Protection de l’enfant au Yatenga : 299 cas de violences physiques enregistrés de 2017 à 2018 

La Direction Provinciale de la Femme, de la Solidarité Nationale et de la Famille du Yatenga en partenariat avec la fondation Educo a organisé un cadre de concertation et de coordination des acteurs communautaires et institutionnels ce samedi 20 octobre 2018 à Ouahigouya. L’objectif de cet échange est de faire l’état de lieux ; renforcer les capacités des acteurs communautaires et institutionnels pour une meilleure protection intégrée de l’enfance.

 

La prise en charge des enfants en situation de mobilité, d’exploitation ou de travail sur les sites d’orpaillage en particulier constitue une vraie problématique au Burkina Faso. Cette situation est marquée par la paupérisation des familles et des pesanteurs socioculturelles très  défavorables aux enfants.

C’est pour venir à bout de cette situation  que la fondation Educo en partenariat avec la direction provinciale de la femme, de la solidarité nationale et de la famille du Yatenga a initié des sessions de concertation d’une soixantaine d’acteurs autours de la question.

Venus des villages de Risci, Yabonsgo,Youba, Soubo, Sodin, Tougzagué, Bembela, Bogoya et Sissamba, la deuxieme session  a permis aux participants de faire  l’état des lieux de la mobilité et du travail des enfants sur les sites aurifères du Yatenga selon Sawadogo Konsi Léonard ; directeur provincial de l’action sociale du Yatenga. Longtemps, on assimilait la mobilité des enfants comme la traite. Mais avec la prolifération des sites d’orpaillage, on constate une expansion inquiétante du phénomène de la mobilité. Pour le responsable du projet PREMET, Sankara Djakaridja ; ce projet vise à réduire la mobilité, la vulnérabilité et la promotion des droits de l’enfant. « Nous travaillons à mettre un mécanisme en place qui puisse protéger les enfants en situation de mobilité afin qu’il puisse s’affirmer et s’épanouir pleinement. Ce mécanisme va nous permettre de suivre et d’encadrer la mobilité des enfants dans la province du Yatenga » a-t-il ajouté.

 299 cas de violences sur les enfants de 2017 à 2018 au Yatenga

Présent à ce cadre, le président du parlement des enfants, Zango Rahim a déploré la fuite de responsabilité de certains parents. Il invite donc, les géniteurs à s’assumer et à incarner. « Nous , parlement des enfants invitons nos parents à lutter contre la mobilité et la présence des enfants sur les sites d’orpaillage. Ce lieux ne sont jamais un cadre épanouissement  propice pour nos camarades » a suggéré le président du parlement des enfants.

Selon les données de la direction provinciale de l’action sociale, 90 enfants en déplacement ont pu été stoppés avec l’appui de forces de l’ordre et les associations actives dans la protection de l’enfance. Pour le directeur provincial de l’action sociale, Sawadogo K Léonard « Nous avons gérer 45 cas d’enfants en situation de mobilité. La pauvreté des ménages, les conflits familiaux et la violence sur les enfants en sont les facteurs clés de la mobilité de ces enfants. En 2017, nous avons pris en charge 180 cas de violences , 119 cas en 2018 à cette date du 20 octobre » a précisé le directeur.

Faso nord info

 

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