dans le cadre du programme DEPAC 2 de la coopération Suisse au Burkina Faso  .

Un plan qui se veut une action de promotion de dialogue pour la paix et la lutte contre l’extrémisme violent par le biais de l’art et la culture.  Venus de 15 établissements de la dite  ville de Ouahigouya, ils sont au nombre de 30 les élèves qui ont bénéficié de cette formation. Dans sa communication, Ibrahim Sawadogo, Conseillé en Droits Humains a dépeint la situation marquée par plusieurs formes d’incivismes Il souligne que, ces derniers temps on assiste à un développement de comportements de nature à troubler la cohésion sociale.  Citant des exemples  tels la corruption, les fraudes, l’impunité économique et judiciaire, il a également évoqué les manifestions suivies de casses et d’incendie des biens privés  et publics. Pour lui ,  ces actes  fragilisent  la construction d’ l’ Etat de droit tant prôné. A la question de savoir,  si ce n’est pas le comportement de l’autorité, qui le plus souvent ne donne pas le bon exemple, qui conduit les populations à agir de la sorte, le communicateur est claire « quelque soit le comportement des autorités, nous devons agir dans le cadre de l’Etat de droit et suivre les procédures ». Les échanges ont tourné essentiellement autour de la  des établissements.

 Les associations des parents pointé  du doigt

Les participants sont revenus sur la gestion de leurs établissements par les associations des parents d’élèves (APE) . Selon ces derniers, l’attitude des APE face aux difficultés qu’ils rencontrent  laisse à désirer.  L’exemple du lycée communal a été cité. Un établissement construit, sans clôture,  sans eau et à proximité d’un dépotoir aux conséquences désastreuses sur la santé des élèves, du personnel enseignant et administratif. Malgré leurs multiples interpellations, l’autorité reste sourde face à la situation.

Pour Germain Ouedraogo, directeur de ARCAN, il faut privilégier le dialogue. Le  formateur partage le même avis  précisant  que les élèves doivent s’organiser et discuter avec les premiers responsables afin  d’éviter le plus possible les actes de violences. C’est  une brève présentation des écoles de la paix qui a clos les activités de cette première journée. Au second jour, les participants ont eu droit à une communication sur les droits et devoirs du citoyen,  la gestion et la prévention des conflits. Comme le jour précédent, le formateur Boureima Soré  a d’abord défini  les termes clés de la thématique  .

    Partage des connaissances

 « Toutes les sociétés humaines sont aujourd’hui confrontées à des crises sociales profondes dont les manifestations vont de la banalisation de l’agression verbale aux destructions humaines collectives les plus horrifiantes » précise-t-il.

Pour lui,  les conflits font partie intégrante de la vie et sont difficilement évitables. Il indique que  des modes de gestions et de résolutions existent. Les populations aussi bien que les gouvernants doivent s’impliquer. C’est donc un travail qui doit être constant et continu, a-t-il conclu. Pour le directeur de ARCAN,Germain Ouédraogo  «  l’objectif recherché à travers cette activité est d’outiller les membres des écoles de la paix, sur les thématiques du civisme, et la citoyenneté. Ces derniers doivent être capables à l’issue  de la formation de partager les connaissances acquises avec leurs pairs ». Selon lui, les différents travaux ont été riches, et les interventions témoignent de la capacité des jeunes à « inverser la tendance ».

            Une initiative à pérenniser

Rachidatou Ouedraogo, élève au lycée communal de Ouahigouya note sa satisfaction de l’atelier «  La citoyenneté, surtout en milieu scolaire, est de plus en plus banalisée. Nous allons partager les connaissances acquises avec nos camarades» a-t-elle déclaré. Quant à son camarade du lycée Sabil el Nadja, Porgo Samadou, cette formation vient à point nommée au regard de « l’incivisme grandissant surtout en milieu scolaire ».

Les écoles de la paix sont des cellules constituées dans chacun des 15 établissements bénéficiaires des activités du plan d’actions. Sur le terrain , ces cellules se chargeront d’organiser des Workshop sur les thématiques du civisme , la citoyenneté , la paix et le développement. Chaque Workshop doit être sanctionné par une des initiatives, un message,  un slam, un texte poétique ou un sketch . Une journée culturelle sera organisée pour présenter les produits des Workshops . Association faisant de la promotion de la culture son cheval de bataille , ARCAN  entend  faire en sorte  que  cette promotion  de la cohésion sociale , du  dialogue social , et de  la citoyenneté  par les élèves   se fondent sur les valeurs culturelles .

Alcény Diallo .

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