Secteurs de la santé, l’éducation et des infrastructures au Burkina : La courbe de la corruption remonte ces dernières années

Le conseil national des organisations de la société civile du Burkina Faso (CNOSC/BF) a tenu un panel avec les acteurs des Organisations de la Société Civiles (OSC) de la région du nord ce mardi 24 avril 2018 à Ouahigouya. L’objectal de cette activité est d’outiller ces acteurs  sur les textes régissant  la gouvernance économique dans les secteurs de la santé, de l’éducation et des  infrastructures. Ce panel  s’inscrit dans les activités   de la mise en œuvre du projet  de renforcement de la gouvernance économique et la participation citoyenne.

«  Mieux mobiliser les ressources intérieures,  améliorer l’utilisation des ressources publiques par le renforcement des mécanismes de rédevabilité, des systèmes de collecte des ressources et de la gestion de la dépense publique» c’est l’objectif  visé  par ce projet de l’état burkinabé. Le Conseil national des Organisations de la société civile du Burkina Faso -(CNOSC/BF )  ,  partie prenante   dudit projet, dans sa composante renforcement de la participation citoyenne et de la redevabilité   a  initié des panels  au profit des OSC sur le territoire national  . Pour le président de la coordination nationale des OSC par la voie du représentant régional du Nord, Alidou Belem,  la contribution des organisations de la société civile dans la veille citoyenne et   du  développement n’est plus à démontrer.  Ce panel de Ouahigouya entend  susciter une meilleure  implication des citoyens dans la veille citoyenne  afin de réduire les détournements, la corruption dans les marchés publics de l’état.  Pour cette phase, ce sont les secteurs de la santé, l’éducation et les infrastructures  qui sont visés dans cette campagne d’information. Prenant la parole au nom  du gouverneur de la région du Nord, Le directeur régional  des Droits humains et de la Promotion civique du Nord, Seydou Sourabié, a souligné que la bonne gouvernance est le pilier de tout État de droit. Toute chose qui exige la gestion efficiente et rigoureuse  des ressources du pays, d’où la nécessité d’impliquer   tous les acteurs de la société.  Abordant la première communication  sur « La corruption dans les secteurs de la santé  et l’éducation : états des lieux, enjeux et défis,  Claude Wetta a présenté  un  triste tableau dont l’échelle est entrain de remonter  depuis la période post transition. S’appuyant sur les différents rapports du RENLAC sur l’état de la corruption, le communicateur a indiqué que les faits sont palpables et visibles de nos jours  dans les secteurs suscités. « Les fournitures de mauvaises qualités, la  vente de places  dans les établissements, des bâtiments scolaires de moins d’une année qui s’écroulent  aux moindres intempéries, des agents de santé  qui rackettent, des détournements de produits de la gratuité,  dotation du matériel  biomédical de mauvaise qualité » sont entre autres  des pratiques courantes  dans notre pays. La deuxième communication  s’articulant sur «  la promotion de la  gouvernance économique au Burkina Faso : Quelle contribution des acteurs de la société civile et des acteurs sociaux » livrée  par l’économiste Herman Doanio a permis à l’assistance de savoir que les organisations de la société civiles peuvent  bien jouer leur rôle de veille  , s’elles  sont  outillées  sur les   notions essentielles .Ces organisations à l’entendre doivent s’organiser, éviter d’être des appendices politiques et éviter les guerres de leadership nuisibles à leur bon fonctionnement.  A l’issue des communications, l’assistance a compris que le phénomène de la  mauvaise gouvernance est une réalité et  il faut une implication réelle de tous les acteurs.  Pour Josephine savadogo née Tapsoba, responsable d’OSC,  ce panel vient à point nommé car il permettra réellement à la société civile de jouer pleinement son rôle de veille citoyenne et de participation au développement.  Avant  de prétendre congé  des acteurs ; une invite à été faite  aux OSC du Nord à  se préparer   pour   l’appel à projet sur le Fonds d’Intervention Rapide (FIR) qui sera lancé.  Les responsables doivent mieux s’organiser pour participer à la lutte pour une meilleure gouvernance économique et une vraie participation citoyenne.

Faso-nord.info

 

 

 

 

Partager

faso nord.info

Journal en ligne (site web) d’informations en ligne pour les citoyens Burkinabè et de la diaspora E-mail: fasonord@gmail.com Téléphone : 60 61 81 41/78 92 87 88 Siège : Ouahigouya /Région du Nord/ Burkina Faso

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *