Situation sécuritaire  au Burkina : Ce n’est une injure que nos gouvernants dorment; mais il faut plutôt des actions fortes

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Il ne faut pas céder au découragement! Il ne faut pas baisser les bras face à l’adversité ! Unissons-nous autour de la patrie et patadi-patata. Autant on veut bien croire à ces bouts de phrase, autant nous voulons voir des actes qui nous rassurent de notre capacité à contenir et à étouffer l’ennemi. Nous ne ferons pas  l’injure de dire que le régime actuel dort, mais nous voulons bien croire en la capacité de la puissance publique à nous sortir du pétrin. A peine qu’on entend qu’un ratissage a été effectué à l’Est, qu’on annonce la tuerie de 3 gendarmes à Inata, ensuite huit (8) militaires  sur l’axe Djibo-Baraboulé le lendemain et un autre gendarme au sahel dans les encablures de Djibo le 3 octobre 2018. A peine a-t-on voulu nous consoler avec  l’extermination de quelques terroristes dans la localité d’Inata que du côté de Gayéri à l’est, on a 6 militaires tombés suite à une détonation de leur véhicule sur une mine artisanale. Un  autre tombé dans la soirée à Pama ce 6 octobre au moment où l’on enterrait les six autres à Fada. Dans la   localité de Djibo alors que nous avons cru que les malfaiteurs  ont été repoussés dans leur dernier retranchement après un passage de la force Barkane susurre-t-on,  que  quelques heures  après  dans la soirée de ce vendredi 05 octobre, 6 policiers du commissariat central de police de Titao ; province du  Loroum dans la région du Nord succombent sur l’axe Titao-Sollé  sur l’explosion du mine artisanale. Comment ne pas avoir le moral au talon  en pareille circonstance?

Comment ne pas s’interroger sur la capacité de nos gouvernants à assurer notre sécurité?

Comment ne pas s’interroger sur la capacité de nos gouvernants à assurer notre sécurité? Comment ne pas s’interroger sur  cette façon récurrente   d’attenter à la vie de  nos braves forces de défense et de sécurité  à l’aide de mines artisanales sur nos routes pendant qu’elles  partent sécuriser des localités qui sont sous la menace des terroristes? Va-t-on continuer d’assister impuissamment à l’extermination de  ceux chargés de nous protéger et sécuriser nos territoires?

Comment les forces du Mal réussissent-elles  à placer ces mines artisanales  à des endroits de notre territoire  sans être découvert ne serait-ce qu’une fois ? C’est d’autant plus inquiétant qu’ils maîtrisent les différents mouvements des FDS pour poser les mines au moment de leur passage. C’est dire qu’il y a des complicités au sein de nos populations. Cette histoire de collaboration entre forces de sécurité et population est loin d’être effective. Quand entre Titao et  Sollé , on  arrive à perpétrer un tel  coup  fumant, l’on est tenté de se laisser convaincre  que les indicateurs sont tapis oiquelque part parmi nous . Une source filait l’information sur l’itinéraire   de l’équipe des FDS aux sans foi ni loi . Apparemment en termes de renseignements les forces du mal ont de l’avance.  Nous continuons nos interrogations et  le citoyen Lambda que nous sommes, nous voulons bien savoir si nos véhicules ne pourraient pas disposer de détecteurs de mines. Ailleurs et tout prêt en Afrique, on dispose de véhicules munis de tapis anti-mines.

Trois longues années que notre pays est confronté à cette guerre dite asymétrique.

Trois longues années que notre pays est confronté à cette guerre dite asymétrique. Lors des inhumations; les propos des parents des victimes donnent froid au dos. Si certains s’encouragent et encouragent les gouvernants; d’autres invitent les fils et filles à aller au delà des intérêts égoïstes s’unir pour sauver la mère patrie. Ce Samedi 6 octobre 2018; le porte parole de la famille du gendarme Kaboré disait ceci:

 » Nous voudrions simplement demander aux autorités administratives, politiques, coutumières de s’unir autour de la table, main dans la main pour qu’on lutte ensemble contre nos ennemis. Qu’allons nous devenir dans cette situation où nous passons le temps à enterrer nos fils de jours en jours?  » 

Le burkinabè comprend difficilement qu’on ne dispose pas de ce type de véhicules pour sécuriser les déplacements des forces de défense et de sécurité. On nous dira que le pays ne dispose pas de ressources et c’est connu. Peut-être pour peu qu’on soit plus regardant dans notre mode de  gouvernance; pour peu qu’on arrête la saignée de nos ressources pour fait de  corruption à grande échelle, pour peu qu’on  minimise certaines dépenses prestigieuses, pour peu que les fonds communs servis   à certains fonctionnaires gâtés de l’administration publique soient reversés dans l’effort de guerre, l’on pourra se constituer un fonds de guerre. Comme le suggère des analystes politiques bien avertis, il faut que le chef de l’Etat quitte  dans sa propension à s’entourer de certains de ses amis dont on doute de leurs compétences et de leur  lucidité et mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut.

Il est temps de muscler le discours, de prendre des actes à la hauteur du danger qui nous menace.

Il est temps que le discours change au plus haut niveau. Il est temps de muscler le discours, de prendre des actes à la hauteur du danger qui nous menace. Il est temps de sonner l’union nationale autour de cette hydre terroriste. Il est temps de sortir de nos égos et voir la réalité en face.  Les burkinabé ont voté l’actuel président  parce qu’il s’était présenté comme la « solution » et c’est l’occasion plus que jamais de prouver ce pourquoi il a été élu. C’est pendant les moments difficiles qu’on reconnait les grands dirigeants. Il faut explorer toutes les pistes pour comprendre ce qui nous vaut cette fatwa des terroristes. A une certaine époque, des stratèges conseillaient  à leurs complices des modes  d’annexion  du  pays de  tous les horizons afin de mettre les forces de défense et de sécurité à  rude épreuve  dans le but de faire passer un coup d’état.

Difficile de ne pas orienter nos soupçons vers ces gens là. Ils  ont intérêt aujourd’hui à nous faire mentir qu’ils ne sont pas  derrière les agressions que nous vivons en ce moment. En tous les cas, les plus hautes autorités ont intérêt à extirper ces complices, si complices il y a et  mettre un holà à cette folie meurtrière . Cela y va de notre survie à tous et aussi de la survie du régime en place. Un journaliste ivoirien dans son analyse n’écarte pas  une rébellion en gestation au pays des hommes intègres et si cela s’avérait, il faut se donner les moyens de l’éradiquer. S’il se  trouve que c’est pour des intérêts égoïstes, ou par esprit de revanche que des individus soutiennent de telles tueries,  que ces apatrides comprennent que quelque soit le temps que cela prendra, on mettra la main sur eux et ils seront châtiés à la hauteur de leur forfait.

Faso nord info

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