Récupération des terres dégradées au Passoré : Zoodo équipe les producteurs de Gobila et Roumtenga

Le siège  de la Croix rouge à Yako a abrité le jeudi 07 octobre 2021, une cérémonie de remise de matériel de   récupération de terres dégradées aux producteurs des villages de Gobila et de Roumtenga. Cette dotation est l’œuvre de l’association Zoodo avec le soutien de l’ONG SOS-Sahel. Le 2eme adjoint au maire de Yako, Mamadou Kindo a présidé la cérémonie de remise.

 Des  brouettes, de charrettes, de pioches, de pèles  c’est la composition du matériel offert par l’association Zoodo aux producteurs  des villages de Gobila et Roumtenga    pour les   permettre  d’exercer efficacement leurs activités de restauration  des terres dégradées. Le constat est qu’à l’instar des autres localités de la région du Nord du Burkina Faso, les terres dans la province du Passoré sont arides et pauvres, compromettant dangereusement le rendement agricole.  Les effets des changements climatiques marqués par l’irrégularité des pluies compliquent encore la situation.

                                     Nouvelles techniques culturales

L’une des solutions préconisées pour y faire face  est l’adoption des nouvelles techniques culturales à savoir le Zai, les cordons pierreux, le compostage, la régénération naturelle assistée, les demi-lunes etc …. Encore faut-il que les producteurs aient les moyens pour s’essayer à ces nouvelles techniques.

A en croire le président de l’association Zoodo, Benoit Ilboudo, la lutte contre la pauvreté et l’insuffisance alimentaire en milieu rural passe par une meilleure rentabilisation de  l’agriculture. C’est pourquoi sa structure, grâce à l’ONG SOS –Sahel a jugé nécessaire d’équiper les producteurs et productrices des deux villages afin qu’ils puissent  pratiquer conséquemment les nouvelles techniques agricoles.

                               Rentabiliser la production

Selon le guide de Zoodo, les populations de ces villages font   preuve d’ardeur au travail et il a foi qu’avec cet appui en matériel, elles pourront mieux rentabiliser leurs productions et asseoir les bases d’une agriculture durable. Benoit ilboudo  a invité les bénéficiaires à utiliser le matériel à bon escient et à en faire un bien communautaire. Il a traduit ces remerciements au partenaire SOS-SAHEL pour ce soutien d’une importance capitale.  

                                         Des solutions résilientes

Spécialiste en aménagement, Barthélemy Boulou du projet Beogo-Puuto à SOS –Sahel a traduit l’engagement de sa structure à accompagner les producteurs  en termes d’équipement   pour la restauration des sols dégradés. En ces temps de changement climatique mentionne-t-il, l’alternative  qui vaille est de promouvoir des méthodes résilientes.

IL indique qu’il est du devoir de toutes organisations qui prônent le développement durable de  soutenir les producteurs en milieu rural  dont l’activité principale est l’agriculture. Il atteste que la pratique  des nouvelles techniques culturales comme le Zai, les cordons pierreux, les demi-lunes, la fumure organique, la régénération naturelle assistée offre de meilleures productions et il faut encourager les producteurs à se l’approprier.

                                   Suivre et encadrer les bénéficiaires

Le 2ème adjoint au maire, Mamadou Kindo  pour sa part a félicité l’association Zoodo et SOS-Sahel pour leur geste. Il  dit être convaincu que  la souveraineté d’une nation, le développement des collectivités territoriales passe par l’autosuffisance alimentaire. C’est  pourquoi il invite Zoodo et ses partenaires à  suivre et à encadrer les bénéficiaires et à étendre son appui aux autres villages de la commune.  Pour lui,  si  l’on parvient à  relever  le défi de l’autosuffisance alimentaire   , cela facilitera la mobilisation des citoyens  autour des projets de développement de la commune.

                                                                                                                                            Faso nord info

Partager

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *